Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 13:16

28 juillet 2007

10h00, c’est l’heure de se réveiller! Nous avons une grosse journée aujourd’hui, il n’y a donc pas trop de temps à perdre ce matin! En effet, c’est cet après-midi à 16h00 nous remettrons notre bon vieux Ezy. Eh oui, c’est si vite que nous n’arrivons pas à y croire. Mais si nous mettons les émotions de côté quelques instants, nous pouvons voir la situation rationnellement et constater la LOURDE tâche que va être de nettoyer le campervan. Nous déjeunons premièrement, ne pouvant utiliser la salle de bain avant 10h30. Dès que nous le pouvons, nous allons prendre notre douche et se mettons finalement au travail. On en a des affaires!!! Et on s’éparpille pas mal quand on regarde ça!! Il va falloir donner tout un coup pour remettre Ezy comme neuf! C’est quand même notre maison depuis les deux derniers mois! On ramasse et ramasse encore, compacte tous nos avoirs dans nos sacs et valises (évidemment, avec les récents achats, ça déborde un peu!!) puis vers midi nous nous adonnons à la tâche qui ne nous manquait pas du tout depuis les deux mois en voyage : NETTOYER. Le plancher, le garde-manger, le micro-onde, les dessous de bancs, etc… C’est petit un campercar, mais mautadine qu’il y en a des choses à laver!!! Nous passons un bon 1h30 à tout nettoyer afin de faire briller le pauvre Ezy. 14h00 : MISSION ACCOMPLIE! Le camper brille comme un sou neuf (ou du moins comme nous l’avons reçu il y a deux mois) et nous quittons le Avondale Motor Park quatre heures après le check-out théorique. Une chance qu’il n’est pas chiant, le proprio!! On a vraiment abusé aujourd’hui!!

14h15, nous parkons Ezy au centre-ville et allons s’enregistrer au ACB (Auckland Central Backpakers) pour les 4 prochaines nuits. Nous en profitons aussi pour amener nos valises et autres à la chambre (en 3 voyage avouons-le…) puis lorsque nous sommes «all set», nous retournons à la voiture en direction d’une station-service. Nous faisons le plein pour la dernière fois, puis nous passons à l’étape cruciale qui consiste à nettoyer l’extérieur d’Ezy. Vous vous souviendrez des photos peut-être, Ezy est tout blanc… c’est ultra salissant ça!!! Il faut donc enlever la couche brune qui le recouvre un peu partout et ce à l’aide seulement des brosses servant habituellement à nettoyer les vitres. Imaginez un peu la scène… les deux Caths en petit chandail blanc, lunettes fumées sur la tête et souliers blancs en train de laver un méga campervan, tout ça devant les spectateurs dans les voitures qui attendent tranquillement pour le lave-auto… Faites pas chier!! Si Ezy rentrait là-dedans, on serait en file nous aussi avec vous!!! Il nous faut une bonne demi-heure pour en venir à bout. Nous devons ensuite aller faire remplir la bombonne de propane. Le cassier nous dit qu’il ne font pas ça ici, le trouver un BP (une autre station-service) qui pourrait nous aider. Avec les indications vagues qu’il nous donne, nous arrêtons d’abord dans un Shell, pour se faire rediriger vers un Caltex. C’est peine perdue, semble-t-il que notre bombonne est trop petite et que personne à moins de 20km ne puisse la remplir. :S Il est maintenant 15 :55 et nous préférons ne pas être en retard sur le Drop Off au Ezy Rentals, quitte à leur expliquer notre situation avec un joli sourire, bien sûr. ;)

Nous arrivons finalement à 16 :00 pile dans la cour de la compagnie de location. Un employé vient rapidement nous rejoindre, prend notre copie de contrat (indiquant les dommages pré-location et les détails des assurances) et commence son inspection.
La vérité: nous avons reçu une grosse roche dans le pare-brise et savons très bien que notre assurance ne la couvrira pas. Aussi, un des trois phares arrières côté passager a été victime d’un petit accrochage il y a quelques jours à peine. Oups. Dernièrement, deux vis qui tenaient en place un rideau ont disparu.
Les faits : Avant notre location, une autre roche avait déjà laissé une trace sur le pare-brise, à moins de 5 cinq centimètres de notre roche. Aussi, les phares au-dessus et en dessous de celui que nous avons abîmé étaient déjà craqués, résultats d’un accrochage beaucoup plus violent que celui que nous avons eu.
Le verdict : Nous ne devons payer que $55NZ pour la vitre d’en avant. On s’en sauve bien pour le reste ;)!

Quand même satisfaites (sachant qu’une assurance pour les vitres nous serait revenue à près de $250) nous suivons le jeune homme dans l’office. Il ne nous reste plus qu’à régler la taxe sur le diesel, soit $0,03 par kilomètre parcouru. (nous avons fait 5 700 km, alors faites le calcul…). Étonnamment, c’est tout ce que EZY nous charge. On se souvient de ne pas avoir payer $180 NZ le 1er juin dernier parce qu’on ne pouvait pas payer avec deux modes de paiements différents (Cath a une Visa et Cath a une MasterCard). Nous pensions que ce $180 nous serait facturé aujourd’hui, mais semblerait-il que nous nous trompions! Bref, merci pour le rabais Ezy Rentals! ;)

Maintenant que nous nous sommes départies de notre principal moyen de transport, nous retournons à pied au ACB. Après 45 minutes de marche en cette journée plutôt chaude et ensoleillée, on arrive dans notre chambre pleine de stock vers 17h00. Le temps de dépaqueter nos affaires et ainsi de s’étendre dans la chambre comme vous ne pourriez même pas l’imaginer, nous écrivons un peu le blog et descendons à la cuisine vers 19h00 pour préparer notre repas de pâtes avec sauce fromagée aux champignons. Miam! Dire que la première fois que nous sommes venues au ACB, nous étions beaucoup trop gênées pour utiliser la cuisine commune, on croyait que les ustensiles et tout appartenaient peut-être à quelqu’un, on n’osait pas les emprunter. Finalement, c’est deux Caths beaucoup moins gênées et beaucoup plus fonceuses (376!!!) qui rock la cuisine aujourd’hui! Après souper, nous nous apprêtons à faire notre vaisselle, mais nous rendons compte qu’un des employés de l’hôtel l’a fait pour nous… assez gênant comme situation, on n’a pas l’air de real backpakers là… Mais bon, on s’en remettra :P Entre temps, Cath Houde et Claire nous ont texté pour nous dire qu’elles sont en ville. Nous les invitons donc à venir nous rejoindre à l’hôtel et leur donnons rendez-vous au 3e étage, en face de la réception. C’est environ 20 minutes plus tard (après quelques confusions de la part de nos invitées hihi!!) que nous sommes à nouveau les quatre Québécoises réunies et prêtes pour une grosse soirée!! On chill donc dans notre chambre un bon moment (une chance qu’il n’y a personne avec nous dans notre dortoire pour quatre personnes!!) et quittons l’hôtel vers 22h00, en direction premièrement du Margarita’s (un bar à deux minutes à peine du ACB), une suggestion de bar d’un ami Néo-Zélandais de Claire. L’ami en question a dit que nous aurions sûrement la chance de danser là-bas un samedi soir… Yess! On a hâte! Devant le Margarita’s, on croise rapidement deux Français qui sortent ce soir… peut-être les reverrons-nous! Pendant que CathD et Claire vont retirer de l’argent, Cath Houde et CathL s’aventurent vers le dit club pour voir ce dont ça a l’air. Hum… beaucoup d’asiatiques ici… cover de 10$ puisque c’est le 23e aniversaire du club (depuis quand le 23e aniversaire c’est une grosse affaire?? Rappelez-nous dans 2 ans quand ça va en faire 25 au moins!!!) et ça a l’air assez vide… finalement, nous décidons toutes ensemble de chercher un autre bar, quitte à revenir au Margarita’s un peu plus tard quand le party sera bien établi.

Ne sachant pas trop où aller et ayant laissé nos manteaux à la chambre (c’est-à-dire : On gèle en petite camisole ou petit chandail dehors!!), on décide de retourner au Globe Bar, du moins pour y commencer la soirée. The party’s on au Globe à 23h00! On s’aventure tout d’abord au bar et faute de ne pas pouvoir nous servir des Vodka Cruizers puisqu’il n’en reste plus, le barman nous propose un autre spécial : 3 Crazy Mexicans (tequila, jus de lime et autres ingrédients malheureusement restés inconnus) pour 10$. Wow, c’est bon ça comme deal!! D’autant plus que ça comporte 6% d’alcool (comparé aux bières qui ne sont alcoolisées qu’à 4%). Marché conclu mon homme!! Et on a fait un bon deal, ça goûte bon!!! On s’installe donc à une table et jasons un peu (plutôt en criant à cause de la forte musique, mais bon, c’est ça les bars!!). Les Français qu’on avait croisés au Margarita’s 15 minutes plus tôt se joignent tout à coup à notre table. La population restreinte et essentiellement orientale du Margarita’s n’a pas suffit pour les y retenir! Bientôt, CathH et Claire vont explorer le dance floor nous permettant donc de faire connaissance avec Pierre et Florent. Ils sont à Auckland depuis maintenant trois semaines, se sont trouvé un petit emploi et voudraient bien améliorer leur anglais. Le point le plus mémorable de Florent et Pierre, c’est qu’ils A-DO-RENT le Québec! Pierre a demeuré trois mois au Québec et son rêve serait d’y vivre un jour. Il a rencontré plein de gens et a été agréablement étonné de l’accueil chaleureux auquel il a un droit. (Bravo Québécois! ). Florent, quant à lui, est venu le rejoindre pour trois semaines et a lui aussi de très bons souvenirs de son séjour. On leur parle longuement avant d’aller rejoindre les filles. Nous nouveaux amis vont même jusqu’à porter un Giga toast de danse floor en l’honneur de notre petit chez nous : « VIVE MONTRÉAL!!! YOuhhouuUU!» Hahah! Vraiment, ils sont en amour avec Montréal! Quand ils en parlent (Pierre en particulier), on croirait entendre parler d’un quelconque paradis, une terre d’Eden, un endroit merveilleux où seuls les êtres les plus chanceux de cette planète ont la joie d’y vivre. On a presque honte d’être parties tout l’été! :P Bref, nous passons le reste de la soirée avec les Français entre le dance floor et l’extérieur du Club (où nous l’avons découvert, il y a beaucoup d’action! Nous y rencontrons même un vieil Allemand.. c’est en fait celui-là qui nous a convaincu de retourner à l’intérieur...). Vers 2 :00, Claire et CathH nous quitte et disent longuement au revoir à leurs nouveaux amis. Nous continuons donc à danser sous les encouragements des Français. Nous quittons le Globe vers 2 :45, sans dire bye à Pierre et Florent. Oups… On ne les a pas revus… mais peut-être avons nous mal regardé après notre pause aux toilettes. Nous pensons peut-être les recroiser au cours des quelques jours qu’il nous reste à passer en NZ. En fait, on l’espère!

Retour chambre 1112 du ACB. Yes! Aucun nouveau venu qui viendrait gâcher notre confort! (et par le fait même, nous forcerait à nous ramasser un peu :S) hehe. Nous nous endormons à 3 :15 après avoir répondu au message-texte de Brendon (vous vous souvenez, le dude de Dargaville?). On s’endort en se trouvant très drôle, un peu méchante, mais très drôle :P.

29 juillet 2007

Au réveil vers 10 :00, on rie bien en constatant avec enthousiasme que notre texto-blague à fonctionnée à merveille! :P hehe! Pauvre petit Brendon… I guess you’ll have to catch us in Canada comme tu dis ;). Nous prenons notre douche brûlante dans nos toilettes privées (pas exactement, mais comme on n’y a jamais croisée qui que ce soit sauf le House Keeping Staff, on peut croire qu’on est les seules à les utiliser!!), nous retournons faire un peu de ménage à la chambre et descendons vers midi se préparer à dîner. Après ce bon repas, nous quittons le backpakers et explorons les magasins de Queens St, mais pour une bien différente raison cette fois : acheter une valise. En effet, avec deux ou trois arrangements du genre de faire passer certains de nos sacs de voyage pour une des sacoches, nous avons réussi à trouver moyen d’amener une valise de plus… ce qui sera bien utile pour réussir à tout ramener nos effets personnels!!!! Donc, c’est au Warehouse de Queen (un genre de wal mart) que nous trouvons une super valise pour un super total de 28,49$. En plein dans notre budget ça!!! Bien satisfaites, nous retournons donc à l’hôtel et commençons à penser à la logistique que nous utiliserons dans trois jours à peine pour tout empaqueter. Ensuite, nous passons une bonne partie de l’après-midi à écrire le blog que nous avions pas mal négligé dans les derniers jours (nous en sommes profondément désolées!!!) puis allons à la cuisine pour souper vers 20h00. Nous faisons donc cuire nos légumes et notre très bon riz quand nous nous faisons aborder par un jeune homme qui joue avec un ballon de rugby et qui n’arrête pas de nous accrocher… : «I think the ball loves you!» On se retourne pour voir qui nous parle, et reconnaissons une vieille connaissance datant d’il y a deux mois… Danny, le gars indou du ménage!! On est un peu trop gênées de rappeler qu’il nous connaît, d’autant plus qu’il ne semble pas se souvenir de nous… On entame donc une brève discussion avec lui et lui expliquons bien subtilement que nous étions à Auckland (au ACB plus précisément) il y a deux mois et que nous avons voyagé à travers la NZ depuis. Toujours aucune réaction de sa part… Cath, jpense qu’on l’a pas marqué… C’est seulement quand il nous demande nos prénoms (Catherine… and you?? Catherine too….) qu’il nous reconnaît finalement!! «No way! You! I feel soooo bad right now!! I know you girls!!! Ohhhh sorry, yeah, I remember, you were about to rent a campervan!!» Ben ouais mon gars! On sait tout ça :P Bref, après ses remarques douteuses sur notre cuisine, nous terminons la cuisson de notre repas et allons souper à une table de la cuisine. En plein milieu du repas, Danny revient nous voir pour connaître nos plans de la soirée… Un peu vedge, mais désolées, on se couche tôt ce soir nous, on est crevées! La conversation est tout de même chill et il s’apprête même à partir quand son ami (que nous avions vu un peu plus tôt et qui travaille aussi au ACB) vient nous demander «girlz going out tonight?» avec le PIRE accent on-ne-sait-trop-quoi que nous ayons entendu à date. Le gars n’a pas l’air trop trop intelligent et n’a pas l’air de comprendre non plus qu’on ne veut pas sortir ce soir, même si la bière est à $1 ou qu’il y a n’importe quel party n’importe où, arrête d’insister. D’autant plus qu’on est en train de manger mon gars! C’est gênant là! Va t’en!! Finalement, les gars partent et l’on peut se délecter en paix. Nous retournons à la chambre en soirée, vaquons à nos activités personnelles (qui consistent à continuer à écrire le blog en grande partie) et se couchons vers 23h30. Ça va faire du bien, une longue nuit de sommeil!! C’est donc avec deux couvertures (dont une volée sur le lit du haut) et quelques oreillers que nous nous endormons.

30 juillet 2007

Nous nous réveillons vers 10 :30 et prenons notre douche. Aujourd’hui, nous avons prévu une petite séance d’Internet à l’horaire. Après un déjeuner-dîner de roi, les Caths se séparent donc, l’une allant de l’autre bord de la rue au EIP et l’autre utilisant la connexion Wireless de l’hôtel. CathH vient nous rejoindre à la chambre vers 14 :00. Pauvre elle! Elle est toute seule en banlieue de Lynfield pendant que Claire est à l’école! Nous l’accueillons donc dans nos appartements avec plaisir :P. On reste dans la chambre toute la journée, discutons entre autres des plans de CathH pour les 3 prochaines semaines et essayant de lui conseiller les meilleurs deals selon nous pour le temps et le budget qu’elle possède. On va se préparer (nous et la backpacker-illégale!) un souper que nous mangeons à la cuisine/salle à manger commune. Du même coup, nous partons une brassée de lavage à la Laundry annexe à la cuisine. (L’Art d’être efficace ☺ ) Nous dégustons un bon spaghetti! Notre dernier en territoire Néo-Zélandais! En retournant à la chambre en attendant la fin du cycle de séchage, nous recroisons l’ami de Danny de la veille. Comme vous pourriez le deviner, il nous demande si nous sortons ce soir. Nous lui disons que peut-être bien. (Sachant en fait très bien que oui...) Il nous répond que nous avons dit la même chose hier et que nous ne nous sommes cependant jamais pointé au club. T’es dans le champ petit, on a dit qu’on faisait rien hier! T’as du rêver, à moins que tu comprenne l’anglais aussi mal que tu le parles ;). Bref, nous rejoignons enfin notre chambre. Cath Houde retourne direction Lynfield vers 20 :00. Lentement, nous nous préparons à explorer ce que peut nous offrir le centre-ville d’Auckland en ce lundi soir.

À 22 :30, nous faisons nos premiers pas au Globe Bar. On s’est trompé d’endroit ? Le Bar est vide et la musique est absente. On comprend assez vite que ce soir est une soirée Karaoke. Il nous semble que ce genre de soirée ne soit pas de plus populaire à voir le 20 autres personnes avec nous dans le club. Nous restons pour la performance de Francis (un des barman), puis de deux jeunes filles, et finalement de trois autres membres du Staff. Il est maintenant 23 :00 et nous avons eu assez du Globe Bar pour ce soir. L’heureux élu pour tenter de donner un peu de piquant à notre soirée mal commencé est le Margarita’s. Nous nous présentons donc au bar et descendons au sous-sol, où se donne, selon l’affiche dehors, un «Backpakers Party» Yes! C’est pour nous ça!! Pas qu’on soit vraiment des backpakers, mais du moins, on les aime bien!!! Donc, on passe au bar et se commande une Export Gold, puis allons nous installer à une petite table et discutons un bon moment. On aperçoit de loin le fatiguant de la cuisine au pire anglais et on se doute bien qu’il nous a repérées lui aussi… c’est pourquoi on «ferme la bulle» comme nous savons si bien le faire, lui ôtant pour ainsi dire toute opportunité de se joindre à nous! Bien joué!! Malheureusement, toute bonne chose a une fin, et après à peu près 30 minutes, le fameux garçon vient se joindre à nous avec un autre de ses amis. On apprend alors qu’ils sont Brésiliens et qu’ils sont ici pour apprendre l’anglais… My god, ils sont chaleureux ceux-là… peut-être un peu trop pour nous même. On essaie de notre mieux de converser à quatre plutôt qu’en groupes de deux, alors qu’un troisième Brésilien qui a l’air plus normal se joint à nous. Nous le reconnaissons lui! Il nous avait parlé à la loundry un peu plus tôt. Sont nom pourrait bien être celui d’une ville ; il s’appelle Hemilton (de Costa de Marques). Cependant, il se fait surnommer Croc depuis qu’il est tout jeune. Il dit vivre dans la jungle au Brésil, près de l’Amazonie! Ouhhh on rencontre un sauvage! :P Nous parlons donc avec lui aussi, surtout parce qu’il est beaucoup plus facile à comprendre, mais également parce qu’il a l’air moins étouffant que les deux autres. Tout de même, nous avons assez hâte de partir, la conversation ne menant nul part et les autres Brésiliens tentant de prendre un peu trop de place. Nous retournons donc à l’hôtel vers 12h45 refusant les offres des deux autres pour nous faire changer d’idée et Croc en profite pour rentrer également en même temps que nous, afin de profiter de l’heure tardive pour faire un appel au Brésil. C’est donc vers 1h00 que nous nous endormons… raisonnable pour une de nos dernières soirées de sortie, ne trouvez-vous pas?

31 juillet 2007

On ouvre les yeux vers 10h15 ce matin encore une fois et après notre douche (moins brûlante cette fois, on a finalement compris comment marche le robinet!!) nous donnons un coup dans le rangement de nos valises, essayant d’être assez prêtes pour le départ de demain matin. On a du chemin à faire! Après environ une heure, nous avons déjà un assez bon bout de chemin de fait et se permettons notre dernier dîner en NZ et également le dernier repas que nous nous cuisinons. Wow, déjà?? C’est donc des bons fish cakes avec asperges que nous mangerons ce midi (il faut bien se débarasser de ce qui reste!! C’était tout de même très bon…) pour ensuite retourner à la chambre. CathH vient nous rejoindre vers 13h00 pour notre dernière journée en ville. Nous terminons en vitesse le blog et sélectionnons les photos, puis allons au IEP poster l’article précédent celui-ci. Nous quittons le IEP vers 15h30, arrêtons s’acheter les plus succulents biscuits du monde chez Mrs Higgins puis passons à l’étape suivante de cette journée assez chargée : dernier magasinage souvenirs! On rentre par ci, par là, essayons ce magasin si puis celui-là avant d’avoir trouvé tout ce qui nous manquait. Nous passons ensuite au Quicksylver saluer un Français prénommé Damien que CathH a rencontré il y a quelques jours, puis retournons à la chambre d’hôtel question de trouver de la place pour nos nouveaux achats (pas facile!!). C’est aux alentours de 18h30 que nous nous dirigeons finalement vers le resto que nous attendions avec impatience depuis les 2 derniers mois… Le fameux buffet chinois BBQ sur Queen Street!!! Miam!!! Nous nous y installons et se régalons toujours autant. Ça va nous manquer ça!!

Il est près de 21 :00 lorsque nous quittons le buffet, rassasiées. C’est en se promenant dans la rue, à moins de 20 heures de notre départ, que nous nous rappelons que nous n’avons toujours pas visité la fameuse Sky Tower! La tour la plus haute de l’hémisphère Sud (328m), on ne peut quant même pas passer à côté! De plus, avec 3 nuits au ACB, un billet pour la visite nous était offert. Bon, on a le temps, non? On laisse notre clé de chambre à Cath qui patientera une trentaine de minutes pendant que les deux autres Caths feront de vraies touristes d’elles-mêmes. En 5 minutes, nous atteignons le pied de la majestueuse tour qui surplombe Auckland City. On nous guide jusqu’à l’ascenseur et nous sommes bientôt transportées à 200 mètres au-dessus du sol. De là-haut, la vue nocturne de la ville est magnifique! Wow! Pas si mauvaise idée de faire du tourisme le soir! Nous marchons sur les planchers vitrés, s’amusons avec des caméras téléguidées et répondons à un petit questionnaire interactif… et voilà! Nous en trente minutes, on a fait le tour. ☺ Back to the ACB!

Catherine nous attend sagement au 1112. Nous amorçons notre séance de préparation pour notre dernière soirée. Il est 23h00, et nous sommes maintenant prêtes pour aller au Globe. Nous sommes bien conscientes que nous sommes un mardi et nous n’avons pas d’attentes trop élevées concernant l’activité des clubs ce soir. Comme à notre habitude, notre premier arrêt se fait, à deux pas du Central Auckland Backpackers, au Globe Bar. On sait que pour les backpackers, tous les jours sont des jours de fin de semaine alors, peut-être serons-nous chanceuses ici. On passe devant les toujours aussi bizarrement sympathiques doormen (qui semble nous reconnaître enfin ce soir :P), puis descendons au Globe. Il y a déjà plus de monde qu’hier, mais on n’est pas samedi soir et ça paraît! On s’installe au bar et commandons le spécial d’Export Gold. De là, nous avons une très bonne vue des gens qui performent sur le dance floor. Une vue un peu trop bonne peut-être. On pense ici à deux africaines qui dansent sur/avec/pour un homme d’une cinquantaine d’années. Bien sûr, nous ne sommes pas les seules à avoir remarquer leur manque de classe. C’en est assez pour que, après notre consommation, nous quittions pour redonner une autre chance au Margarita’s d’à côté encore ce soir.

Arrivées au bar, nous constatons déjà que la population semble plus élevée ici. Peut-être est-ce que le Margarita’s commence tranquillement mais sûrement à shifter le Globe?? Malheureusement, nous ne serons pas là pour le constater dans les prochaines semaines : ( Il y a donc pas mal de monde, mais ce n’est toujours pas plein à craquer comme nous aurions voulu qu’il le soit pour notre dernière sortie. Nous nous installons tout de même au bar et commandons le spécial sur la Tui. Nous discutons donc un peu au bar, analysant la population du bar afin de déterminer s’il y a du potentiel de gens intéressants à rencontrer. N’ayant rien qui nous saute aux yeux, nous continuons notre soirée entre filles, se faisant parfois interrompre par un jeune homme trouvant qu’on a l’air de s’ennuyer un peu «I can see it in your face, your face and your face!». Lol on ne s’ennuie pas, t’inquiète, mais ta présence ne rajoute rien non plus à notre confort! Chow bye le nowhere, Cath Houde se fait ensuite aborder par un jeune homme portant un chandail Crouch et disant nous ne savons pas trop quoi… Disons qu’on n’a pas tenu à se mêler à la converstion hihi… désolées l’autre Cath :P Puis, finalement le plus malheureux, désillusionnant, déprimant et déchirant arriva : Un vraiment peu joli garçon qui a l’air tout frêle, le genre qui ne se remet pas d’un rhume en moins d’un mois et qui doit avoir -8 de myopie… Le gars dont le sport préféré est le croquet et qui possède la collection complète des Dragon Balls et des livres Dont Vous Êtes le Héros… eh bien lui, ce gars là, il vient nous parler et qu’est-ce qu’il nous apprend?? Qu’il vient du Danemark! QUOI??? Nous qui croyions que les Danois étaient les plus sexys au monde!! De beaux, forts, grands garçons hyper drôles et très intelligents… Il n’était pas siii mal ce Danois en fait… c’est juste qu’on a connu l’imbattable alors :P Donc, après avoir parlé un instant avec lui, il est maintenant 1h30 et nous décidons de retourner au Globe, pour voir si la soirée a évoluée et si ça mérite qu’on aille y prendre un dernier verre. On doit avouez ici qu’on a coupé court la conversation avec le faux Danois et ses amis comme des mal polies… oups. Arrivées de nouveau au Globe, nous constatons qu’il y a un peu plus de monde mais pas trop et que le party n’est malheureusement pas aussi intense que nous l’aurions souhaité. Nous quittons donc le bar et retournons au ACB afin de finir la soirée dans notre chambre toutes les trois. À vrai dire, c’est sûrement la meilleure décision de la soirée… Nous regardons les photos que nous venons de prendre, en prenons d’autres (ou du moins c’est ce que nous pensions :P), rions pas mal, mangeons des chips, chillons encore un peu avant de s’endormir pour la DERNIÈRE nuit en terre Néo-Zélandaise. C’est donc nostalgiques que nous fermons les yeux, le réveil étant mis à 8h50 demain matin, jour du départ.


Par CathS
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Mardi 31 juillet 2007 2 31 /07 /Juil /2007 04:33
 

Le plus cool Road Trip ever done tire à sa fin! Après 5700 km parcourus, 10 pleins d’essence, une quarantaine de villes visitées, 12 épiceries, 4 Fish&Chips, et surtout des dizaines de nouvelles connaissances des quatre coins du monde, nous sommes bientôt mûres pour retourner Ezy au bercail. Quitter les routes du merveilleux pays qu’est la Nouvelle-Zélande ne sera pas tâche facile. En attendant que la nostalgie s’installe, profitons encore un peu de nos derniers moments en tant que VRAIES Backpackers que nous sommes.

24 juillet 2007

Nous nous éveillons au doux son du réveil à 9h ce matin. imgp1466.jpg On va d’abord remettre les films loués la veille et nous dirigeons ensuite vers notre seconde activité de la journée. imgp1467.jpg En effet, nous avons trouvé une petite randonnée d’ 1.5 km près de la Opito Bay et située à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Kerikeri. La journée est magnifique! Le soleil brille, ce qui nous permettra de marcher sans nos manteaux :)! Enfin! Après une courte escapade à travers les rues rurales qui entourent Kerikeri, nous rejoignons Opito Bay. Le sentier de la Ake Ake Trail débute étrangement entre deux maisons de banlieue. Les premiers mètres sont très apiques … «Oh boy…. On va (ré)-entraîner ce p’tit cardio là quand on va être de retour à Montréal!» Donc, en moins de 15 minutes, nous sommes au sommet de la colline et pouvons poursuivre la randonnée tout en contemplant les «scenic views» qui apparaissent partout autour de nous. Une trentaine de minutes plus tard nous sommes de retour au campervan. Peut-être n’avons-nous pas pris le bon chemin… peut-être la randonnée aurait-elle pu être un peu plus longue… Bref, on ne le saura jamais :P. imgp1473.jpg Mais une longue route nous attend encore aujourd’hui! Nous roulons vers Mangonui! Where you have to taste the world famous Fish&Chips! C’est invitant! On quitte Kerikeri à 11h30 et roulons une bonne heure jusqu’à notre prochaine destination. N’apercevant pas le fameux restaurant, nous entrons discrètement au Information Center et prévoyons trouver l’emplacement du dit resto par nous-même (même après deux mois, on se garde tout de même une petite gêne!!) quand finalement, nous demandons subtilement à la dame à l’accueil où est-ce que nous pouvons manger des Fish&Chips… «Ohhh!! You girls are looking for the most famous Fish&Chips in the world, aren’t you??» Encore une fois, nous sommes démasquées !!! imgp1477.jpg C’est donc un coin de rue plus loin que nous passons notre commande… MY GOD! Ça valait la peine de faire un arrêt à Mangonui juste pour ça!!! DÉLICIEUX !! On en profite également pour goûter à la fameuse boisson L&P que l’on retrouve spécialement en Océanie (juste pour les mamans qui se demandent... L&P non pour Liquor et Porto, mais bien pour Lemon et Paeroa, donc non-alcoolisé!!). Super ça aussi! Nous quittons donc le resto, bien satisfaites de notre dîner dont le rapport qualité/prix restera sans doute imbattable! L’appétit bien rassasié et les papilles gustatives comblées, nous continuons notre chemin vers la ville qui aura le privilège de nous héberger pour la nuit, et nous avons nommé Ahipara! Population? Sûrement moins de 500 personnes, mais ne dit-on pas que c’est la qualité qui compte, plutôt que la quantité? Haha! De toutes faço imgp1478.jpg ns, nous ne sommes pas ici aujourd’hui pour sortir ou quoi que ce soit, mais bien seulement pour faire halte pour la nuit et pour profiter des pas si mal Facilities que nous offrent le Ahipara Motor Camp. Il est environ 15h30 lorsque nous nous enregistrons à l’office du camping et que nous apercevons par le fait même qu’ils offrent un accès Internet ici. Justement, on a un blog à poster, ça tombe bien! Malheureusement, ce sera pour une autre fois, puisque rien ne fonctionne, même après environ 15 minutes de gossage avec les PINs qu’on a achetés à la madame de l’accueil et après l’aide inutile du jeune homme au chapeau de cowboy qui a l’air d’y travailler aussi et que dont nous évaluons l’âge dans un intervalle non-exagéré de 22 à 43 ans. Bref, nous devrons nous reprendre pour la petite séance Internet qui était censée combler notre après-midi. Nous nous faisons tout de même inviter à regarder à la méga télévision grandeur cinéma une partie d’on ne sait trop quoi (faute de ne pas avoir su déchiffrer l’accent néo-zélandais fort prononcé du gars au chapeau de cowboy) NZ vs Australia. «Yes, sure, we’ll come over later… :)» aheum… traduction : «Compte pas là-dessus mon gars, nous feelons plutôt le petit film tranquille au chaud dans le campervan ce soir, bien confortables dans nos couvertures!» Bref, nous retournons chiller dans Ezy jusqu’à la préparation de notre SUPER souper. À la demande de Cath, ce soir on ajoute de la bonne viande hachée à notre spaghetti conventionnel! YESSss! Et un coup parti, pourquoi ne pas faire notre propre sauce!? Après deux mois de popote, on devrait avoir acquis les skills nécessaires et être capable de se concocter quelque chose de pas mal :P! Champignons, oignons, viande, tomates et compagnies se réjouissent dans notre chaudron! Hihi! Miam! Seul détail : nous en avons pour une famille! Par chance, on se régale! On termine la journée devant Girl, Interupted et s’endormons vers 1 :30.

25 juillet 2007

On se lève vers 9 :30 ce matin. Peu de temps avant le check-out usuel de 10 :00. On ne s’inquiète pas vraiment car avec les problèmes de connexion à Internet d’hier, nous croyons que les propriétaires seront cléments! De plus, nous sommes à peu près les seuls campeurs. En effet, personne ne nous a achalé avant que nous prenions enfin la route aux alentours de 11 :00. Nous suivons une route secondaire qui nous permettra de rouler sur les côtes et donc de profiter d’un paysage plus intéressant que celui que nous offrirait la fameuse autoroute 1 traditionnelle. Après quelques heures de route, nous nous apercevons que le trajet prévu semble couper par un étendu d’eau que nous devrons traverser en traversier. Oups. On n’avait pas vu ça :S . On trouve difficilement (!!!) le Ferry, parcourons les montagnes deux fois plutôt qu’une et survivons aux nombreuses courbes avec EZY. On arrive finalement au bateau qui nous transportera tous les trois de Rangrora à Rawene en 30 minutes pour des frais de $16 NZ. Pas si mal. Et agréable. On apprécie bien la petite pause de conduite!

La longue route aujourd’hui nous mène en fin d’après-midi à Dargaville qui semble, d’après la grosseur du caractère sur notre carte routière, être une assez grande ville du Northland. Idéal pour trouver un kiosque Internet abordable donc. :) Nous stationnons le campervan en plein centre-ville et partons à la recherche du cyber-centre offrant le prix le plus compétitif. Après un arrêt au Information Center (qui est la meilleure invention pour les touristes et qui est sans contredit notre outil de référence de base), nous entrons au Computer Wox, un magasin d’ordinateur qui met certains postes Internet à notre disposition. Le jeune homme à l’accueil nous parle brièvement et s’informe également du «funny language» que nous utilisons pour discuter… Ben oui, je te le jure que c’est du français! Pourquoi on mentirait?? :P Nous passons une bonne heure à poster le blog (c’est malheureusement mettre les photos qui prend énormément de temps…) puis 30 minutes chacune à surfer sur Internet. Le tarif du Cumputer Worx est établi à 6$ de l’heure, ce qui est le double du prix que l’on paie d’habitude… mais comme ils ont pratiquement le monopole de la plutôt ordinaire ville de Dargaville, on ne chialera pas! imgp1481.jpg D’autant plus qu’après une vague confusion avec le vieux bonhomme sûrement propriétaire qui venait d’arriver et de prendre la caisse, on s’en est tirées pour 3$ chacune! Wow, on ne se plaindra pas! On s’apprête donc à sortir de là quand le fameux jeune homme pas trop sexy du début nous demande si on reste en ville ce soir. Il nous propose d’aller prendre une bière avec ses amis quelque part. On n’avait pas prévu sortir ce soir, mais qui sait, peut-être changerons-nous d’idée? Il nous donne donc sa carte d’affaire et nous lui laissons un # de téléphone, comme ça il pourra nous envoyer des messages textes et peut-être se donner rendez-vous plus tard. On est un peu désespérées faut croire, car il n’a rien d’extra-ordinaire, ce Brendon! Disons ordinaire comme gars. Il n’est pas si mal non plus, mais disons qu’on en aurait eu assez de le voir au kiosque Internet et c’est tout. Bref, nous retournons vers 18h00 au Ezy (30 minutes en retard sur notre stationnement). Joie, on n’a pas de ticket. MAIS… lorsqu’on se rend compte de la gaffe monumentale qu’on a fait… Oh non, oh non!! Merde, qu’est-ce qu’on fait??? Tout est fermé à cette heure là!!! Vous l’aurez peut-être deviné… de la fenêtre arrière d’Ezy, nous pouvons désespérément apercevoir la clef à sur le poêle, à l’intérieur de la voiture. WE ARE IN REALLY DEEP SHIT! On n’est pas à Montréal ici, pratiquement tout est fermé et il ne suffit pas d’appeler un quelconque chauffeur de taxi ou un service 24h pour débarrer la porte… Après quelques minutes de déprime, on se met en marche dans le mini centre-ville à la recherche du AA (Automobile Association, l’équivalent du CAA québécois). On cherche, on cherche, il commence à faire noir, le temps passe… Finalement, on trouve le fameux AA partageant la bâtisse avec une station-service, un peu plus haut sur la rue où repose notre pauvre Ezy délaissé. Nous sommes accueillies à l’entrée commune de la station-service et du AA par un moyen-oriental qui a sans doute passé le cap de la quarantaine : «Hi gorgeous ladies.» Heu ouach… on a pas le temps de te parler mon homme. On a à peine le temps d’être dégoûtées… on est in really big trouble.. Sur ce, on approche les bureaux du AA qui sont, comme on le craignait, fermés en ce mercredi soir. MERDE. C’est à ce moment que le vieil Indien vient à notre rescousse :

-What are you looking for!? It is closed from 4PM everyday.

-(Ouais, on a remarqué… Y pourrait peut-être nous aider lui Cath!) Oh really!? Dammit. Maybe you could help us then… We locked our keys blablabla.

C’est ainsi que cet employé de la station d’essence explique notre problème à son ami le propriétaire et qu’ils se mettent à essayer de résoudre notre problème pour nous… tout en nous rappelant que nous sommes in big trouble. (Merci, t’es rassurant toi!) On en demandait pas tant mais ils font quelques appels pour nous. Conclusion, nous devons payer $140 pour devenir membres du AA si nous voulons qu’ils se déplacent jusqu’à nous. Ensuite les frais pour débarrer la porte de EZY s’appliqueront. Ça devient cher tout ça! Oublie ça! Tu nous a perdu au $140 de membership! ;) Il nous semble donc que notre option serait de dormir dans un Backpacker ce soir, puis faire débarrer les porte par une entreprise indépendante à la première heure demain. Le propriétaire nous dit par contre que nous devrions aviser la police pour qu’elle fasse une ronde au cours de la nuit et ainsi protéger notre adopté de quelconques actes de vandalisme. Justement, au même moment, le moyen-oriental nous avise qu’une voiture de patrouille est entrain de faire le plein à l’extérieur. Vite! On court presque dehors et arrivons face à face avec un homme habillé en civil qui met de l’essence dans la voiture en question. «heuu… are you a policeman?» Il ne fallu qu’un signe de tête de sa part pour que nous lui exposons notre problème. On peut voir le campervan depuis la station-service. Le policier nous dit qu’il va aller chercher des outils au poste et qu’il nous rejoindra au camper dans quelques minutes. MY GOD! S’il a vraiment les outils nécessaires, on serait sauvées! En plus d’être les filles les plus chanceuses de la terre!

On rejoint donc EZY, attendons le policier et entre-temps, apercevons Brendon qui nous salue de sa voiture («ne vient pas nous voir, ne vient pas nous voir, c’est vraiment pas le moment...») Ouf il s’éloigne. Le policier revient enfin (toujours habillé en civil) avec dans ses mains un outil qui ressemble plutôt à un cintre. :S Il analyse nos serrures et nos portes et conclue assez rapidement qu’il ne pourra rien faire avec ce qu’il a à sa disposition. Il nous suggère par contre de nous reconduire au poste où nous pourrions téléphoner à EZY Rentals afin de voir ce que nous pouvons faire dans notre situation. Il ira même nous reconduire au Backpacker s’il y a lieu. Gentille la police . En moins d’une minute, un de ses collègues vient nous rejoindre. Il y a maintenant deux voitures de polices autour d’EZY. Les gens doivent se demander quel genre de Junkies viennent d’arriver dans leur petite Dargaville! Nous sommes invitées à pénétrer dans la voiture du dit collègue, un grand maori bâti comme un bœuf qui écoute de la musique ghetto. La première fois que nous entrons dans une voiture de police :P! On se sent presque comme des bandits! lol Comment on fait pour se mettre dans ce genre de situation nous, hein!? Faut croire qu’on a un don pour ça! Bref, nous allons au poste de police, entrons par l’entrée secrète arrière et nous faisons escorter jusqu’à la salle des employés, où nous pourrons téléphoner à notre aise. Le policier nous quitte pour retourner au boulot, puis une jeune policière d’à peine 22 ans ayant encore des traces assez visibles de son acné d’adolescence dans le visage vient prendre la relève de notre surveillance dans la salle. On est tout de même au poste de police, ils ne sont pas pour nous laisser toutes seules!! C’est donc devant la jeune fille qui semble bien sympathique que nous faisons notre premier appel. «EZY Rentals how may I help you, Jenny’s speaking.» Première bonne nouvelle depuis le début de la soirée : Ezy Rentals est membre du AA! Ils nous informent que nous n’avons qu’à appeler la compagnie et qu’ils ont une entente avec eux. C’est déjà ça, 140$ de sauvé pour l’instant! Deuxième appel : AA. Après un bon moment passé au téléphone («Where are you located?» «dammit Cath, where are we located?» Pas évident, on est ici depuis quelques heures à peine!), nous en venons au point que quelqu’un peut venir débarrer notre porte «within the hour» pour la modique somme de 85$. Ouch, c’était pas prévu dans le budget ça… en même temps, nous n’avons pas vraiment le choix… Bon, c’est la vie, envoyez-le votre gars pour nous arranger ça! Après peut-être 20 minutes passées au poste de police, la policière-surveillante des petites gaffeuses nous reconduit à EZY. 2e ride de char de police à vie!! C’est un jour important! On est bien impressionnées par sa banquette arrière complètement recouverte d’un épais plastique et on se dit que ça doit être pour protéger du sang… ça donne presque des frissons! Finalement, presque arrivées à Ezy, l’agente nous dit quelque chose qui ressemble à «He got it for you…

-Cath, est-ce qu’elle a dit que le policier maori a réussi??

-Ben non, je pense pas là… C’t’impossible ça…

-Messemblait aussi, ç’aurait été beaucoup trop cool…»

On regarde par la fenêtre de la voiture et qu’est-ce qu’on aperçoit? Le géant maori policier qui chill à côté d’Ezy, la porte du passager grande ouverte, le cintre à la main!!!!! MAIS QUELLE CHANCE!!!! On ne comprend pas trop comment il a réussi ça, mais on le remercie (ainsi que la jeune policière qui nous a lifté) 1000 fois plutôt qu’une. Les policiers nous quittent donc quelques instants plus tard, et c’est deux Catherines un peu euphoriques qui, après avoir attrapé la précieuse clé, se mettent à courir jusqu’à une cabine de téléphone à environ 5 minutes de là afin d’annuler la commande du AA et ainsi se faire rembourser les frais. «So you’ve got the key? Lovely! I will arrange the refund for you Catherine. Have a good night.» Tout est donc parfait!! Nous réembarquons finalement dans EZY vers 20h00 et se dirigeons vers le camping qu’on a sélectionné dans le Jasons Guide, à environ 20 secondes du Computer Wox où nous étions tantôt. (en fait, on doit se trouver dans la cour du magasin en question :P) Il s’en est passé des affaires entre temps!! Nous nous installons donc sur un site du camping plutôt rustique. Nous nous préparons bien sagement notre souper à même le petit poêle du campercar (que nous n’utilisons habituellement que lorsque nous nous arrêtons manger sur le bord de la route) tout en échangeant quelques messages textes avec Brendon (qui nous avait écrit quelques heures plutôt, lors de notre escapade au poste). Au début, on était bien prêtes à aller prendre une bière quelque part avec lui, à la condition bien évidente qu’il amène des amis aussi (de préférence de beaux grands garçons intelligents et célibataires)… Nous tentons de décrypter ses messages écrit de la façon d’un bien cool jeune homme de Dargaville. Mais plus la conversation avec Brendon avance et plus on prévoit chocker la petite bière et rester bien tranquilles au camping. «Not much action on week nites in Dargz. My mates soba driva. Gan party in Wangharei. Shd b back b4 5AM. Keen or canada gan loaf… R u interested or prefer 2 stay at home wif mama?» Vous voyez le genre! Ouin… alors bref, on a chocké solide. Il nous dit qu’il descend avec des amis à Aux (auckland) samedi soir pour une «archery comp» qui a lieu dimanche. D’accord. À plus peut-être. En attendant, bonne nuit! Enfin débarrassées (honnêtement, il est un accro des messages textes celui-là!), on peut écouter Here on Earth tranquilles! Après ce petit film cheesy d’amour, on s’endort vers 1 :00.

26 juillet 2007

Bon matin en ce dernier jour de Road Trip! Nous serons ce soir à Auckland fermant ainsi la boucle de notre aventure sur les routes de la Nouvelle-Zélande!! Un bon trois heures nous séparent de notre destination finale. Ce n’est qu’à 14 :00 que nous arrivons à Avondale où nous nous enregistrons au Avondale Motorpark comme nous l’avons fait six jours plus tôt. On est pas trop arrangées en ce moment et on a juste hâte de prendre notre douche… sans dout aurions-nous préféré ne pas nous faire reconnaître par le monsieur à l’office… maudit :P C’est après une bonne douche que nous commençons à planifier notre soirée. Catherine Houde (une amie de l’équipe de volley-ball de CathD) est arrivée en ville aujourd’hui! Elle passera les trois prochaines semaines en Nouvelle-Zélande, rendant ainsi visite à sa meilleure amie Claire, que nous n’avons pas eu la chance de voir encore en territoire Néo-Zélandais. Claire est ici pour un an comme étudiante et habite dans une famille. Cette même famille logera Cath Houde pour la durée de son séjour. Bref, nous sommes jeudi après-midi et, du coup, Claire est à l’école et Cath Houde est seule en ville. On la texte message donc et s’arrangeons pour se rencontrer à Avondale bientôt. Cath prend l’autobus et, après maintes et maintes recherches, nous rejoint finalement à notre camping. Ça fait tout drôle d’accueillir quelqu’un d’autre dans notre petit «chez-nous»! On n’est pas habituées d’avoir de la visite, mais ça fait toujours plaisir! Parle parle, jase jase, et il est bientôt l’heure de souper. On va donc s’acheter un petit quelque chose au Pak’n’Save du coin de la rue ensemble, les trois Caths (ahah! bien comique quand même de se retrouver trois québécoise portant le même prénom à l’autre bout de cette grande planète!). Mentionnons ici que la nouvelle venue est végétarienne, nous recherchons donc un bon petit souper pouvant plaire à tout le monde. Finalement, nous repartons gagnantes avec un trois services : Soupe aux légumes en entrée, excellente lasagne ricotta-épinards (tant désirée!) et pain à l’ail au four, le tout accompagné d’une bonne bouteille de vin rouge Néo-Zélandais. Reste plus qu’à réussir à manger à trois avec toute notre vaisselle et tous nos ustensiles prévus pour deux! Avec quelques concessions par ci par là, nous avons réussi à offrir un repas de luxe à notre invitée sans trop avoir à se priver nous-mêmes! On sait recevoir et ça paraît :P Après le repas, on jase un peu du voyage, parlons des endroits que nous avons visités, donnant quelques conseils par le fait même à la nouvelle Cath qui prévoit passer quelques temps à Gisborne chez une amie. Nous allons finalement reconduire Cath Houde chez Claire vers 22h30, la pauvre voyageuse sûrement bien crevée après cette longue journée (nous, le premier jour en NZ, on cognait des clous à 20h00!). Ça nous donne l’occasion par le fait même de croiser une Claire en pyjamas dans son entrée qui vient nous saluer en venant chercher Cath dehors. Donc, retour au camping vers 23h00 où nous visionnons le film Heaven Ponds, un film d’horreur qui semble dater de quelques années mais duquel on n’a jamais entendu parler et qui comporte deux acteurs seulement (dont Tara Reid)… On a tout de même bien aimé et a pu s’endormir profondément vers 1h00 du matin, prévoyant dormir longtemps demain, puisque pour une fois nous n’avons pas de check-out! ENFIN!

27 juillet 2007

9h30 ce matin, les Caths sont bien réveillées, les yeux grands ouverts dans le campervan, malheureusement trop loin de leur sommeil pour s’y replonger quelques instants. Quand on disait que le camping ça nous vieillit! Comme la salle de bain est fermée de 9h45 à 10h30 le matin, nous commençons par un bon petit déjeuner «campervan style» et attendons impatiemment que la dame du ménage sorte afin d’aller prendre notre douche. Comme on s’est installées sur le site le plus proche possible des toilettes, on a un excellente vue sur les allées-venues des autres campeurs et dès qu’une vieille Maori beaucoup trop maigre est entrée dans la salle de bain et ne s’est pas fait revirer de bord, on s’y précipite à notre tour! Nous passons ensuite l’avant-midi au camping, puis passons à Lynfield chercher Claire et Cath Houde à 13h30 pour aller faire un tour au centre-ville. Nous avons prévu aller au IEP aujourd’hui pour aller sur Internet (gratuitement!). Nous déposons donc les deux autres filles un peu plus haut sur la rue Queen et stationnons de peine et de misère le campercar à environ 10 minutes de marche de l’édifice où nous nous rendons. Nous restons au IEP environ une heure et nous dépêchons ensuite à aller au parking, car nous avons dépassé notre temps de stationnement et nous ne voudrions pas avoir un ticket la veille qu’on remet Ezy! On monte donc la méga côte jusqu’à la voiture (c’était curieusement beaucoup plus facile à descendre qu’à monter, cette pente-là!!) et nous nous trouvons un meilleur parking avant de continuer notre petite escale downtown. Prochain arrêt : le Fuel Burger, un resto dont la réputation semble, croyez-le ou non, comparable à celle du Fergburger! On a hâte de voir ça, d’autant plus qu’il est maintenant environ 3h00 et qu’on a très faim!! Après avoir bien mangé, nous pouvons établir notre verdict final sur la qualité du resto : Les burgers d’aujourd’hui étaient excellents, vraiment, mais pas aussi extraordinaires que ceux du Fergburger de Queenstown, qui sont simplement incomparables!! Mais bref, après dîner nous allons faire un petit tour au Farmers (méga pharmacie de la NZ) puis donnons rendez-vous aux deux autres Québécoises avant de quitter le centre-ville d’Auckland.

Nous reprenons donc la route pour quelques minutes afin de rejoindre la plage de la Mission Bay. Ezy stationné, nous débutons une petite promenade sur le sable et profitons de cette fin d’après-midi ensoleillé. Wow! Si proche du centre-ville mais tellement différent! En marchant, nous rencontrons un couple de Québécois avec leur jeune chien trop mignon! Nous parlons avec le couple dans le début cinquantaine qui vit en Nouvelle-Zélande depuis maintenant 21 ans! On parle du Québec et de politique (on n’y échappe pas!) puis de notre voyage. Ils étaient bien surpris de rencontrer quatre jeunes Québécoises aujourd’hui! Autant qu’il aurait été possible d’en rencontrer en une année entière! :P Nous les quittons après une agréable discussion d’une dizaine de minutes revenons sur nos pas. Il est maintenant environ 19 :00 et les duos se séparent. Cath et Claire mangeront un Fish&Chips en ville et les Caths retournerons au camping se préparer leur dernier repas de campervan! On se rejoindra tous plus tard pour sortir au centre-ville.

Avant de retourner à Avondale, nous en profitons pour aller magasiner sur Queen St. :P. Nous explorons les boutiques jusqu’à un peu passer 20 :00 (heure de la fermeture...) et prenons la route vers le motorpark. imgp1484-copie-1.jpg Nous nous poupounons en vitesse et préparons notre souper à la cuisine semi-extérieure du camping. Nous voulions d’abord prendre le bus de 22 :00, mais prenons plutôt celui de 22 :30, manque de temps l’oblige. Après une bonne course jusqu’à l’arrêt d’autobus, nous empruntons enfin pour la première fois le transport en commun néo-zélandais. C’est donc une quinzaine de minutes plus tard que nous sommes à nouveau au centre-ville, se dirigeant sur la rue Karangahape prêtes à rejoindre Cath et Claire pour une soirée de club en ville! Nous avons envie d’aller danser ce soir et le guide touristique de Cath Houde proposait un MÉGA club pouvant accueillir des foules de 1000 personnes… Malheureusement, les filles sont allées explorer la rue un peu avant et le club a fermé les portes. Elles ont également vérifié les autres clubs de la rue, mais par malchance, plusieurs sont destinés à des partys privés ce soir. Notre choix s’arrête finalement sur le Suspect Bar, conseillé par le doorman comme étant un très cool club pour celles qui aiment danser. On paie donc le cover de 5$ et entrons dans le dit club. Premier aperçu : Il y a 4 énormes bacs de recyclage à l’entrée… ça promet!! Nous pénétrons tout de même dans le club, doublant par le fait même le nombre de clients, puis nous installons à une petite table avec une consommation. Après un petit moment à analyser le bar, nous pouvons nous faire un deuxième et plus profond aperçu : La barmaid ressemble drôlement à un homme très massif et plutôt désagréable à regarder, la piste de danse est composée d’une douzaine de maoris entre 30 et 40 ans qui aurait vraiment dû suivre des cours de danse au secondaire, le bar offre une douzaine de sortes d’alcool max et deux bières en fût seulement, les autres jeunes filles qui semblent avoir notre âge portent soit des robes que nous considérons plutôt comme des chandails à voir comme elles sont courtes, ou encore des méga robes de bal un peu trop chics pour nous. Bref, encore une fois comme à Nelson, fuck this place, we’re out of here!!! Ne sachant plus trop où aller, nous proposons notre bon vieux Globe Bar, le bar de backpackers où nous allions avant de partir en road trip (et aussi où nous avons rencontré les Danois!!). Marché conclu, nous nous mettons en file dans le mini line-up devant le Globe. Disons que le doorman s’est bien fait prendre à son propre jeu quand il a lancé (à la blague) à Cath Houde, la dernière à rentrer dans le bar, tout juste avant de la carter : «Hey, don’t tell me you’re another Catherine?? Hahaha». Tu ne croyais pas si bien dire mon gars !!!

Rebienvenue au Globe Bar! :) Ça fait tout drôle de penser que nous nous y trouvions il y a un peu plus de deux mois! Comme ça passe vite! Encore une fois, en ce vendredi soir, le Globe est rempli de voyageurs! On aime! :) On prend le spécial sur l’Export Gold et s’assoyons à une table. Le dance floor est bientôt très invitant et c’est à tour de rôle de duos que nous nous y dirigeons, laissant ainsi nos manteaux et sacoches toujours entre bonnes mains. imgp1490.jpg On a bien du plaisir à danser comme des folles! Ça faisait longtemps! La soirée reste tout de même tranquille et Cath & Claire nous quittent vers 1 :00. Nous les imitons une demi-heure plus tard, attrapant un taxi coin Queen/Victoria. Le chauffeur est un homme très sympathique et il nous raconte sa vie lol. Sa femme et son bébé en Australie, lui et son accent du moyen-orient à Auckland qu’il aime tant. Bref, le trajet est très agréable avec cette petite conversation. Il nous dépose à un coin de rue du Avondale Motorpark (As long as you are safe, that’s what matter to me!) et nous rejoignons Ezy dans les minutes qui suivent. Mon dieu, c’est notre dernière nuit ce soir, non!? On arrive difficilement à y croire et s’endormons dans notre lit commun pour la 54e et dernière fois.

 

Par CathS
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 06:29

Nous revoici encore et toujours sur la route avec notre bon vieux EZY qui vient de fêter son cinq millième kilomètre avec nous cette semaine! J Notre périple en territoire néo-zélandais tire à sa fin. Le décompte est commencé! Nous qui commençons tout juste à apprendre à vivre ensemble 24h/24, conduire à gauche sur les routes et faire nos propres repas! Vive le camping!
 
16 juillet 2007 
 
Le réveil sonne à 7 :00 du matin. Ouch! Après un dur 20 minutes de tiraillements, nous nous préparons enfin pour la journée qui commence. On quitte Blenheim à 8 :15 en direction de Picton où nous attend un des traversiers Interislanders. Nous procédons au check in à 8 :47, c’est-à-dire fièrement en avance, le «final check-in» étant à 8h50! Nous sommes maintenant dans la ligne d’embarquement depuis plus de trente minutes lorsqu’on commence à inviter les passagers à bord. ENFIN! On commençait à être tannées d’espionner nos voisins, de grouiller et d’accrocher le klaxon! ;) EZY prend place (de reculons!) parmi ses amis campervans au sous-sol du bateau et nous nous dirigeons vers le café/bistro/bar très sympas qui offrira une très belle vue durant la traversée de trois heures qui nous attend. IMGP1381.JPG On joue aux cartes et visitons brièvement les lieux, puis revenons au café. À notre grand plaisir, il semble qu’un groupe de musique soit parmi nous. Ils se sont installés dans un coin du bistro et commencent bientôt à nous présenter leur talent. Tromboniste, batteur, guitaristes, bassiste, saxophoniste, joueur de tam-tam (aux 9 doigts! :P) et chanteur, ils sont huit gars entre 20 et 55 ans qui nous impressionnent vraiment avec leur art qu’ils maîtrisent mieux les uns que les autres. Wow! Le voyage passera tellement vite! Nous nous approchons même pour avoir une meilleure vue sur le spectacle… Ce qui les rend très intéressants et d’autant plus agréables à observer, c’est qu’ils n’ont pas l’air de jouer selon de réelles partitions. Ils semblent plutôt entrain de jammer, tous assis en rond, se regardant, se parlant un peu et se lançant des instruments à percussion quand l’un ou l’autre ne joue pas de son instrument propre pendant tel ou tel moment. Franchement, ce sont d’excellents musiciens qui maîtrisent chacun leur instrument… nous sommes évidemment très impressionnées et assistons à ce petit spectacle grâce auquel le trajet de traversier a passé comme 30 minutes à peine au lieu d’un bon 3h00. Merci les gars!
 
            Nous sortons du traversier à 13h00… Welcome back to Wellington! Toujours aussi jolie, cette capitale de la NZ!! Nous nous promenons un peu en voiture afin de chercher une place de stationnement, ou du moins vérifier les coûts pour laisser EZY quelque part… My god, c’est pire qu’à Montréal ici! 4$ par heure, max de 2h, valide de 8h00 à 18h00… pas l’idéal du tout :S. Nous avons prévu de sortir ce soir, nous qui ne sommes pas allées dans un bar depuis une bonne semaine! N’ayant par contre pas la chance d’avoir un camping à quelques minutes de la ville à peine comme à Queenstown chérie, nous avons décidé de retourner au Base Backpackers où nous sommes allées il y a plus d’un mois. Nous pourrons donc être en plein centre-ville et bénéficier des nombreux services offerts par l’hôtel, dont entre autres Internet et la laveuse&sécheuse. Le temps de se rendre au centre-ville et de faire le tour pour chercher le stationnement, il est maintenant 14h00. Nous avons par contre remarqué qu’au Te Papa museum, on peut s’en tirer pour 5$ pour 2h, mais nous devons déplacer la voiture à 19h00 car le stationnement ferme. Donc, étant devenues des pros de la logistique après 2 mois passés à planifier un voyage d’enfer comme le nôtre, nous prévoyons perdre 2h en voiture, puis se stationner au musée jusqu’à 18h00 et ensuite aller pas loin de Base pour laisser Ezy dans la rue pour la nuit. C’est pas si mal comme plan, sauf que ça implique que nous nous levions à 8h00 demain matin pour aller mettre 8$ dans le parcomètre afin d’être en règle jusqu’à 10h00, heure du check-out du backpacker. Ayant un petit creux, nous allons dans le stationnement du New World (une méga chaîne d’épiceries de la Nouvelle-Zélande) pour nous faire clandestinement à dîner. Rappelons que nous avons 2h à perdre… le plan est donc d’aller faire un tour dans l’épicerie aux demi-heures, afin de ne pas être trop illégales et de ne pas se faire prendre. Ouf, on aime le risque!! Premier achat, sac de chips crème sûre et oignons (notre fétiche!). Ensuite, nous nous préparons de délicieux sandwichs au thon pour dîner et passons encore un bon moment dans le camper à discuter et prévoir notre itinéraire pour les prochains jours. Vers 14h30, nous passons au deuxième achat : Sauce fromagée pour pâtes et du poivre (eh oui, on l’achète maintenant!!). À 15h00, nous décidons de nous promener un peu, considérant le fait que nous ne passons pas inaperçues avec le gros Ezy dans lequel nous sommes. Idée de géni, nous décidons d’aller nous enregister au Base en attendant, afin de s’assurer d’avoir une chambre pour dormir ce soir. En jasant brièvement avec le préposé, nous mentionnons que nous sommes à la recherche d’un parking, et c’est alors qu’il nous informe que le Base offre un stationnement privé gratuit pour la nuit à ses occupants.. Avoir su plus tôt!! Ça va être d’autant plus simple pour faire notre lavage, nous n’aurons pas 3 sacs de vêtements chacune à transporter au beau milieu de Wellington! Aussi, on n’aura pas à stresser pour Ezy qui aurait passé la nuit seul sans surveillance… Après bientôt 2 mois, on s’attache !! Donc, nous passons à la chambre, puis entamons la lourde tâche qu’est la laundry, monopolisant par le fait même toutes les laveuses disponibles! Pendant le cycle du lavage, nous passons au rez-de-chaussée afin de poster notre blog, puis retournons à la Laundry Room pour mettre nos vêtements au séchage. «2$ pour 20 minutes… c’est cher quand même… on devrait quand même s’en tirer avec un cycle pour chaque brassée, plus un 2$ supplémentaire pour les jeans han?» FAUX et ARCHI FAUX!! Après 20 minutes, nos vêtements sont malheureusement encore très humides… Il leur faudra un autre cycle complet, plus un dernier pour les vêtements que nous porterons ce soir! Entre temps, nous retournons sur Internet pour une heure chacune, puis regagnons notre chambre. Nous étendons ensuite la plupart de nos vêtements toujours un peu humides, puis nous allons prendre notre douche. Wow, les douches de Wellington sont sans contredit nos favorites!!! C’est après une longue et chaude douche avec beaucoup de pression d’eau (très rare aussi dans les campings de la NZ) que nous nous préparons tranquillement à aller souper. Il est 21h30 lorsque nous allons dans la cuisine du Backpackers pour nous faire à manger. Il y a beaucoup de monde ici, c’est pas facile de trouver les outils de cuisine dont nous avons besoin! Nous nous débrouillons quand même sans trop de soucis, mis à part peut-être le vieux chinois beaucoup trop jasant qui mange son genre de légume/dessert Néo-Zélandais «Only 8$ per Kg this week, you really should buy some!!»… la conversation est malheureusement beaucoup trop longue avec lui, mais en même temps il a un fond sympathique et nous sommes rendues «Backpackers Style» (c’est-à-dire en gros parler à tout le monde même si on les connaît pas!). Bref, nous concluons la super discussion lorsque le souper est prêt (enfin!!). Ciao Chinese man, have a good night!;)
 
C’est en faisant notre vaisselle que nous croisons un des préposés qui nous a accueilli un peu plus tôt au comptoir d’enregistrement. On lui avait dit qu’on allait sortir ce soir et il nous avait dit que le Basement (le bar du sous-sol de l’hôtel… Vous aurez peut-être compris le subtil jeu de mots : Basement, soit le nom de l’hôtel lui-même) était un bon endroit pour commencer la soirée. Il est maintenant 22 :00 et il est étonné de nous voir aux cuisines, lui qui vient de revenir du Basement où il a pris quelques bières depuis le début de la soirée. Il nous dit qu’il va, lui, bientôt se coucher puis s’informe sur nos intentions de la soirée. Maintenant que nous lui disons que nous nous dirigeons dans 30-45 minutes au Basement, semble-t-il qu’il viendra nous y rejoindre après son souper. Et il a une très bonne raison franchement ! ;)
 
            On fait nos premiers pas dans le bar du sous-sol (quel bon concept tout de même!) qui est peuplé de backpackers. On prend un des nombreux spéciaux (3 vodkas Cruizer pour $12) et s’installons au bar. Notre discussion est parfois distraite par des trucs aussi ordinaires que trois gars flambants nus qui courent dans le Basement, ou bien par les danseurs peu talentueux sur le dance floor. Bref, après notre seconde commande, nous pensons aller explorer un autre bar du centre-ville dans les prochaines minutes. Nous parlons justement de notre prochaine destination quand un gars qui chillait avec son ami au bar (un peu comme nous) commence à nous parler. On parle d’abord à Wardy (de son prénom Alex) qui est un Britannique de 22 ans qui vient de finir son cours et est maintenant quelque chose comme prof d’édu, puis se joint à la discussion son ami James, lui aussi Britannique (de la ville d’Oxford pour être précises ;) ). James a 19 ans et rentre en chimie à l’Université en septembre. Ce qui est merveilleux avec ce dernier, c’est que sorti de nul part, IL PARLE FRANÇAIS! WOW! Un Britannique qui maîtrise aussi bien le français que lui, c’est une espèce en voie de disparition! Nous discutons donc les quatre ensemble, réalisons même que nous étions à Queenstown au même moment, sans jamais se rencontrer! Étrange… eux qui sont aussi de grands adeptes du Buffalo Club! Ils ont aussi sauté le Nevis! Bref, nous parlons un bon moment de nos expériences de voyage, apprenons qu’ils visitent la NZ avec Kiwi Experience (une agence de transport qui offre des passes d’autobus voyageurs à de nombreux backpackers pour un prix raisonnable. Les autobus s’arrêtent à différentes grosses villes et les abonnés peuvent décider du nombre de jours qu’ils visiteront telle ou telle ville avant de rembarquer dans un des autobus verts de la Kiwi Experience. C’est même ce trajet que nous avons inspiré notre itinéraire). C’est en fait dans l’autobus qu’ils se sont rencontrés il y a quelques semaines. Wardy a, tout comme nous, des billets pour le match de Rugby à Auckland le 21 juillet! Nous le croiserons peut-être là-bas qui sait!? De plus, James et lui vont aux îles Fidji après leur séjour en Nouvelle-Zélande (comme la plupart des backpackers paraîtrait-il!). Selon ce qu’ils nous disent, Wardy quitte les Fidjis le jour où nous y arrivons (dommage pour lui!) Quand à James et deux de ses amis, ils arrivent aux îles exactement le même jour que nous, soit le 1e août! Quelle coïncidence! Peut-être serons-nous sur le même vol !?! La vie est drôlement faite ne trouvez-vous pas!? Quelle était les chances qu’on rencontre des gens qu’on recroisera sans doute aux Fidjis!?
 
            Nous quittons le Basement et passons à la chambre de Base Hotel se revigorer un peu. Avec notre nouvelle compagnie, nous entrons dans un bar pas très loin : l’Establishment. Le bar est assez vide, mais nous allons y rejoindre les amis de James et Wardy. Nous nous commandons une Speight, «Pride of the South», puis nous installons à la table avec tout le monde. Nous y faisons la connaissance d’un autre Alex, le bon ami de James, qui est du même fait un curieux jeune homme anglophone ayant appris quelques notions de français et qui, pour la soirée, a décidé de se faire passer pour un francophone… «Je suîsse fwansais! Mad-moizell! Mad-moizelll! Je présente Monsieuh Jay.. Tu compouan? Tu compouan? Je suis désoley je suis désoley, je parle fwansais! Vous êtes twês jolies!». Bref, on se marre bien! Et pas questions de lui parler anglais à celui-la! «Non! Non! Je parle le fwanssais!!!!» (Bon d’accord petit! C’est comme tu veux mais ça serait tellllement plus simple!) On apprend quelques expressions britanniques (surtout des vulgarités avouons-le… nous leur apprenons également à sacrer, mais ça c’est une autre histoire!), comparons nos muscles (je vous jure que c’est vrai!), certains font même une partie de tir au poignet (les plus futés d’entre vous devineront de quelle Cath il s’agit !!)… Les gars nous complimente sur notre anglais aussi! C’est si dur pour la majorité d’entre eux de comprendre une autre langue! Ils sont d’autant plus impressionnés que nous puissions, en tant que French Canadians, tenir de bonnes discussions en anglais avec eux! Bref, nous passons un bon moment avec nos nouvelles connaissances. Nous rencontrons aussi Monsieur Jay (comme Alex nous l’a si bien présenté!), un autre de leurs amis du Kiwi Experience avec qui nous avons passé un bon moment aussi. Puis, comme la serveuse-barmaid nous a très subtilement fait comprendre que nous devions quitter les lieux car elle fermait le bar vers 1h30, nous sortons du Establishment pour se trouver une autre destination qui nous offrira un dernier verre. Après quelques minutes de recherche, et deux essais non-concluants, nous nous retrouvons au Cue, un bar-billard qui, nous nous en informons dès notre arrivée, ferme ses portes vers 3h, 3h30 seulement. Yeah! Alors, on se prend une table de billard, apprenons un drôle de jeu qui mélange bizarrement le pool et l’alcool, puis jouons quelques vraies parties… Ce soir, les Caths ne sont pas très douées, il faut dire. Par la suite, James et Alex jouent une partie contre deux autres jeunes hommes du bar. Fatiguées et devant se lever à 9h30 demain matin, nous partons du bar vers 3h30. Nous quittons les gars lorsque l’ascenseur nous dépose à notre étage de l’hôtel, leur promettant de les ajouter sur Facebook! ;) Bonne nuit!
 
17 juillet 2007
 
            C’est à 9 :30 que le cellulaire nous tire de notre profond sommeil. Le check-out est à 10 :00, alors la grâce matinée, ce sera pour une autre fois! Cet avant-midi, nous allons une petite demi-heure sur Internet pour ensuite aller dîner chez Calzone, un restaurant italien voisin du Base qui sert les meilleures pizzas en ville! À 11 :30, nous sommes entrain de déguster notre repas, aussi bon que dans nos souvenir datant de notre dernière visite à Wellington d’il y a plus d’un mois!
 
            Nous prenons finalement la route vers la côte Est à 13 :00 sous un ciel plutôt nuageux. Il nous prend quatre heures de route pour enfin arriver épuisées à Napier. La pluie nous suit depuis Wellington, mais au moins, la température s’est considérablement réchauffée depuis Queenstown. En effet, il fait environ 15˚C. Nous nous installons sans se faire prier dans un camping à $20 qui nous offre des installations pas trop mal pour un prix si modique. La soirée est tranquille, la pluie ne nous inspirant pas de grandes explorations. Nous nous mettons finalement au lit vers 8 :00 avec un sac de pop corn pour substituer souper et un bon film : Kill Bill! La nuit dernière ayant été très courte, nous nous endormons au son de la tempête qui gronde dehors à 22 :30.
 
18 juillet 2007
 
            Nous nous réveillons à 9h00 ce matin, bien plus reposées que la veille et prêtes à entamer notre journée à une heure plutôt matinale. Après le déjeuner, nous quittons le camping vers 10h30 et nous dirigeons vers le Information Center de Napier, situé à environ 10 minutes de route du Affordable Westshore Napier Holiday Park. Le ciel est très gris aujourd’hui aussi… Malheureusement, nous n’aurons pas la chance de profiter des rayons de soleil pour visiter la ville de Napier, qui le croyons-nous en aurait valu la peine. La température ne nous permettant malheureusement pas d’activités extérieures, nous cherchons maintenant quelque chose à faire où nous serons à l’abri de la pluie. Après tout au plus une demi-heure au Information Center, notre choix s’arrête sur la visite de la Silky Oak Chocolate Company, fière petite industrie de la région. Donc, nous arrivons à destination vers 11h30 et après avoir visité brièvement les installations, nous nous dirigeons vers le musée afin d’acheter notre Package Deal pour la visite, qui comprend : La visite du musée expliquant l’histoire du chocolat, Un café/chocolat chaud au casse-croûte ainsi qu’une sélection de collation, un «Talking&Tasting» au gift shop ainsi qu’une petite boîte de chocolat-souvenir. Nous commençons notre visite par le musée. My god, nous qui déjà aimons bien les musées, croyez bien que nous les aimons d’autant plus quand ça traite d’un sujet aussi intéressant que le chocolat! En effet, la visite est très enrichissante… nous apprenons d’abord comment les Maya ont vénéré le chocolat (qu’ils buvaient plutôt que mangeaient), ce dernier étant réservé pour l’élite de la société ainsi que comme offrande aux dieux. Chocolat voulait à l’origine dire «la nourriture des dieux». Puis, nous avons eu la chance d’en apprendre sur l’expansion en Europe de cet aliment que nous chérissons tant. Franchement, nous ne connaissions vraiment pas grand chose sur ce sujet et ça nous a pris une bonne heure et demie au musée à lire chaque panneau d’informations, découvrant comment les plus grandes compagnies (Cadbury, Hershey, Nestlé, Lindt, etc!) sont nées. Ensuite, nous passons au café vers 13h00 pour y manger un excellent sandwich en buvant un succulent mochaccino. Bien entendu, nous ne pouvons nous empêcher de nous commander également un dessert chocolaté… on fait de la route cet après-midi, il faut bien se faire des forces!! Haha, toutes les excuses sont bonnes!! Bref, c’est vers 14h00 que nous nous rendons au gift shop afin d’en apprendre plus sur l’histoire de la chocolaterie même (que nous raconte une gentille dame qui y travaille), tout en goûtant quelques spécialités de l’endroit et en observant les employés fabriquer le chocolat devant nous. Sincèrement, nous avons beaucoup apprécié cette visite… la moindre des choses que l’on peut dire, c’est qu’on en a eu pour notre argent! Heure du départ de Napier : 14h30.
 
            De la pluie et encore de la pluie! Ça n’arrête pas depuis Wellington! Nous roulons beaucoup encore aujourd’hui car nous devons parvenir à Gisborne ce soir selon notre itinéraire plutôt serré. Après près de 3h30 de trajet mouillé et EZY rapidement essoufflé, nous arrivons à destination. C’est au Showground MotorPark que nous nous enregistrons. La pluie des dernières heures a fait bien parler. Le propriétaire sympathique du camping nous informe même qu’il a entendu des échos du déluge de Napier à la télévision. Semble-t-il que la pluie a tombé de plus bel lorsque nous avons quitté la ville ce matin!
 
            Nous soupons légèrement encore ce soir (on dirait que trois repas par jour, c’est beaucoup! Nous qui sommes habituées de jumeler déjeuner et dîner!), puis rédigeons le blog. Loin de nos intentions de se coucher à 3h00 AM ce soir… comme si les petites villes sans actions nous vieillissaient de quelques dizaines d’années. ;) Il est maintenant 23 :00 et nous fermons les yeux pour la dernière fois aujourd’hui.
 
19 juillet 2007
           
            9 :00, le cadran sonne! Le check-out est encore et toujours à 10h00 et on a mille et une choses à faire avant de quitter! C’est tout de même à l’heure que nous quittons le camping de Gisborne en direction de East Cape, «first place in the world to see the sun». Nous avons une bonne route à faire aujourd’hui, donc pas de temps à perdre! Nous prenons la route sous un ciel malheureusement ennuagé encore une fois en direction de Te Araroa, la ville où nous dormirons ce soir. IMGP1405.JPG Pour agrémenter le voyagement avec EZY, nous avons aujourd’hui droit à : quelques averses de pluie qui nous empêchent malheureusement de voir le paysage assez rural qui borde l’autoroute, une traversée d’un troupeau de vaches (Mais qu’est-ce qu’elles font là???) ainsi qu’une formidable route en gravier à peine assez large pour une voiture donc qui n’est évidemment pas l’idéal pour une auto louée… Bref, on est bien contentes d’arriver à Te Araroa sans soucis! Ce qu’on ne vous a pas dit encore, c’est que où on est en ce moment, c’est vraiment trou… mais quand on dit trou, c’est peu dire! À part le dépanneur et un petit magasin, il n’y a pas l’air d’y avoir grand commerce ou quoi que ce soit. C’est le genre de village où l’on se demande même s’il y a plus d’animaux de ferme que d’êtres humains… en fait, nous en sommes pratiquement convaincues… Vous voyez le genre! Donc, si on dort ici ce soir, c’est que nous avons une raison très particulière : demain matin, si la température le permet, nous allons être les premières au monde à voir le lever du soleil du 20 juillet 2007 à East Cape, le point accessible le plus à l’est sur la planète :P… vous êtes jaloux n’est-ce pas?? :P Bref, nous avions sélectionné un camping dans la ville de Te Araroa (qui est à environ 25 km de East Cape) dans notre précieux guide Jasons pour tous les Holiday parks de la Nouvelle-Zélande. Toutefois, c’est en arrivant dans la ville (disons plutôt village) que nous voyons une affiche annonçant le «Beach East Cape Campground»… Wow! Ça, ça veut dire qu’on va pouvoir camper plus proche, et donc gagner au moins 15 minutes de sommeil demain matin!! Et ça, pour nous, ça vaut de l’or! Donc, nous roulons jusqu’au camping… Nous cherchons un peu sur le bord de la route et apercevons finalement une autre affiche indiquant l’entrée du fameux camping… Ouf, on comprend pourquoi c’était pas dans le guide! Pas question d’avoir l’électricité ce soir… il s’agit en fait d’un grand terrain pas du tout plat (donc assez tricky pour EZY!!)… et c’est tout! Nous nous stationnons n’importe où et allons voir ce qui pourrait être appelé l’office du camping (une vieille bâtisse qui a l’air plutôt déserte). C’est alors qu’un vieux monsieur beaucoup trop jasant pour nous vient nous voir… En gros résumé, après nous avoir décrit chacun de ses derniers clients au camping, il nous fait signer le Guest Book et nous informe qu’on peut se stationner n’importe où sur le terrain. Évidemment, c’est loin d’être du luxe, mais on s’en tire pour 11,50$ en tout pour la nuit, un record dans les bas prix!! «I don’t charge for you guys, I charge for the Campervan… because that one can’t complain!! Hahaha!!», mais quel humour ;)!
 
            C’est bien beau tout cela, on a une place pour dormir, il ne fait pas trop froid mais vente beaucoup dehors et nous allons donc pouvoir être les premières à accueillir le 20 juillet 2007 demain matin. Mais en attendant ce fameux 20 juillet… QU’EST-CE QU’ON FAIT!?!? Il est 15 :00. Pas d’électricité, pas de douche, pas d’ordinateur… le paysage qui nous présente l’océan à quelques mètres de nous est des plus jolis, mais on s’en lasse vite, avouons-le! Nous lisons un peu et passons le temps comme on peut jusqu’à 16 :00. C’est alors que nous décidons de creuser nos nombreux guides à la recherche de distractions! Bien qu’il nous tente peu de se retaper le 10 km de route en gravier que nous venons de franchir, nous optons pour aller explorer la «East Cape Manuka Company». “Visitors are very welcome” qu’ils disent! Great! I heard we were visitors so I guess they’re waiting for us Cath! :P
 
            25 minutes plus tard, contentes de s’être trouvé une activité, on débarque à la Manuka Company un peu hésitantes. Lors d’une journée pluvieuse dans la saison morte, il est facile de s’imaginer que nous sommes de loin les seuls visiteurs. Nous nous aventurons tout de même dans ce qui nous semble être la bâtisse principale. On dirait qu’on est chez quelqu’un.. c’est   presque gênant! Rapidement, on voit qu’il n’y a pas grand chose pour nous divertir ici, parmi les étagères remplies de produits à base de miel (nous apprendrons plus tard que le Manuka est un sorte d’arbre mystérieux unique à la côte Est de la Nouvelle-Zélande duquel on sort du miel…). Habituellement, ce serait le moment où nous retournerions au campervan afin de déterminer une autre destination. Un In’n’Out comme on dit, le genre de In’n’Out qu’on fait souvent en entrant dans un nouveau Bar peu inspirant (on repense au Surreal ici… ou encore au fameux bar trop chic de Wellington!) ou dans un resto qui sent mauvais. Bref, dans le cas d’aujourd’hui, l’apparition de la dame-propriétaire-souriante nous a empêché de faire ce In’n’Out en tant que deux jeunes-filles-polies-qui-veulent-pas-faire-de-peine-à-cette-dernière. La place est charmante, certes, mais ayant un intérêt peu développé pour le miel, nous ne l’apprécions sans doute pas à sa juste valeur. On discute un peu avec la dame et décidons finalement de lui prendre un cornet de crème glacée.
 
            Bien qu’on ait tenté d’étirer la visite afin de passer le temps, nous sommes maintenant de retour au camping à 17h00. C’est bientôt l’heure du souper… enfin! Pas qu’on ait particulièrement faim, mais c’est tout de même la grosse activité de la soirée, alors on l’attend!! En patientant, nous nous livrons à quelques activités plutôt zen (comme écouter de la musique, lire, regarder l’océan par la fenêtre… bref, ce qu’il y a de mieux à faire au milieu de nul part!) en espérant que le cornet de crème glacée ne nous coupe pas l’appétit trop longtemps. Finalement, nous entamons la préparation du repas vers 18h30 et passons à table (eh oui, maintenant qu’on a une table, il faut bien en profiter!) peu de temps après. À 20h00 tapant, nous sommes sagement installées dans notre lit, en pyjamas, démaquillées et les dents déjà lavées, prêtes à écouter un bon demi-film! En effet, malheureusement, nous n’avons pas eu la chance de recharger la batterie de l’ordinateur au complet (on savait tu nous qu’on dormirait dans un trou ce soir???), donc nous n’avons qu’une heure et demie pour commencer le film racontant la vie de Johnny Cash, Walk the Line. À 22h00, nous nous couchons en jasant un peu et s’endormons peut-être une demi-heure plus tard. Le cadran est programmé pour 6h30 demain matin afin de voir le soleil. On verra ce que ça va donner!
 
20 juillet 2007
 
            Vague souvenir d’avoir entendu le cadran à 6h30… Nous regardons par la fenêtre, il fait encore noir et il vente beaucoup. IMGP1419.JPG Au moins, il ne pleut pas, c’est déjà ça. Voyant que le soleil ne se lèvera pas dans les prochaines minutes, nous reportons le réveil à 7h15. Malheureusement, entre temps, la pluie et les gros nuages se sont mis de la partie et il nous est impossible de voir quoi que ce soit dans le ciel… C’est donc déçues que nous nous rendormons (il y a tout de même des bons côtés à ne pas pouvoir voir un lever de soleil à 7h00!!) et nous réveillons plus tard à 10h00. IMGP1421.JPG My god, on a dormi longtemps! Presque 12h de sommeil, ça faisait un bail que c’était arrivé! Nous quittons le camping vers 10h30, empruntons une route périlleuse pour aller voir le phare le plus à l’est du monde, puis repassons par la ville de Te Araroa pour aller reprendre l’autoroute. Nous nous arrêtons pour une petite séance photo afin de capter des souvenirs de l’océan et c’est quelques instants après que nous avons la chance, ou plutôt le privilège, de croiser le plus gros et le plus vieil arbre de la NZ!!! Il y en a que ça impressionne plus que d’autres, mais ça c’est une autre histoire! Bref, c’est après ces petites distractions que nous reprenons notre chemin, direction : Tauranga! 
 
            Tauranga est une charmante grande ville parmi les nombreuses petites villes qui entourent la Bay of Plenty. Nous nous rapprochons lentement de Auckland où nous devons être pour le match de Rugby de demain. Nous décidons de couper le trajet histoire de nous dégourdir un peu à Tauranga et d’y souper par la même occasion. C’est une ville étonnamment dynamique que nous découvrons ce soir. Nous nous promenons dans le centre-ville un bon moment et après maintes recherches, nous sommes finalement installées au Peking Restaurant où nous dégustons notre classique Fish&Chips avec «a lot more sauce please…!??! not the pot!! A LLLOT!». Haha. Nous avons bien rit en soupant pendant 2h30 de temps! Pourquoi aussi longtemps nous demanderez-vous?! Simplement parce que nous n’avons pas l’intention de dormir dans un camping qui fournit de l’électricité encore ce soir. Du coup, il nous sera impossible d’écouter la fin de notre film. Mais voilà qu’à ce petit restaurant de Tauranga, nous avons trouvé la solution à notre problème. Nous avons en effet volontairement choisi une table près d’une prise de courant en plein milieu du mur où nous pouvons clandestinement et peu subtilement charger la batterie de l’ordinateur. Pas bête hein!? ;) Backpacker Style!
 
            On se remet donc sur la route vers 20 :30 afin de rouler un peu moins d’une heure pour arriver à Paeroa. Il ne fait pas trop froid ce soir alors nous envisageons d’éviter la dépense du camping. Nous sommes agréablement surprises de dénicher au centre ville de Paeroa un Information Center à côté duquel on aperçoit un stationnement «Overnight Only». Ça existe ça?! Wow! Exactement ce qu’il nous faut! En plus, il y a déjà un autre campervan, ce qui rend l’endroit à nos yeux plus sécuritaire que les Rest Areas classiques. Nous sommes installées pour notre séance cinématographique de fin de soirée autour de 22 :00. Nous nous endormons paisiblement vers minuit…. Mais des bruits étranges nous réveillent vers 1 :00 AM. Des gens se promènent dangereusement proche d’EZY. Ils semblent être un groupe mixte de 4 personnes et rapidement, nous comprenons qu’ils boivent. Rien pour nous rassurer. On entend des engueulades féminines, des claquements de portes de voitures, des bruits de bouteilles, bref par chance que nos portes sont barrées! Les gens finissent par partir et il nous faut quelques minutes pour nous rendormir.
 
21 juillet 2007
 
            Nous nous réveillons à 9h00 ce matin, sans graffitis sur EZY, ouf! Nous ne perdons pas trop de temps ici ce matin et partons rapidement en direction d’Avondale, une banlieue d’Auckland. On s’arrête après environ une demi-heure de route pour déjeuner dans un Rest Area rempli de coqs et de poules (qu’est-ce qu’ils faisaient là? Ça restera un mystère…). C’est finalement vers 11h45 que nous arrivons au Avondale Holyday Park afin de s’enregistrer pour la nuit. Le monsieur à l’office nous avise malheureusement qu’il ne lui reste aucun power site pour ce soir, dû au match de Rugby qui attire pas mal de monde en ville. Merde! Finalement, il nous propose de nous installer sur un site sans électricité (qui est en réalité le parking du camping!) pour la nuit, afin de tout de même bénéficier des facilities offertes aux campeurs. Marché conclu! Nous sommes évidemment déçues, mais nous avons conscience que la situation risque d’être la même dans la plupart des campings avoisinant Auckland et nous avons particulièrement hâte de prendre une douche en ce moment, alors nous ne ferons pas nos princesses aujourd’hui! C’est ensuite à 14h00 que nous partons en direction de la grande ville d’Auckland… Toujours la même celle-là! Beaucoup de gens, beaucoup de voitures, beaucoup de chinois, rien n’a changé depuis les deux derniers mois où nous nous y trouvions! Après avoir déniché un super parking gratuit (gracieuseté d’une dame qui quittait et qui nous a gentiment donné son billet!), nous allons dans le centre-ville en direction du IEP, le programme de vacance-travail auquel on s’est inscrites de Montréal (hum hum… ç’aura pas trop servi ce visa là…). Les grandes portes de l’immeuble où il se trouve sont malheureusement barrées… «Hey, est-ce que c’est fermé la fin de semaine han?? Ben… ça ben l’air….». Eh qu’on n’est pas chanceuses! Non seulement on a droit à Internet gratuit là-bas, mais on avait aussi plein de questions à leur poser! Il faut croire que ça attendra! C’est ça être en vacances et n’avoir aucune réelle obligation!! Nous nous arrêtons donc à notre bon vieux Starbucks pour prendre un café et un scone (ultra populaire ici!) en collation. Nous partons ensuite explorer un peu les rues avoisinantes afin de dénicher un kiosque Internet pas trop loin. Mission accomplie, nous voilà donc toutes les deux installées pour 2h devant un ordinateur dans un commerce assez trou et 100% asiatique (ou devrions-nous dire oriental paraîtrait-il!!).
 
            IMGP1424.JPG Bien revigorées après notre séance d’Internet, nous nous promenons brièvement dans le centre-ville avant de retourner au campervan pour souper. Il est 17 :00 et le botté d’envoi est à 19 :35. Beaucoup de rue seront barrées ce soir autour du Eden Park. Il nous semble donc plus simple de s’y rendre en taxi, EZY ayant son parking payé ici pour plus de temps qu’il nous en faut. IMGP1429.JPG Le taxi nous dépose à quelques coins de rues du Eden Park vers 18 :00. Après être allé prendre possession de nos billets et nous être déguisées en vrais fans de ALL BLACKS, nous sommes maintenant assises dans la section 121 aux bancs BY98 et BY99. IMGP1426.JPG Un peu loin et sans doute pas la meilleure vue du match d’accord, mais pour ce qu’on comprend du Rugby, c’est sans trop de peine que nous laissons les bons sièges aux vrais groopies! Et dieu sait qu’il y en a! La foule est nombreuse et en furie! WOW! Les quelques supporteurs de l’Australie devront crier très fort pour se faire entendre! IMGP1427.JPG Comme le ciel semblait le présager, une fine pluie commence à tomber vers 19 :00. Mais bientôt, c’est un vrai déluge qui s’abat sur le Eden Park! Tout comme les 9 autres personnes dans le même mètre carré que nous, nous encourageons les All Blacks debout essayant d’oublier la mauvaise température. On crie, on soupire, on rit… bref on imite surtout les gens autour et avons l’impression de très bien comprendre ce qui ce passe sur le terrain. La pluie cessera finalement, nous permettant de nous asseoir et même d’accepter une TUI offerte par nos voisins de droite. La partie se termine ver 21 :30 par une victoire éclatante de la Nouvelle-Zélande sur leurs rivaux Australiens. Il fallait bien qu’ils se vengent, eux qui étaient revenus défaits de leur séjour en Australie il y a quelques semaines. Retour à Ezy en taxi encore une fois où nous nous empressons à nous changer, nos jeans étant encore très humides et nos pieds ultra mouillés. Nous retournons ensuite à Avondale à 22h00 environ, et se permettons un petit film ce soir avant d’aller au lit. Rappelons que nous n’avons toujours pas de courant cette nuit… c’est donc à la TV Room que nous branchons l’ordinateur et visionnons 12 Singes, un autres des films loués à Queenstown. Nous retournons nous coucher dans le campercar vers minuit. Il fait plutôt froid ce soir, on n’aurait pas refusé la chaufferette si on avait pu se brancher! Ce sera bien emmitouflées dans nos couvertes et notre polar que nous nous endormirons finalement après que Cath raconte des histoires à Cath encore une fois!
 
22 juillet 2007
 
            Bon matin! 9h00 tapant, nous ouvrons les yeux et allons prendre notre douche avant de nous installer pour déjeuner. Nous nous préparons aujourd’hui à partir en destination de Whangerei, une ville faisant partie de la région au nord d’Auckland, le Northland. Nous quittons définitivement le Avondale Holiday Park à 10h45 et nous dirigeons vers le Pak n’Save, une épicerie que nous avons repérée la veille, afin de combler les divers manques qui commencent à se faire un peu trop ressentir dans le garde-manger. Aujourd’hui, on fait l’épicerie en grand… pour une des premières fois du voyage, on se prend un vrai panier (comme les mamans!) et on s’aventure dans chacune des rangées achalandées, s’arrangeant pour ne rien oublier comme il nous arrive souvent. On n’aurait pas cru que ça pouvait être aussi long, faire les courses! C’est à 12h30 que nous retournons à Ezy pour essayer de compacter nos achats dans les petits espaces de rangement qu’offre le campervan. Nous nous faisons un peu déranger tout juste avant de partir par un membre de la secte Are Khrisna, qui, sorti de nul part, essaie comme il peut de nous vendre un livre… Bonne chance p’tit gars, on est des campeuses, on préfère visiter des aquariums ou des musées maoris que d’acheter des livres de sectes! IMGP1434.JPG Bref, nous prenons la route vers le Nord quelques instants plus tard et ne parvenons à Whangerei qu’à 15h00. Comme les fidèles touristes que nous sommes, nous nous empressons vers le Information Center afin de déterminer les activités auxquelles nous nous adonnerons demain. Trop tard pour aujourd’hui pour visiter, nous sommes un peu fatiguées et nous avons roulé assez longtemps… Nous nous rendons donc au Alpha Holiday Park à 16h00 et nous installons sur un POWER site (oh yeah!!! Du courant, enfin!!) non loin des toilettes évidemment. On s’empresse évidemment de charger tous nos appareils électriques (cellulaires, ordinateur, appareils photos) qui nous ont lâchés dans les derniers jours. Nous écrivons le blog puis vers 19 :00, nous nous préparons du porc sauce chasseur aux champignons et oignons à la cuisine commune où nous jasons un peu avec un habitué du Alpha Holiday Park qui nous démontre sa maîtrise du français en chantant «Alouette je te plumerai la tête…» :P. Rapidement donc, nous allons nous réfugier dans le campervan pour déguster notre souper. Nous nous endormons finalement à 23 :30 ce soir après avoir écouté «Kill Bill vol.2».
 
23 juillet 2007
 
            Même heure encore pour le réveil ce matin. On ferme la chaufferette parce qu’autant qu’on se les gèle le soir, on étouffe quand le soleil se lève! IMGP1441.JPG Halte à la douche puis déjeuner et nous sommes enfin prêtes pour attaquer la journée. Nous irons explorer Whangarei aujourd’hui. Le Town Bassin et les Whangarei Falls ont attiré notre attention. Le Town Bassin est un rassemblement de plusieurs jolies boutiques et restaurants postés autour de la Hatea River. Le soleil brille et nous en profitons pour se promener dans le Town Bassin en visitant les nombreux magasins de produits locaux. Vers 11h30, nous nous rendons aux chutes situées à une quinzaine de kilomètres. IMGP1435.JPG Ici, une agréable randonnée autour des Whangarei Falls nous attend. Encore une occasion de souligner la belle température! Wow! On ressort enfin les lunettes de soleil qui s’enfonçaient graduellement dans notre fouillis au cours des derniers jours!;) IMGP1460.JPG Le sentier nous permet d’avoir une très belle vue des chutes et de prendre quelques photos. Ça fait du bien de se dégourdir les jambes un peu! On a beaucoup roulé récemment et cette petite activité physique est la bienvenue dans notre horaire.  On quitte Whangarei à 13 :00 en direction de Paihia où nous nous stationnons au «I Site», s’aventurons en «ville» pour s’acheter de la moutarde (élément souvent essentiel de notre alimentation :P) et dînons des sandwichs. Après le repas clandestin dans le stationnement, nous quittons à 14h00 en destination de Kerikeri, la ville où nous nous arrêterons pour la nuit. Arrivées dans cette petite ville, notre premier arrêt se fait au United Video, car nous avons terminé hier notre section cinéma de Queenstown et vous aurez deviné que les soirées sont plutôt tranquilles dans le North Country! Encore une fois, nous prenons un bon 45 minutes à sélectionner 6 vieux films que nous pourrons louer pour un montant total de 11$ aujourd’hui! Après une dure série d’éliminations, nous avons nos gagnants! Il ne reste plus qu’à s’ouvrir un compte et le tour est joué! Évidemment, comme nous commençons à le remarquer, nous arrivons toujours à rendre les moments les plus anodins en méga péripéties qui nous feront rire encore longtemps... Cette fois, c’est deux Caths vraiment trop crampées qui se présentent à la caisse. Déjà, ça part mal! La fatigue doit commencer à se faire sentir pour avoir des fous rires comme ça! La jeune fille qui nous sert nous demande tout d’abord carte de crédit+passeport d’une des Catherines. Jusqu’ici, on s’en sort bien. C’est alors qu’elle nous demande où nous restons ce soir…
«-So where are you girls staying tonight?
-oh, well… we don’t know yet... Where are we staying han Cath? We’ll find a camping I guess… (rires)
-Ok but where?? I have to write something…
-Oh, write anything, we don’t know which camping yet! But we can lie and tell you anyone if you prefer… (Allo, on s’en fout d’où est-ce qu’on dort ce soir! On a juste pas checké encore les campings, fais nous pas chier avec ça!!)
-hum… and do you have a phone number?
-Yes, but it’s canadian cell number (et on va certainement pas répondre, ça nous coûterait 50$) never mind, we can give it to you anyways (encore plus de rires! La fille commence à nous trouver louches…)
-Can I have your name too? (demande-t-elle à l’autre Catherine qui n’a pas eut à présenter son passeport)
-My name is Catherine… (la fille nous regarde d’un drôle d’air) yeah I’m Catherine too BUT wait, it’s not the same last name!! (là, on n’est pu capables d’arrêter de rire… PIRE RÉPLIQUE EVER!! hahaha!)
Après un bon 10 minutes au comptoir, on finit par sortir de là avec 6 bons films de styles variés pour nos derniers moments en campervan et sans doute notre photo dans le catalogue des «suspicious custumers» du Uniter Video, en se disant qu’il faut définitivement penser à apprendre à contrôler nos fous rires!!!
 
            La Gibby’s Place nous accueille finalement pour la nuit. C’est un petite camping d’environ quinze places et, croyez-le où non, nous n’avons jamais eu autant de difficulté à repérer les sites de campement. On écrit le blog et lisons puis on soupe léger dans EZY vers 21 :00 (la pizza de Wellington conserver dans son doggybag au réfrigérateur est toujours aussi bonne :P). Nous écoutons ensuite Match Point pour conclure la journée. Il est maintentant 1 :00. Bonne nuit.
Par CathS
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 06:23
11 juillet 2007
           
            Doux réveil digne du bon vieux temps de Queenstown ce matin vers 11h15… Nous entamons notre routine matinale en se dépêchant mais pas trop, puisque nous avons dépassé le check out de 10h00… On se dit que ce n’est pas si grave, que ça ne dérange pas réellement et on prévoit prendre notre douche, déjeuner puis quitter le camping. Le propriétaire, lui, ne semble pas du même avis que nous :S Il vient nous avertir que nous devrions êtres parties depuis maintenant un peu plus d’une heure… «Ok, how does that sound if we’re gone in about… 30 minutes?» et à lui de rétorquer de son humeur massacrante du matin «What about… 5 minutes??» Oups!! On se dépêche finalement à partir d’ici! Donc, c’est dans un parking d’un resto à 2 minutes de là qu’on prend finalement notre déjeuner avant de reprendre la route en direction de Christchurch. On commence à rouler vers midi, et c’est vers 16h30 que nous arrivons à destination. La température n’est malheureusement pas idéale aujourd’hui pour découvrir une nouvelle ville. Il pleut un peu mais pas trop, sauf que c’est surtout très ennuagé, le soleil est pour sa part presque couché (c’est donc très sombre déjà) et de plus, c’est une journée particulièrement froide. Donc, nous nous rendons directement au South New Brighton Holiday Park, un camping à environ 15 minutes du centre-ville de Christchurch où nous passerons la nuit. Le temps de trouver le camping et de s’installer, il est bientôt 17h30. Nous passons un peu de temps dans le campervan, puis allons nous faire à souper dans la cuisine très rustique du camping vers 18h30. Après le repas, nous préparons tous nos effets personnels dont nous aurons besoin demain matin, puisqu’il n’est pas question de se faire mettre dehors d’un camping encore une fois! Nous écoutons en soirée la suite du film de la veille, donc Bourne Suprematy, puis nous endormons vers minuit en réglant notre cadran pour 9h30 le lendemain… ouch!! Ça fait longtemps que nous nous sommes levées si tôt!! On a hâte de voir ce que ça va donner! Bonne nuit!
 
12 juillet 2007
 
            9 :30. Déjà!? Il nous semble que nous venons à peine de fermer les yeux! Après douche et déjeuner, nous nous dirigeons avec EZY vers l’Information Center du centre-ville de Christchurch. La température est malheureusement encore une fois maussade… rien pour nous aider à apprécier la plus grosse ville de la South Island. Il y a beaucoup de voitures, donc peu de stationnement disponible, du trafic en début d’après-midi… bref, de nombreuses caractéristiques propres aux villes bien peuplées dont nous nous passions très bien jusqu’à maintenant.
 
            On se faufile enfin jusqu’au Information Center où nous explorons les dépliants à la recherche de l’activité du jour. Nos recherches ne sont, à vrai dire, pas très concluantes. Nous sommes bien sûr restreintes par le temps de chien qu’il fait dehors. Notre choix s’arrête finalement sur le cinéma. Demain, espérant que le soleil nous fasse grâce de sa présence, nous explorerons Christchurch comme il se doit et irons peut-être même au musée, qui sait!?
 
            Encore une fois, malgré que nous nous soyons informées afin de trouver un cinéma qui offrait un stationnement facile, il nous est impossible de trouver un parking devant le HOYTS Cinema. Nous allons donc simplement jeter un coup d’œil à l’horaire de la journée à l’intérieur en laissant EZY sur les doubles. Il est maintenant 13 :30 et nous irons voir Shrek the Third à 15 :30. En attendant, nous avons amplement le temps de remplir le petit creux qui commence à ce faire sentir dans notre estomac! Nous allons donc acheter quelques denrées qui nous manquent (du pain principalement!) au Pak’N’Save, une méga épicerie aux prix très compétitifs! C’est stationnées un peu plus loin devant ce magasin que nous dînons. Puis, vers 15h00, nous nous redirigeons vers le stationnement du cinéma, espérant être plus chanceuses que tout à l’heure. En effet, nous trouvons une place libre rapidement et entrons donc dans le Entertainment Center… C’est pas mal gros! Après avoir passé un peu le temps au Gift Shop du «Science Alive» (un musée des sciences que, heureusement, nous avons finalement choisi de ne pas visiter… on aurait disons triplé la moyenne d’âge!!!), nous passons ensemble au comptoir pour acheter les billets. Et là, le jeune préposé à la longue tignasse dans le front qui ne semble pas avoir été lavée récemment nous demande de son bel anglais au méga accent Néo-Zélandais: «do you have vvwovnduch dnjvddk??» My god, on ne comprend rien!! On le fait répéter, encore, encore et encore, sans succès. C’est alors qu’il fouille sous son comptoir et sort un certificat cadeau… Ben non, on n’a pas ça! Voyons petit gars, on a tu l’air de venir d’ici?? Bref, peut-être l’avons-nous quelque peu offusqué, qui sait…
 
On nous informe que la salle où nous visionnerons le film est en nettoyage, nous attendons donc en face et se mettons dans les premières en file pour rentrer. C’est en mettant le pied dans la salle que nous nous rendons compte que nous avons des places assignées dans ce cinéma… encore une fois, on est contentes de s’en être rendu compte par nous-mêmes! Une autre situation gênante qu’on vient d’éviter!! On s’améliore!! La salle est assez grande, soit dit en passant et juste pour bien faire, nous sommes situées à l’extrémité gauche, dernière rangée!! Au moins, on voit bien car les bancs sont très espacés… On ne saura jamais si c’est un pur hasard, ou si alors le jeune homme de la caisse voulait se venger car nous avons ri devant lui, ne comprenant rien de ce qu’il nous disait… encore une chose qui restera un mystère…
 
            Shrek 3 nous a bien diverties en cet après-midi pluvieux. Un film qui peut vraiment plaire à toutes les catégories d’âge! Il est maintenant près de 17h30 quand nous quittons le Hoyts à la recherche d’un camping où nous passerons la nuit. Nous nous dirigeons vers un Holiday Park dans l’arrondissement Riccarton, situé du côté ouest de Christchurch. Sur le chemin, notre attention est retenue par un Blockbuster (comme il y en a chez nous!) et nous décidons d’en profiter pour aller louer certains films qui n’étaient malheureusement pas disponibles à Queenstown. Tant qu’à y être, pourquoi pas!? Il nous reste quand même 16 soirées de campervan à occuper! Nous sommes de retour sur la route 30 minutes plus tard. Vers 19 :00, Ezy est branché sur un site du Upper Riccarton Holiday Park d’abord sans avoir payé au propriétaire absent, puis en toute légalité. Nous soupons et terminons la soirée en compagnie de notre blogue et de nos livres. Ordinateur et lecture, mais quelles nerdz nous sommes! Haha. Demain, le lever sera encore tôt. Nous nous couchons donc à 12 :37… mais jacassons jusqu’à … 2h00 du matin :S. Comme si on n’avait pas assez de temps pour se parler pendant le jour! Le réveil ne sera que plus brutal… ;)
 
13 juillet 2007
 
            9h15, le cadran sonne! On ouvre un œil, puis l’autre, essayons de nous rendormir, rouvrons encore les yeux car nous savons que nous n’avons pas le choix de nous lever.. c’est dure la vie! Après un bon 5 minutes de tiraillements intérieurs, nous nous levons définitivement, prêtes pour la journée qui s’annonce. IMGP1316.JPG La salle de bain n’étant malheureusement pas chauffée, nous ne nous y attardons pas plus que le temps de prendre une douche rapide, puis quittons vers 10h30 (wow, on se rapproche du check out time de 10 :00!) le camping qui nous a hébergé pour la nuit. Nous allons ensuite reporter les films loués la veille, puis allons dans un café Internet en face poster le blogue et donner des nouvelles à nos amis Québécois. IMGP1317-2.JPG À notre grand enchantement, la journée s’annonce très ensoleillée et plutôt chaude à Christchurch! À vrai dire, nous avons remarqué qu’en NZ, le soleil plombe très fort et ça fait réellement une différence sur la température ressentie. Donc, vers midi, nous décidons d’améliorer encore une fois notre culture Néo-Zélandaise… Canterburry Museum, here we are! Le musée, situé à environ 2 minutes du Town Center de Christchurch, est très intéressant et bien entendu, c’est une autre activité gratuite à côté de laquelle nous ne pouvions passer! Nous y restons un bon moment, apprenons évidemment beaucoup d’informations sur les Maoris (nous avons même fait la remarque que bientôt, nous allons plus en connaître sur les Maoris que sur les Amérindiens!!), mais aussi sur les animaux impressionnants que l’on ne retrouve qu’en Nouvelle-Zélande, ainsi qu’évidemment beaucoup d’infos sur la colonisation du pays par les Européens. C’est donc un bon moment bien enrichissant que nous y passons avant de quitter définitivement Christchurch en direction de notre prochaine destination, Kaikoura. Malgré notre plus ou moins bonne impression de la ville de la veille (sûrement due en partie au temps gris qui ne la mettait pas trop en valeur…), nous quittons aujourd’hui Christchurch avec une beaucoup plus belle image d’une grande ville, certes, mais qui mérite tout de même le détour. 
 
            C’est donc à 14h00 que nous reprenons la route pour se rendre à notre prochain arrêt. Encore une fois, même si nous avons parfois l’impression de nous répéter, les paysages qui s’offrent tout au long de l’autoroute sont simplement fantastiques. Montagne après montagne, nous ne cessons d’être impressionnées par ce que la Nouvelle-Zélande peut nous offrir. La route entre Christchurch et Kaikoura est bordée par plusieurs vineries et évidemment, de nombreux troupeaux de moutons, ce qui ne fait qu’agrémenter le paysage. Après un trajet de 2h00 qui a passé comme 30 minutes, nous voilà presque dans la très jolie petite ville de Kaikoura… Tout juste en arrivant aux bords de la ville, nous percevons de la mer de très fortes vagues qui se cassent à environ 30 mètres de nous. My god, comme un si petit endroit perdu dans le monde peut être charmant! Nous avons une vue féerique de l’océan Pacifique qui se mêle aux magnifiques montagnes et glaciers à l’horizon! Comme toujours, semble-t-il que les images captées par l’appareil photos ne peuvent recueillir qu’une fraction de la beauté que nous expose Kaikoura. IMGP1329.JPG
 
            Nous arrivons dans le petit Town Center où nous repérons le Dolphins Encounter. En effet, nous avons réservé, il y a quelques jours, deux places pour un tour de bateau qui nous permettrait de nager avec les dauphins sauvages du Pacifique. La réservation étant fixée pour le 14 juillet à 12 :30, nous allons aujourd’hui confirmer notre présence au Dolphins Encounter et aussi s’informer sur certains détails liés à notre expédition du lendemain. Au comptoir des services, la dame nous dit qu’ils n’auront sans doute pas assez de gens pour remplir le tour de 12 :30. Notre seule option sera donc de sauter dans le bateau de 8 :30… 8 :30 du soir nous direz-vous… Mais malheureusement pour nous, c’est bel et bien 8 :30 du matin. OMG. Ça doit faire un bon deux mois qu’on ne s’est pas levées aussi tôt! Honnêtement, ce n’est pas tant la fatigue et la paresse qui nous fait peur, mais sachez qu’ici, le soleil ne se lève qu’à 7 :30. Conclusion : à 8 :30 du matin, il n’est pas très haut dans le ciel et n’a pas eu beaucoup de temps pour faire son travail le plus important, c’est-à-dire réchauffer! Et cette dame, innocemment, est entrain d’essayer de nous convaincre de sauter dans l’océan à 8 :30 du matin! JAMAIS! Aucune chance! C’est BEAUCOUP trop tôt! Est folle ou quoi!?…
-(après 15 secondes de discussion en français au comptoir…) Well, all right, no worries, we’ll take the eight thirty tour of tomorrow morning...
-Ok so bring your bathing suit, towels, a LOT of warm clothes and a bag.
-(on peut pas croire qu’on va mettre notre maillot de bain demain, il fait 7˚C dehors!) Ok, sounds good. See you tomorrow! :D… ( :S)
 
De là, on va à la recherche d’un camping au plus vite. Le plan étant de se coucher tôt ce soir! Il est 17 :00 lorsque nous somme installées au A1 Kaikoura Motels & Holiday Park. Le camping n’a rien d’impressionnant (pas comme notre merveilleux Lakeview de Queenstown!!), mais comme nous n’y resterons pas longtemps, on ne se plaint pas. Nous consacrons encore une fois un bon moment à la rédaction de notre chef-d’œuvre littéraire (pour ceux qui n’ont pas compris… on parle ici de notre blog!), puis nous soupons vers 19h00. En faisant le souper, nous avons spotté quelque chose de très cool qui est une excellente nouvelle pour nous… nous parlons bien d’un four, qui, ne le croirez-vous peut-être pas, est très rare dans les campings de la NZ !! Après notre succès du premier gâteau au chocolat, nous nous en sommes bien entendu racheté un second il y a environ deux semaines. Donc, nous faisons cuire notre délice tout en préparant nos effets pour le lendemain. Pas question de se garder quoi que ce soit à faire demain avant de partir! Le but, c’est de se lever, déjeuner rapidement puis quitter, de façon à dormir le plus longtemps possible!! Donc, après tout ça, nous nous installons à 21h00 pour écouter Virgin Suicide (que nous avons loué à Christchurch), bien entendu avec un bon morceau de gâteau au chocolat! Avec ça, la soirée n’a pas le choix d’être un succès J Nous nous endormons vers 11h00, excitées en pensant à la journée du lendemain!!
 
14 juillet 2007
 
            (Sonnerie de réveil de cellulaire à 7h00)… MY GOD, est-ce réellement possible qu’il soit déjà 7h00?? Il fait noir dehors... La nuit a été beaucoup trop courte il nous semble… On se laisse un petit 10 minutes? 20? … Ok, lets go, c’est pour une bonne cause au moins qu’on se lève si tôt!! 7h25, nous sommes à la salle de bain en train de se préparer pour aller au Kaikoura Dolphins Encounter. On déjeune, puis quittons vers 8h10. Arrivées vers 8h17 (ouff, on est d’avance, ils ne demandaient que d’être là pour 8h20! On aurait pu dormir 3 minutes de plus… avoir su !!), nous nous présentons au comptoir, énervées à l’idée de nager avec des dauphins dans à peine quelques heures!! La dame (la même que la veille) prend le paiement final, mais nous informe bien clairement que parfois, il est impossible de nager avec les dauphins s’ils ne sont pas coopératifs. Elle nous dit que la veille, tout s’est très bien passé, mais que ça dépend toujours des journées et qu’il n’y a aucune garantie. Bien entendu, si nous n’avons pas la chance de plonger, il y a un remboursement partiel et blablabla… On dit que tout est correct, on achète même une caméra photo jetable Waterproof pour prendre des photos dans l’eau et attendons de se faire appeler dans 10-15 minutes selon ce que la préposée nous a dit. Vers 8h45, nous nous dirigeons vers une autre pièce à l’arrière, où deux employés nous expliquent comment choisir avec soin notre habillement pour sauter dans l’océan. IMGP1332.JPG Vous l’aurez deviné, il s’agit d’un Wet Suit, avec gants, couvre-pieds, palmes, masque et casque de plongée. Ouf, ça promet!! On s’en va ensuite dans un genre de vestiaire pour se changer. Il y a quelques autres personnes avec nous (des filles évidemment!)… on ne comprend pas pourquoi, mais on est les seules à trouver ça pas mal drôle de mettre un Wet Suit!! On est beaucoup trop crampées, ça fait pas trop sérieux!! On s’en va même subtilement dans la petite salle de douches à l’arrière pour se prendre en photo tellement on trouve ça comique… Mais tout ça, ce n’est rien à côté du moment où on a mis le fameux casque. On riait tellement qu’on était en petit bonhomme à terre devant le miroir en se regardant… Disons que nous nous sommes retenues de prendre des photos de ça!! Même pas pour les archives, alors imaginez!! Une fois les derniers ajustements de taille faits et le Wet Suit bien en place, nous sommes orientées vers une salle de projection où nous est présenté un film d’une quinzaine de minutes. Le film nous montre ce qui se passera à partir de maintenant et nous donnes des conseils afin d’approcher les dauphins. On nous rappelle que ce sont des dauphins sauvages, qu’ils ne sont pas nourris ni dressés par qui que ce soit, et que leur comportement n’est jamais prévisible. Nous sommes donc un groupe d’environ 25 personnes à écouter les dernières règles de sécurité avant de se diriger tous vers un autobus affichant le logo du Dolphins Encounter Tour.
 
IMGP1360.JPG L’autobus nous dépose à la South Bay après un trajet d’une dizaine de minutes. Ici nous attendent un bateau et son capitaine. Après s’être identifiées, nous sommes invitées à rejoindre d’autres participants (nageurs et spectateurs) sur le deuxième étage du bateau. On apprend rapidement par un crew member que l’endroit le plus confortable pour la petite croisière et par conséquent, celui où les gens ayant tendance au mal de mer doivent se tenir, est situé au rez-de-chaussée. «Aucun problème, se dit-on, on n’est pas des moumounes! La vue est tellement plus belle en haut!»
 
            Ça fait maintenant 45 minutes qu’on navigue sur les eaux agitées de l’océan Pacifique à la recherche de dauphins au comportement propice pour nous permettre de les rejoindre à l’eau (à une température de 9˚C!!!!). IMGP1345.JPG Le paysage est toujours aussi magnifique, mais suivre le trajet des dauphins demande au capitaine de tourner beaucoup, de ralentir, puis d’accélérer, ce qui est de moins en moins agréable pour notre estomac. Ouf.. Cependant, on voit plusieurs dauphins, qui passent souvent très près du bateau, mais ils n’ont pas l’esprit sociable aujourd’hui semble-t-il. IMGP1344.JPG Nous allons explorer trois aires où les dauphins aiment se promener (des endroits donc très riches en plancton!) avec toujours le même résultat. Oui des dauphins, des familles parfois, toujours en groupe d’au moins quatre, mais pas de dauphins joueurs en vue. On nous transporte ensuite dans une petite baie où nous avons la chance de contempler des centaines de petits pingouins, de grosses otaries, et aussi des albatros! Wow, c’est vraiment un attroupement ici! Un open house d’animaux marins! :P
 
            En quittant la petite baie, on nous informe que nous rechercherons encore des dauphins, mais qu’honnêtement, les chances de pouvoir nager aujourd’hui ne sont pas encourageantes. :S Décevant. Mais dans l’état que se trouve bientôt notre estomac, nous avons bien hâte de retrouver la terre ferme! Bien sûr, l’inconfort et la chaleur de notre Wet Suit n’aident pas du tout notre condition! On ne pense plus vraiment à nager avec des dauphins présentement, mais plus simplement, on se concentre sur notre res-pi-ra-tion. Ouf… Et nous qui avons été trop capricieuses pour s’installer confortablement au rez-de-chaussée lorsqu’on en était capables… Maintenant, le déplacement pourrait être fatal. :P C’est ainsi qu’à 11 :30, nous sommes heureuses de rejoindre enfin notre monde, celui des animaux terrestres! :D
 
            Retour donc au Kaikoura Encounter en autobus, où on se fait tout de même offrir un biscuit pain d’épice (la dame ne nous a pas averties par contre qu’il faut de bonnes dents pour le manger! Ultra sec!) puis du chocolat chaud. IMGP1357.JPG Ensuite, nous allons nous rechanger puis quittons l’établissement, déçues certes, mais comme nous nous sommes fait la promesse de nager avec des dauphins au Fidji (avec la poignée de main secrète évidemment!!), nous sommes confiantes que ce n’est que partie remise. Aussi, l’expérience de la visite guidée dans un environnement où la vie marines est si active était très enrichissante. Ensuite, suivant le plan de la journée, nous nous dirigeons à 12h30 au Lobster Inn Restaurant & Bar pour manger des fruits de mer pour dîner. Nous commandons donc soit des moules marinées aux tomates et basilique / pizza aux crevettes dépendant de quelle Cath, avec un side de frites en accompagnement… on devrait dire, un ÉNORME side de frites!! On se régale, mais surtout on se bourre ce midi! C’est si bon qu’on veut terminer… mais n’y arrivons pas! C’est finalement le ventre bien plein qu’on reprend la route vers 14h00 en direction de Blenheim, notre prochain arrêt.
 
            Arrivée à destination à 15h30. Nous allons premièrement au Information Center, car nous avons prévu prendre le Ferry demain et nous voulons booker nos places. Malheureusement, il ferme à 15h00 la fin de semaine… Nous nous dirigeons donc vers le centre-ville, où nous partons explorer un peu. Il fait très soleil aujourd’hui et la température est vraiment agréable, surtout comparativement au froid du Sud de l’île. Nous nous promenons donc, surprises de ne pas retrouver beaucoup de passants pour un samedi après-midi… C’est alors qu’on se rend compte que le samedi, tout est pratiquement fermé à cette heure! En regardant les «Business Hours» de quelques commerces, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas trop d’action la fin de semaine à Blenheim, la plupart des magasins étant aussi fermés le dimanche! Il y en a qui font la belle vie !! On trouve tout de même un café Internet qui est envahi par une communauté portugaise et qui reste ouvert jusqu’à 21h00… Bref, on attend environ 10 à 15 minutes, puis on s’installe afin d’acheter nos billets pour un traversier de demain. Malheureusement, les traversiers offrant les meilleures heures sont déjà complets et il semble compliqué et pas très bon marché d’acheter les billets en ligne. On quitte donc, décidant de rester une journée de plus à Blenheim afin d’aller au Information Center demain pour acheter nos billets. Pas de stresse, on est en vacances!!
 
            Donc, c’est vers 17h00 que nous nous enregistrons pour deux nuits au Duncannon Holiday Park, un camping géré par un couple retraité qui possède une superbe villa sur le terrain voisin. Le vieux monsieur à l’office nous offre même une visite guidée des installations (toilettes, cuisine, etc) ainsi que des sites disponibles. Wow, du luxe cette visite, on n’a jamais eu droit à ça avant, nous qui sommes devenues des Queens du camping en NZ!! Donc, nous nous installons sur un terrain assez près des toilettes, critère #1 dans tous nos choix de terrains. On s’aventure ensuite à prendre notre douche (pas terrible, mais on a connu pire), puis on chill dans le campervan environ une heure à faire des petits trucs par-ci par-là. Puisqu’on se sent encore pleines comme si on venait tout juste de dîner, on ne peut envisager de souper ce soir… On s’installe donc vers 20h00 pour écouter The Aviator, qui dure presque 3h00. Va-t-on s’endormir dessus, nous qui nous sommes levées à 7h00 ce matin? Eh non, croyez-le ou pas! Par contre, on n’a pas trop jasé à 11h30 quand il était le temps de dormir! En plus, on n’a pas à mettre de cadran pour le lendemain, on va pouvoir dormir tard! Yes! Sur cette pensée, on dort après 30 secondes à peine!
 
16 juillet 2007
           
            Réveil partiel à 9h30, puis lever officiel à 10h00. On commence tranquillement à reprendre un rythme de vie qui fera plaisir à nos parents! On a quelques plans pour la journée, c’est toujours plus encourageant de se lever relativement tôt dans ce temps-là! (eh oui, pour nous, les Queenstownoises que nous sommes, 10h00 c’est tôt!). Donc, on se prépare et on passe un peu de temps au camping ce matin, puis on quitte pour le Information Center vers midi. On book alors notre ferry avec la préposée et apprenons malheureusement qu’il n’y a pas de laundromate à Blenheim… dommage, on ne pourra pas faire notre lavage aujourd’hui, ce qui commence peu à peu à tarder… Donc, nous retournons au centre-ville, stationnons EZY, puis partons à la recherche de cabines téléphoniques pour donner un peu de nos nouvelles au Québec. IMGP1376.JPG Nous passons alors à notre prochaine activité de la journée, soit aller prendre un verre de vin dans un café recommandé dans un de nos guides touristiques. Il faut comprendre ici que nous ne sommes pas des alcooliques dépendantes au vin… C’est qu’à Blenheim, il y a des tonnes de vineries et le marché du vin y est par conséquent très développé. La majeure activité touristique à faire est de visiter une de ces vineries, mais ces tours sont assez dispendieux… nous avons donc décidé de nous abstenir, mais voulons tout de même souligner la popularité du produit local en allant prendre un verre. Nous entrons donc dans le Chequers (tiens, un resto d’ouvert le dimanche, on est chanceuses!), un resto-bar-bistro chaleureux et huppé où nous commandons un verre de vin de la place, ainsi qu’une collation pour subsister jusqu’au souper. C’est un Rosé et un Souvignon Blanc qui nous sont servis à notre table. Après avoir fini notre coupe, nous nous dirigeons au Farmers, LA méga chaîne de pharmacies de la Nouvelle-Zélande qui est elle aussi ouverte le dimanche, jusqu’à 16h00 seulement par contre. On y entre pour faire une petite commission, mais croisons malencontreusement le rack de lunettes fumées. Ayant toutes les deux besoin justement d’une nouvelle paire (le pire c’est que c’est vrai!) nous passons un bon 30-45 minutes à toutes les essayer et à faire des rounds d’éliminations pour chacune… Bien sûr, vous aurez compris qu’on magasine surtout pour les Fidji, alors il faut s’imaginer en maillot de bain sur la plage avec le soleil plombant et l’océan qui nous chatouille les orteils pour bien choisir, ce qui n’est pas toujours évident avec notre manteau d’hiver!! Bref, après un bon moment d’hésitation et beaucoup de rires, nous sortons gagnantes, une paire de verres fumés chacune! Encore une fois, la Cath Team a réussi sa mission J Nous arrêtons ensuite au New World acheter des petits trucs qui manquent à notre garde-manger puis regagnons notre terrain de camping. Nous prenons alors un bon moment encore une fois à écrire le blog et à lire (en alternance selon la personne qui écrit, aurez-vous peut-être compris) puis commençons la préparation du souper vers 19h00. On soupe et se couche tôt ce soir aussi, le traversier partant à 9h50 demain matin, ce qui veut dire qu’on doit être à Picton à 8h50, donc départ de Blenheim à 8h00 demain matin (ouch!). En soirée, nous prenons un peu de temps pour finaliser l’article et regardons les nouvelles photos prises dans les derniers jours… une activité bien simple que nous apprécions beaucoup et qui s’avère souvent plus longue que l’on ne l’aurait cru! Nous nous couchons à 23 :00 et ne s’endormons qu’à 12 :15… placoteuses que nous sommes :P.   
 
 
 
           
Par CathS
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 01:20
«Quand faut y’aller, faut y’aller!» Voilà ce que se disent deux voyageuses dignes de ce nom après avoir passé 3 semaines dans la merveilleuse ville de Queenstown. Toute bonne chose a une fin, certainement, mais d’un autre côté, nous nous comptons très chanceuse que notre fin ait cette allure! Après tout, oui nous quittons notre Queenstown chérie, mais qui sait vers quelles autres aventures la route va nous mener! Plus que trois semaines avant les îles Fidjis. Moins de trois semaines en Nouvelle-Zélande! Ne perdons donc pas plus de temps! Explorons, découvrons, rions… voyageons!
 
6 juillet 2007
 
             Réveil habituel vers midi, on effectue notre petite routine matinale (course jusqu’aux douches à 4 secondes d’Ezy, puis déjeuner (qui joue aussi le rôle du dîner) vers 13h00). Ensuite, comme nous sommes fidèles, que nous pensons très souvent à vous et que nous voulons votre bien, nous nous livrons à la création du blog pour un bon 2-3h. IMGP1262.JPG Finalement, nous allons à notre café Internet habituel pour poster le merveilleux article précédent. Nous restons alors en ville quelques instants, pour ensuite se diriger vers l’épicerie du coin, notre garde-manger n’ayant plus grand chose à nous offrir… L’épicerie n’est vraiment pas très loin du camping, c’est une marche d’environ 12 minutes seulement qui nous sépare d’EZY… Par contre, quand on traîne chacune deux sacs d’épicerie bien remplis, eh qu’on trouve ça plus long!! La fameuse côte est beaucoup plus exigeante!! Bref, c’est un peu essoufflées qu’on retourne au camping ce soir. Ensuite, nous nous concoctons un bon petit souper à la cuisine vers 19h00, pour ensuite retourner au campervan. On se prépare par la suite à notre sortie du vendredi soir… On quitte finalement le camping vers 11h00 pour se diriger, vous l’aurez deviné, au Buffalo Club encore une fois! Arrivées au Buff, le doorman nous dit qu’il y a trop de monde en dedans pour l’instant et que nous devons malheureusement attendre un peu à l’extérieur. Un mini line-up se crée donc dehors... Rien à voir avec le Cheers du mercredi soir ou bien le Loft d’un chaud mardi d’été bien entendu, mais tout de même, on est un peu surprises, nous qui sommes habituées à rentrer instantanément et même à parfois se faire reconnaître par le bouncer! Finalement, après un bon 2 minutes max d’attente devant la porte, nous entrons dans le bar.
 
             IMGP1305.JPG Effectivement, ça paraît que nous sommes vendredi soir! Beaucoup de gens se sont passé le mot pour venir au Buff! On se déniche cependant une table et y prenons place avec une Rädler. Il y a tellement de monde qu’il est difficile de penser faire un tour d’exploration! C’est donc de notre tabouret que nous croyons reconnaître un visage parmi la foule : Rhys. Son identité est confirmée par la présence de son acolyte Rick à ses côtés. Ils sont avec deux autres filles ce soir. (ouhhh! Nous serions nous faites remplacer aussi vite!?!? C’est qui, elles!?) Bientôt, les gars sont très loin et sont entrain de commander au bar. Il nous faudrait 15 minutes pour les rejoindre alors nous décidons de demeurer sagement dans notre coin en attendant. C’est finalement Rhys qui nous aperçoit quelques minutes plus tard. C’est toujours aussi chouette de le voir! J On parle de tout et de rien quand nous réalisons avec lui que nous partons vraiment très bientôt! C’est avec déjà un peu de nostalgie dans le regard que nous vient l’idée de se faire inviter à souper chez eux. Semble-t-il que Rhys est un excellent cook (nous en doutions au premier coup d’œil, mais Rick l’a maintes fois confirmé) et il est enthousiasme à l’idée de cuisiner pour nous. «I love to cook!» Parfait, on adore manger de bons repas! Nous pouvons même lui dire nos préférences, mais nous désirons malgré tout que la nature du repas demeure secrète jusqu’à demain. Miam! On en bave déjà!
 
Donc, tout en jasant avec Rhys, nous apprenons qu’un de ses amis d’England est venu le rejoindre en NZ. Il nous propose de le rencontrer, nous acceptons évidemment, sans penser que nous devions traverser le bar entier pour le rejoindre!! Après un bon 5 minutes de «oups, sorry! Sorry…» lorsque nous fonçons dans tout le monde, on rejoint Ghraz (son vrai nom étant Graham). C’est un joueur de rubgy universitaire que Rhys a rencontré lors de ses études. Il est très comique et a une drôle de tuque (lignée vert fluo et blanche, avec évidemment une petite casquette comme se doivent les snowboarders qui sortent dans les bars!). Il nous parle alors de Whistler (chose qui arrive très fréquemment lorsque nous disons que nous venons du Canada!!), nous apprend qu’il y a passé quelques temps l’année dernière et qu’il a tout simplement adoré ça. Il nous complimente ensuite sur notre anglais, essaie de dire quelques phrases en français… C’est dans ces moments-là qu’on se dit qu’une chance que nous, nous sommes capables de nous débrouiller avec notre langue seconde… On ne peut malheureusement pas compter sur le français pour discuter avec des gens de partout dans le monde! À part «Comment tu t’appelles?» et «Je veux une grande bière», ils ne savent pas dire grand chose! Bref, nous terminons notre verre au Buffalo puis quittons pour éventuellement se diriger vers le Chicos, comme à l’habitude. Nous faisons par contre un arrêt au Fergburger, car Rick et les deux autres filles (c’est-à-dire nos ennemies!!) ont le goût d’un burger de minuit. Nous attendons un peu car c’est Rick qui a les «vauchers» de bières à $2, mais il fait froid ce so ir! (environ -10˚C) Brrrr… Bien que Ghraz n’est pas ne manteau car «in England, we don’t need those… we drink to get warm!», il s’impatiente et lui et Rhys se débrouillent pour prendre à Rick les coupons. Finalement, quelques instants plus tard, nous montons les escaliers qui nous menent au Chicos. On parle brièvement à deux garçons qui porte le chandail du Nevis Highwire Bungy et allons ensuite rejoindre les autres sur une banquette. Habituellement, 4 est un excellent nombre autour de ces tables… Ce soir on est 8 lorsque Rick et ses amies viennent nous rejoindre! On chill donc dans ce bar encore environ 1h00, puis quittons pour le Winnies, un bar voisin. 
 
The party’s on au Winnies encore une fois! Après quelques instants au bar, nous nous assoyons près du foyer, mais n’y restons pas longtemps réalisant que le feu n’est pas allumé et que notre table est beaucoup trop près de la porte menant à la terrasse. Vraiment pas un bon «spot» pour se réchauffer! On préfère donc se tenir debout près d’un comptoir pour discuter. Rick est assez réchauffé ce soir et à part passer de temps en temps pour nous dire qu’il nous aime et nous faire des câlins collectifs, nous ne lui parlons pas beaucoup. Nous rencontrons rapidement Rod, un Brésilien, qui nous aborde en nous demandant : « why are you girlz looking so cheeky?» lol… Si seulement il savait ce que nous étions en train de regarder! Bref, on parle maladroitement espagnol avec lui, il nous parle un peu français. Il a 20 ans et après ses études en droit au Brésil, a commencé à voyager à travers le monde. Il a fait l’Asie, l’Australie et est maintenant en Nouvelle-Zélande pour quelques mois. Honnêtement, c’est un des gars les plus drôle qu’on ait rencontré depuis le début de notre voyage! Vraiment, vraiment comique ce Rod!
 
Vers 2h30, on le quitte cependant parce que nous allons tous au Bardeaux, qui est un bar entre le Chicos et le Winnies. Nous nous installons donc à une table avec Rhys, Rick et une fille blonde dont on ne veut même pas savoir le vrai nom (hihi!). Curieusement, Ghraz n’est plus de la partie… On apprendra par la suite qu’il est allé au World Bar avec un autre de ses amis! Il n’a pas trop aimé ça par contre, mais il ne s’est même pas réellement rendu compte qu’on s’était séparés!! Bref, on discute un bon moment au Bardeaux, puis on se dirige encore une fois vers le foyer (celui-ci étant allumé au moins!!). Puis, après peut-être une heure passée au Bardeaux, les gars proposent d’aller au Barup, le bar qui reste ouvert jusqu’à 7h00 le matin et où ils ont l’habitude d’aller prendre quelques verres en fin de soirée. Nous décidons de les accompagner pour un dernier verre nous aussi. Par contre, on les a un peu perdus de vue, car alors qu’ils écoutaient une dernière chanson avant de quitter le bar, on s’est mises à discuter subitement avec trois Irlandais juste à côté de nous. «It is the first time that we meet Irish people!! Hey, there’s a lot of Irish bars in NZ! By the way, do you like the Guinness beer??»… rien de très savant comme conversation que nous avons eu avec eux. Par contre, nous avons eu la chance de partager encore une fois notre expérience de bungy, eux-même ayant sauté aujourd’hui même! Finalement, après tout au plus 15 minutes de conversation, nous quittons pour le Barup nous aussi. C’est la première fois qu’on entre dans ce bar! Comme son nom le dit, il faut monter un escalier pour y aller… C’est très petit!! Il y a un bar au fond, puis à l’opposé de la pièce se trouvent quelques divans très confortables. Disons qu’on en fait très rapidement le tour! Bref, nous allons nous asseoir sur les divans tout en buvant une Sol, très bien commandée au bar malgré nos petites hésitations par rapport à la façon dont on le demande… «Cath on dit comment?A Sol? El Sol? Una Sol? Jsais pas trop!!». «A Sol beer pleaz!» Et voilà le travail! Nous ne restons pas longtemps par contre au Barup, peut-être une demi-heure environ, puis quittons pour aller se coucher. Nous disons donc au revoir à nos amis, en confirmant le rendez-vous du lendemain, 19h30 devant le Cinema, pour le fameux souper établi il y a quelques heures. Bonne nuit, à demain!
 
7 juillet 2007
 
             Bon, ce matin, on ne se lève pas à temps pour avoir accès à la salle de bain! La dame du ménage a déjà affiché devant la porte d’entrée «cleaning in progress»! … On attend donc qu’elle termine son ménage pour faire l’effort de se lever. Et quelle belle journée se présente à Queenstown! Le ciel est entièrement dégagé et le soleil brille. Il fait particulièrement froid cependant pour cette heure de la journée. IMGP1257.JPG On doit ressentir une température d’autour de 3˚C. Aujourd’hui, nous nous promenons encore en ville. Les montagnes Remarkables sont illuminées par les rayons du soleil et sont particulièrement ma-gni-fiques! On se surprend à l’oublier parfois dans notre routine quotidienne, mais Queenstown est sincèrement une des plus belles villes au monde. C’est à couper le souffle! Vers 17 :00, on revient à EZY où nous regardons quelques photos prises aujourd’hui et lisons un peu. On a hâte au souper! On commence donc à se préparer vers 18 :15. On quitte le Lakeview Holiday park en emprunant toujours le sentier qui nous remémore bien des souvenirs cocasses, et se dirigeons rue Camp pour accéder au Liquor Store. Nous amènerons du vin chez nos hôtes tout de même! C’est donc à deux pas du Betty Liquor Store que nous croisons Rhys et son ami Jono, ce dernier étant barman au Barmuda ce soir. Rhys doit faire un petit arrêt à l’épicerie à deux minutes de là, nous irons donc le rejoindre après nos achats. Finalement, nous le croisons à la sortie de l’épicerie, se demandant ce qu’il vient d’acheter pour le souper!! On a si hâte de bien manger… On n’est pas si mal en cuisine, croyez-nous, mais disons que nos repas ne sont pas très variés! Bien sûr, nos installations sont limitées et notre budget restreint! Donc, nous nous rendons (en taxi, car Rick à encore briser la voiture!) à la maison que partagent Rhys, Rick et Jono (la maison appartenant à la belle-mère de ce dernier, mais comme elle est à vendre, ils peuvent y habituer gratuitement jusqu’au mois d’octobre! Chanceux quand même!). Wow, une maison!! Ça fait longtemps qu’on a mis les pieds là-dedans !! C’est grand, et il ne faut pas passer par dehors pour aller à la cuisine ou à la salle de bain!! La maison est jolie, ils y sont vraiment bien! Par exemple, ils ont dû se fournir en meubles puisque les parents de Jono ont tout amené avec eux… Donc, c’est sur une table d’extérieure en plastique que nous aurons ce fameux souper! Au fond, ça fait la job! Seul point négatif par rapport à la maison par contre… Il fait froid!!! Ils ont un foyer à combustion lente pour chauffer la maison au charbon pourtant, mais c’est tout de même assez froid…
 
On s’installe donc à table pendant que Rhys prépare le souper, «Are you sure you could use our help?» On est polies quand même! Évidemment, il n’en veut pas! Finalement, après peut-être une heure, on passe à table. Et on se DÉLECTE! Miam… On a droit ce soir à du poulet mariné dans une délicieuse (et abondante!) sauce, le tout accompagné de carottes et poivrons, bien rôtis, ainsi que des petites pommes de terres assaisonnées et rôties elles aussi. C’était si bon! Quand on lui demande où il a appris à cuisiner si bien, il nous apprend que lorsqu’il était jeune, sa mère est retournée à l’université alors sa sœur et lui ont dû apprendre la cuisine, car ils étaient souvent chargés du souper. Belle façon d’apprendre à faire à manger! On s’apprête à terminer notre délicieux souper lorsque Rick s’effondre littéralement dans l’entrée en ouvrant la porte. Il revient de faire quelques descentes en snow et nous nous doutons bien que la journée a dû être épuisante pour lui. Ils sont sortis du Barup à la fermeture et Rick travaillait ce matin. Traduction, il n’a dormi qu’un peu plus d’une heure la nuit dernière! Et il parle même, en finissant les restants du festin préparé par Rhys, de retourner en ville ce soir! Vraiment, on se demande comment il fait!?!
 
Après avoir donné nos compliments au chef, on décide de prendre la soirée relax ce soir et d’écouter un film. Rick va en ville et nous et Rhys (qui est cassé et épargne son compte de banque ce soir) écoutons un DVD. The Manchurian Candidate que nous regardons confortablement couché sur un sofa improvisé roule jusqu’à minuit. Nous discutons un peu en regardant Die Heart 2 qui joue à la télévision et appelons un taxi vers 12h30. Entre temps, Rick est revenu avec Lizie, la fille pas trop belle de la veille, et on regarde les étoiles dehors. Le ciel de la Nouvelle-Zélande est spectaculaire comme toujours. La voie lactée est toujours bien visible et des milliards d’étoiles s’illuminent dans la nuit. Un ciel d’une beauté qu’on ne voit que très très rarement au Québec. Le taxi arrive enfin à Arthur’s Point. On salut Rick et remercie encore une fois Rhys pour son hospitalité. La chauffeuse nous dépose rue Brecon, au Lakeview Holiday Park et nous nous couchons à 1h30.
 
8 juillet 2007 
 
             IMGP1267.JPG On se réveille vers 11h30 ce matin, bien en forme et bien reposées. On a une belle activité de prévue aujourd’hui, on a hâte! Tranquillement (mais sûrement!) nous nous préparons pour quitter le camping. Finalement, après avoir dîné, nous nous dirigeons, à pied toujours, vers la station de téléphériques qui montent jusqu’au haut de la montagne juste en arrière de notre camping. Pour vous situer un peu, la billetterie est située à environ 1 minute de marche du Bird Life Park où nous sommes allées il y a quelques jours. Donc, nous achetons notre billet qui inclue un voyage en gondolas ainsi que deux descentes en luge, une activité dont nous avons beaucoup entendu parler depuis que nous sommes arrivée à Queenstown. Après quelques instants, nous montons à bord de notre téléphérique qui nous offrira sans doute la plus belle vue de cette ville que nous aimons tant. My god, c’est tellement beau!! Nous voyons encore mieux la Queenstown Bay (l’étendue d’eau qui borde la ville) ainsi que les magnifiques montagnes qui nous entourent. Sincèrement, de tout le voyage, ce paysage à couper le souffle restera sans aucun doute dans nos favoris. Queenstown est officiellement une des plus belles villes au monde... du moins, dans notre répertoire des villes du monde!:P
 
Donc, une fois rendues à destination, IMGP1266.JPG nous passons un peu de temps dans le magasin de souvenirs qui a attiré notre attention. Puis, prêtes pour la descente, nous suivons les indications jusqu’aux pistes de luges. Parées d’un joli casque sur la tête, nous sommes maintenant prêtes à nous mettre en file pour les télésièges qui nous transporteront un peu plus haut. Ensuite, il y a deux files, donc deux pistes : Une qui est appelée la «Scenic Trail» pour la première descente de la journée de chacun (mais surtout pour les enfants et pour les peureux…) et une plus tricky à côté. Évidemment, nous nous trompons de file et allons dans la plus vite en premier… Une chance que, pour une fois, nous nous sommes rendues compte de notre erreur par nous-mêmes avant de se faire revirer de bord par la fille qui donne le signal pour partir! Enfin, même si ça fait bientôt deux mois que nous sommes en Nouvelle-Zélande, c’est à croire qu’on reste toujours aussi touristes !!
 
On attaque notre première descente avec confiance. Les luges ne sont pas des luges telles que nous les connaissons. Même si nous parlons souvent de la basse température, au niveau de la ville de Queenstown, on ne peut pas voir de neige. C’est donc dans des luges à roulettes munies de freins actionnés avec le volant que nous prenons place. IMGP1259.JPG En fait, on descend sur un chemin d’asphalte qui traverse la montagne en additionnant courbes, pentes et tunnels. C’est beaucoup plus rapide qu’on pouvait le penser! Mais on s’amuse comme des enfants!.... même si ceux qui nous dépassent dangereusement semblent avoir bien du plaisir eux aussi... On remonte par le télésiège pour notre deuxième descente. Attention! La piste est pour les experts! :P Un peu moins confiantes, mais toujours très souriante, on se lance! Finalement, cette deuxième piste est légèrement plus rapide, demande un peu plus de contrôle dans les courbes, mais est aussi cool! J Bref, après ce retour en enfance, c’est les joues rouges et les pieds froids que nous prenons un petit snack au café du centre. On redescend ensuite la montagne en gondole et admire de ce point de vue pour la dernière fois Queenstown que nous quittons bientôt. L Nous sommes de retour à EZY à 17 :00 et racontons notre aventure sur l’ordinateur.
 
 Il est bientôt temps de faire le souper. À 21 :00, il y a une présentation cinématographique dans la TV room que nous avons mise à notre horaire. Mais voilà que nous sommes prises au dépourvu quand, autour de 21 :00, nous nous dirigeons vers la salle en question et la trouvons remplie de monde! ..Finalement, il n’y a pas de place pour nous! L. Décevant… Mais nous ne nous laissons pas déprimer pour si peu! Un peu de débrouillardise quand même! Si le film ne vient pas à nous, c’est nous qui irons à lui. Nous sommes donc, 15 minutes plus tard, au Video United qui nous offre de louer 6 films pour le modique prix de $10! On va faire des réserves pour nos soirées tranquilles de road trip tant qu’à y être! Ce soir, nous écoutons donc Elizabethtown (un film qui raconte l’histoire d’amour entre un jeune ex-grand-designer-devenu-loser et un hôtesse de l’air qui parle trop). Un film léger et mignon finalement. À 1 :00, on fait déjà de beaux rêves.
 
9 juillet 2007
 
             Nous nous réveillons vers 11h30, comme toujours, pour notre dernière journée avant notre départ de Queenstown. Que d’émotions! Nous vaquons à nos occupations habituelles du matin, puis descendons ces longs escaliers que nous aimons tant et allons pour la dernière fois à notre café Internet usuel. Ah, comme tout ça va nous manquer! On commençait même à reconnaître les employés!! Puis, vers 15h00, nous entamons notre magasinage-touriste que nous avons prévu faire avant de quitter Queenstown… ce qui veut dire, bonjour les Gift Shop! Nous passons une bonne partie de l’après-midi à magasiner ici et là, essayant de dénicher les meilleurs souvenirs aux meilleurs prix. Nous avons ensuite un autre arrêt à faire, un d’avant-départ qui est prévu depuis longtemps… IMGP1313.JPG Vers 17h30, nous entrons finalement dans le petit magasin d’impression de chandails que nous avons spotté dès notre arrivée. Depuis quelques semaines déjà, nous avons une idée de chandail que nous voulons vraiment nous faire faire. On en avait vu un à Nelson et on trouvait ça vraiment cool, mais la couleur et la forme n’étaient pas super… alors en voyant le magasin qui imprime n’importe quoi sur des beaux t-shirts, on n’a pas hésité longtemps! Bien entendu, étant maintenant des écrivaines hors pair et maîtrisant hautement l’art du suspense, nous ne vous dévoileront pas le secret du choix d’impression sur le chandail!! Ça attendra à Montréal :P Bref, le processus demande environ 2 heures, ce qui nous laisse amplement le temps d’aller souper au fameux Fatz Cat, le fameux resto italien qui porte si bien notre nom! Comme la plupart du temps en NZ, nous entrons dans le restaurant et sommes à peu près les seules clientes, mis à part une petite famille un peu plus loin. C’est une excellente nouvelle, ça signifie que ça ne sera pas long avant que nous soyons servies!! Yeah! Le souper, préparé par une chef québécois apprendrons-nous plus tard, est délicieux. Petite gêne par contre lorsque Cath, sans trop faire attention, lâche un énorme rot devant le serveur aux cheveux gras… Évidemment, tous les clients se sont tus et le proprio nous a demandé de quitter le resto :S Pas idéal comme fin de soirée… haha! Trève de plaisanteries. La seule vérité dans les dernières lignes est que le serveur avait les cheveux gras. ;) On va ensuite prendre un délicieux dessert au Lick, un «desert cafe» spécialisé dans les crèmes-glacées italiennes. Un vrai régal! C’est vrai qu’on en profite un peu ce soir! Queenstown est une ville bien petite pour offrir tant de restaurants! Vous seriez étonnés! Pour notre dernière soirée, on succombe donc aux tentations qui nous taquinent depuis les 3 dernières semaines :P.
 
             Il est maintenant 19 :30 et nous allons récupérer notre chandail au magasin d’impression. IMGP1287.JPG Wow! Malgré nos appréhensions, ils sont magnifiques! Nous sommes très heureuses lorsque nous retournons au Lakeview question de se poupouner pour notre dernière soirée à Queenstown. C’est bien sûr vers le Buffalo Club que nous nous dirigeons vers 10 :15. Nous devons rejoindre quelques amis là-bas. Nous descendons donc les escaliers illuminés qui nous mènent au centre-ville …for the last time… et nous faisons carter au Buff for the last time… Le doorman n’en voit plus l’utilité nous informe-t-il même ;). On chill un peu au rez-de-chaussée et explore les environs avec une Export Gold à la main. Après avoir fait le tour du Buffalo, on réserve en déposant notre $2 la prochaine partie sur une table de pool (tassant les deux seules filles de la mezzanine par la même occasion…). On joue ensuite une partie en attendant les gars qui est remportée par CathD… mais disons qu’on se dépêchait pour pouvoir profiter du Happy Hour qui se termine à 23 :00. Les gars qui réservent la place après nous nous demande si on veut encore jouer, mais il est maintenant 22 :55 et nous voulons plutôt descendre en bas et peut-être repérer les gens que nous attendons. Cependant, comme la vie nous fait de bonnes surprises, nous voilà finalement entrain de converser avec un Français, Jean de son prénom, qui est en Nouvelle-Zélande pour étudier dans la ville de Wellington. Ils se sont arrêtés, lui et ses amis de Wellington, à Queenstown au cours de leur petit road trip du Sud de la NZ. Une des Caths va donc au bar et du même coup jeter un coup d’œil au rez-de-chaussée pendant que l’autre continue à parler avec Jean et cie. Donc, nous acceptons finalement de jouer une partie contre Jean et son ami (on n’arrive pas à se souvenir de son nom… par contre, on se rappelle qu’il est pro au billard et qu’il a presque vidé la table en un seul tour!!). Après la partie, nous continuons à discuter avec Jean alors que Rhys (notre ami chef cuisinier!;)) vient nous saluer. Nous lui parlons un peu, mais il doit aller rejoindre un ami en bas alors on lui dit qu’on ira le rejoindre plus tard.
 
IMGP1297.JPG Environ 10 minutes plus tard, nous voilà à nouveau près du foyer en compagnie de Chris (le semi-Français), Rhys et Ghraz (son ami joueur de rugby universitaire qui a vraiment une drôle de face!!) et James (un autre de leur ami de Nottingham) autour d’une bonne bière néo-zélandaise. Nous rencontrons aussi deux autres de leurs amies, Keara et Jen, qui semble plus qu’enchantées de nous rencontrer (c’est louche!!). On semble comprendre qu’elles voyagent avec Chris et Rick, mais on ne comprend pas trop par contre comment ça on n’en a pas entendu parler avant. Bref, on jase un peu avec eux «Ohhh, so bad it is your last night out!!!»… Puis, on fait la rencontre de deux Australiens qui étaient près du foyer, à quelques pas de nous. Ils sont deux, un qui s’appelle Alex et l’autre dont on n’arrive malheureusement pas du tout à se souvenir du nom… Le pire, c’est que comme c’était compliqué à comprendre, il nous l’a même épelé!! Bref, on est vraiment poche de pas s’en souvenir! Curieusement, celui-dont-on-ne-se-souvient-pas-le-nom était pas mal sexy (un beau surfer Australien en plus!!), alors que l’autre, Alex, était plutôt le genre de gars qu’on oublie vite… À croire que la vie est drôlement faite parfois! Bref, nous parlons un peu avec eux, pour apprendre qu’ils sont à Queenstown pour 8 jours seulement, après quoi ils retournent dans leur pays. Ils sont venus pour la saison de ski (évidemment!). Le beau surfer fêtera son anniversaire vendredi en sol Néo-Zélandais, justement… Dommage qu’on ne soit pas là pour fêter avec eux!! On échange un peu avec eux sur nos voyages, sur les activités à faire à Queenstown, les bars qu’il ne faut pas manquer etc… de leur côté, ils nous parlent des îles Fidjis, de l’Australie, leurs études etc. Vers 1 :30, CIAO BYE le Buffalo club ! Jamais nous ne t’oublierons! :P. Mais ce soir, on finit la soirée au Winnies. Rhys et Rick nous quitte étonnament tôt pour les party guys qu’ils sont habituellement. «Where the hell are they!? Why is Rhys home so early..…Rubbish…. I’m gonna kick his ass!» a même dit Ghraz. Donc, On termine la soirée avec Ghraz, Chris, Jen et James d’abord au Winnies, où nous avons dansé un gros cinq minutes max durant lequel nous avons bizarrement été prise en photos avec des inconnus 2-3 fois… Puis, le World étant malheureusement fermé à cette heure, on conclu au Bardeaux. Là-bas, on revoit Jonno, le «propriétaire» de la maison qu’il partage avec Rick, Rhys et temporairement Ghraz. On le croise souvent au Bardeaux ou au Barup car il est barman au Barmuda qui est à deux pas de là. On rit pas mal, surtout en parlant avec le demi-français Chris qui s’avère beaucoup plus chill qu’on le pensait au début. On quitte la place avec Chris vers 4 :00 et marchons encore une fois vers les escaliers situés au bout de Rees St.. C’est au sommet que nous nous séparons. Après les adieux, ses dernières paroles seront «J’ai un dernier conseil pour vous.. quelques chose d’important»… et à nous de tendre l’oreille avant qu’il s’exclame .. «Mais améliorez votre accent! » haha… tous les mêmes ses Français!
 
La nuit sera courte et interrompu. Puisque nous quittons Queenstown demain, il ne nous reste que quelques heures nécessaires pour copier les DVD loués sur l’ordinateur (oui nous savons… c’est peut-être pas tout à fait légal… mais tellement pratique! Pensiez-vous qu’on écouterait 6 films en 2 jours??). On doit donc changer à chaque heure le DVD ayant été graver pour un suivant. Avec tout cela, il faut être levée assez tôt pour quitter le camping avant qu’il ne nous charge une journée supplémentaire. Résultat : 3h à 5h30 de sommeil dépendamment de quelle Catherine on parle.
 
 
10 juillet 2007
 
             Réveil aux alentours de 11h, nous nous empressons d’effectuer nos tâches d’avant-départ du camping. Donc, nous allons vider le locker de la cuisine, remplissons notre eau, IMGP1299.JPG tentons de retrouver sans succès notre «pot» pas vraiment à nous que nous avons égaré (en fait, c’est une casserole prêtée par le camping que nous avons oubliée un soir sur le comptoir… et qui a malencontreusement disparue…), nettoyons le plancher d’Ezy et faisons un ménage plus que surprenant dans le campercar. En fait, tout ce beau ménage n’est pas vraiment un choix, c’est plutôt une nécessité… En effet, c’est aujourd’hui qu’on va faire réparer notre fameuse table brisée et tout de même, pas question de paraître pour des crottées devant les employés de chez Ezy Queenstown! Donc, nous quittons définitivement le Lakeview Holiday Park à 13h30, un peu en retard c’est vrai, mais comme on est des bons clients de longue date, ils ne semblent pas s’en faire! Bien entendu, vous nous reconnaîtrez sûrement, il nous reste mille et une choses à faire en ce dernier jour à Queenstown. IMGP1304.JPG Nous devons tout d’abord repasser au magasin de chandail imprimés, car avec réflexion, on veut ajouter un petit quelque chose à notre méga cool T-shirt fabriqué la veille. Ensuite et sans aucun doute la chose la plus importante : aller manger un dernier burger au Fergburger… Ça, ça va DÉFINITIVEMENT nous manquer!! C’est si délicieux, si seulement ils pouvaient ouvrir une franchise à Montréal… nous serions des adeptes! Puis, après petit arrêt dans un magasin de souvenirs vu la veille, nous allons à la pharmacie du coin acheter entre autres un CD vierge pour graver notre super compilation de musique du voyage pour agrémenter la route qui nous sépare de Christchurch. On croise même Friedrich sur la rue! Lui à qui nous n’avions pas eu la chance de dire adieu! Contentes encore une fois de lui reparler à ce comique jeune homme! We’ll keep in touch through Facebook!
 
 Finalement, nous repassons chercher nos chandails (et attendons assez longtemps car la fille, qui a en passant l’air en dur lendemain de veille, s’est trompée de côté sur l’un de nos chandails… au lieu d’attendre 10 minutes, on en a attendu 30!). Nous retournons ensuite à Ezy qui est stationné à côté du poste de police et allons rendre les films au United Video. Dernière tâche avant de quitter définitivement Queenstown : se rendre chez Ezy Rentals pour les quelques problèmes qui gênent notre confort, c’est-à-dire la table, les lumières et le lave-glace! En 30 minutes, EZY est comme neuf! Tout beau tout propre! On fait un dernier arrêt au Warehouse à Frankton avant de prendre définitivement la route vers Christchurch à 17 :30.
 
IMGP1312.JPG Il fait d’autant plus noir pour conduire lorsque nous nous éloignons de la petite ville de Queenstown. Nous suivons prudemment quelques voitures qui ouvrent le chemin dans la pénombre. Bientôt, ralenti par les routes dangereusement glacées dû au froid ardent qui prend de la vigueur en l’absence du soleil, EZY ne croise qu’une voiture au 100 kilomètres. Les côtes, la fatigue, la noirceur intense et la neige qui apparaît lentement sur le bord de la chaussée ne nous inspirent pas confiance. Nous qui voulions parcourir la plus grande partie qui nous séparait de Christchurch, nous nous voyons dans l’obligation de nous arrêter vers 20h30 dans un Holiday Park à Omarama, une petite ville théoriquement située à 2h30 de Queenstown. Nous soupons tard (nos burgers du midi nous ayant bien remplis!) et écoutons Bourne Identity en soirée. Demain sera une longue journée de route!
Par CathS
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /Juil /2007 07:10
Le voici, le voilà, un autre article est aujourd’hui publié! Nous quittons Queenstown dans trop peu de temps! En effet, la ville perdra deux jeunes filles de 19 et 20 ans, qui se seront laissé divertir, comme tout le monde le ferait, par ce que Queenstown a pu leur offrir! Alors avis aux âmes critiques, aux individus aux soudaines envies de moralités ou bien à tous ceux qui pourraient être tentés de juger gratuitement nos agissements et nos habitudes sans bases concrètes, et ce, par une perception biaisée développée à des milliers de kilomètres de Queenstown : nos aventures pourraient vous choquer, malgré que loin de là soient nos intentions. Parfois irréfléchis, parfois même redondants, mais toujours fidèles à nos valeurs et jamais regrettables, nos habitudes et agissements sont des éléments qui font d’un voyage de 3 mois loin de tout ce que nous pouvons connaître, une des expériences les plus enrichissantes de notre vie. Once in a lifetime.
Pour nos autres fidèles qui apprécient nos récits, qui sont parfois surpris mais souvent nous envient, continuez à nous lire. Ce blog est en premier lieu pour nous, mais il est écrit aussi beaucoup pour vous J
 
1e juillet 2007
 
            Malgré la soirée relaxe d’hier, nous nous surprenons à se réveiller à 13 :00 aujourd’hui! La journée s’annonce donc très courte!
Fait #1 : Le temps de s’habiller et de prendre notre douche, il est passé 13h30 bien sûr.
Fait #2 : La cuisine porte la mention «cleaning in progress» de 13h30 à 15h00
Fait #3 : La plupart de notre nourriture et de nos instruments de cuisine sont dans un locker que nous avons loué dans la cuisine.
Conclusion : On doit chiller jusqu’à 15 :00 pour pouvoir manger quelque chose! Au moins, nous avions dans EZY des pommes qui ont pu nous aider à survivre. :P
 
            On déjeune/dîne donc à 15 :00 tapant, au grand damne de la dame du ménage qui vient à peine de finir de laver son plancher. :P Ensuite, vers 17 :30, on se dirige en ville pour poster notre blog et, par la même occasion, surfer un peu sur le net. À 18 :30, on fait l’épicerie… et on a faim! Traduction, on dévalise l’épicerie! On ne s’en sort pas si mal. $68,21 NZ. J. Retour au camping, on se prépare un petit souper de riz aux légumes avec un fish cake en accompagnement. Comme tous les soirs, on fait notre vaisselle comme de sages filles, et retournons à EZY. Nous avons adopté l’idée de ne sortir qu’un soir sur deux. Ainsi, nous avons toujours un gros 24h pour se remettre de la sortie de la veille et pour vaquer à d’autres occupations plus touristiques. De plus, nous profitons encore plus de chaque soirée passée en ville. Suivant ce principe, ce soir est une soirée «staying at home». Nous écoutons de la musique, regardons des photos du voyage et lisons nos bons livres avant de s’endormir vers 23h30. Qui a dit qu’on faisait trop de partys, hein? ;)
 
2 juillet 2007
 
            Lever vers 11h30 (donc une bonne nuit de 12h! Wow, on va être en forme pour ce soir!!). On chill encore un peu au campervan puis on part pour aller downtown vers 15h. On décide d’aller prendre un café au Naff Caff, un petit café indou qu’on a bien apprécié. Puis, nous allons un peu sur Internet encore, question de savoir ce qui se passe en ville ce soir. On passe finalement tout l’après-midi en ville, à faire quelques commissions par-ci par-là… On en profite également pour rester à l’extérieur avant que la pluie ne se mette à tomber, question de se faire voir en ville évidemment! Ensuite, nous retournons au campervan pour une autre séance de lecture (c’est toujours ça qui arrive… plus notre livre est avancé, plus il faut lire!! Ça commence à nous prendre beaucoup de temps, il est temps qu’on les finisse!!). De toute façon, il serait difficile de faire une autre activité, considérant la pluie qui tombe de plus en plus fort dehors. Souper vers 19h30, puis on se prépare tranquillement pour notre sortie en ville du soir. Finalement, on quitte le camping aux alentours de 10h15 pour aller prendre un dessert au Starbucks Café du coin. On se rend au Buffalo pour 10h45 (juste à temps pour profiter du Happy Hour qui dure jusqu’à 11h! yeah!). Une Export Gold à la main, on se dirige ensuite vers une petite table où nous avons aperçu nos bons vieux amis Rhys et Rick (on n’a pas reconnu tout de suite ce dernier avec son gros manteau et sa casquette!). Ça fait longtemps qu’on a passé une soirée avec eux! Ça ne sera pas une grosse soirée par contre, car Rick travaille demain à 8h00 et il prend ça très relaxe ce soir… Rhys, quant à lui, est toujours aussi party animal, mais on ne pense pas le suivre toute la soirée comme la dernière fois! Pour lui, aucune soirée de semble se terminer avant 7 :00 AM. C’est ça les barmen! On finit donc notre bière avec eux, et on quitte le Buff vers 11h30 pour aller au Chico’s, car Rick a des coupons 1$ la bière. Wow, c’est pas cher ça! 0,84$ canadien, tip inclus! Qui dit mieux? :P Donc, on reste environ 1h au Chico’s pour ensuite quitter pour le Winnies à 12h30 (curieusement, selon la proposition de Rick! On n’a pas les mêmes «je prends un dernier verre et je vais me coucher tôt» que lui il faut croire! Tant mieux!!). Lui qui disait rêver à son lit à 12 :00, il est maintenant avec nous au Winnies un shooter de Jäger à la main! C’est là qu’on voit que la job de photographe de Rick et le easy outgoing de Rhys sont un bon duo. Ils connaissent déjà beaucoup de gens dans la place. Après un arrêt au bar, on saute sur la première banquette disponible! Il y a beaucoup de monde ici ce soir! The party’s on! Peut-être même trop «ON» pour certain… ou plutôt pour certaine! En effet, on peut «admirer» les talents de danseuse d’une fille qui a beaucoup trop bu. Elle est même devenue rapidement la risée du bar. Vu sa façon de danser sur le comptoir du bar, un buck de bière à la main et le chandail remonté, c’est loin d’être étonnant. Elle est tellement pathétique qu’elle fait pitié, pauvre elle! Et plus elle danse, plus la foule en redemande! Un dude va même la rejoindre sur le stage lorsque que le DJ fait entendre la chanson «I like big butt and I cannot lie, you other brothers can’t deny….»! Sans trop le savoir, la fille se retrouve rapidement l’élément central d’une chorégraphie qui fait bien rire tout le monde et qui attire les photographies! Encore une dernière fois, pauvre elle!
 
            On sirote donc une bière sur notre banquette, parlons de futurs projets de voyage, de leur maison qu’ils viennent de louer et qu’ils adorent, surtout à cause du HotTub;), de musique, de notre séjour allongé à Queenstown («It’s gonna be sad when you guys will be leaving» haha On espère bien!), de l’emploi de Rick, du futur emploi de Rhys («tomorrow I’m going to find a job…» le problème c’est qu’il dit ça depuis une semaine :P. On lui a proposé d’appliquer pour travailler au Buff ou bien encore au Winnies (ça aurait été pratique pour nous :P on vous rappelle qu’il est barman!), mais monsieur préfère servir des «cocktails» dans des endroits plus huppés… dommage ;). Bref, vers 2h30, Rick décide finalement d’aller se coucher… On en profite aussi pour quitter l’endroit, laissant Rhys avec d’autres amis qu’il avait rencontré plus tôt. On les reverra mercredi. Ils nous ont dit à maintes reprises que ce sera «da BIG night!», Rick et leur autre colock ayant pris congés jeudi. Donc, après une petite collation du dépanneur 24h du coin (c’était un vrai régal!), on rentre au campercar et on s’endort un peu passé 3h00 après une très agréable soirée qui nous a coûté notre première Gold... $3NZ. Merci les gars. J Raisonnable, non?
 
3 juillet 2007
 
            Nous nous réveillons à midi, bien reposées et en forme encore une fois! Aujourd’hui sera une journée relaxe par contre, on n’a pas vraiment grand chose à aller faire en ville alors on reste au camping toute la journée. Après avoir déjeuné vers 13 :30, on chill au camper, on lit nos thrillers, on écrit le blog et on espionne évidemment tous les gens qui circulent autour de nous. C’est même rendu une habitude… Chaque fois qu’on croise des nouveaux campeurs, on essaie un peu d’analyser leur situation, avec qui ils sont, qu’est-ce qu’ils font, etc. Le seul problème, c’est qu’on se fait parfois repérer à espionner autour… Il y a toujours des risques dans la vie, non? Donc, après une journée bien relaxante, nous quittons le camping à 18 :00 pour se rendre en ville, car nous allons ce soir au cinéma voir (finalement!!) Ocean 13, à la représentation de 18 :15. La critique que nous en a fait Rick hier est satisfaisante, le film vaut donc le $8.50 NZ (tarif d’un mardi soir) que l’on s’apprête à dépenser. Finalement, après un excellent visionnement bien confortable au Reading Cinema de Queenstown, on s’entend pour dire que le film en valait définitivement la peine. Bien entendu, il ressemble aux deux précédents, mais il est encore une fois épatant! Nous le recommandons! Retour au camping vers 21h00. Comme on n’a pas encore soupé, on se dirige instantanément à la cuisine. Après le repas, on retourne au campercar où on y passe le reste de la soirée.
 
4 juillet 2007
 
            Doux réveil ce matin avec une bonne nuit de sommeil! On ouvre tranquillement les yeux, on s’étire deux ou trois fois puis on décide finalement de se lever pour de bon. On remonte le rideau de derrière afin de laisser pénétrer, nous l’espérons, les merveilleux rayons de soleil qui plombent sur Queenstown vers la fin de l’avant-midi habituellement… Malheureusement, ce n’est pas notre jour de chance. Il pleut très fort !!! Si au moins il avait neigé, ç’aurait été joli à contempler et nous aurions même pu faire une petite bataille de neige ou, qui sait, un super bonhomme de neige avec tous les autres campeurs du Lakeview (sûûûûrement…). Mais là, en ce beau mercredi où nous avions 1000 choses de prévues à l’horaire, il fait un temps de chien. On court tout de même jusqu’à la salle de bain pour prendre notre douche (deuxième douche de la journée après celle prise pour se rendre!) puis retournons au campercar pour y déjeuner et y débuter la journée. On décide de retarder quelque peu notre après-midi en ville, en espérant que la pluie diminue.
 
Constatant que la température est loin de s’améliorer, nous rassemblons tout notre courage et affrontons la pluie jusqu’au centre-ville. On fait lentement les boutiques pendant quelque temps, (c’était plutôt du lèche-vitrine, parce que nous n’avons finalement rien acheté) et allons faire un tour au café Internet vers 18 :00. Nous devions nous connecter que pour quelques minutes afin de voir ce que nos amis nous proposaient de faire ce soir, mais la période sur l’ordinateur ne s’est conclue qu’après une bonne demi-heure, dû à des courriels inattendus qui méritaient une réponse immédiate. On quitte le café rue Shotover et on décide de se laisser tenter par le P.J’s Fish&Chips de Camp St. Encore une fois, QUEL RÉGAL pour $10NZ! On retourne à EZY et se préparons lentement pour la soirée qui nous attend. Rhys, Rick et cie vont d’abord au Barmuda, mais c’est au Buffalo que nous décidons de les rejoindre plus tard.
 
Vers 11h15, nous sommes en train de descendre les escaliers qui nous mènent downtown et se faisons accueillir au Buffalo quelques instants plus tard. Encore ce soir, les écrans géant présentent une partie de rugby. La clientèle est des plus attentives! On croirait assister à une partie des Canadiens lors des séries, malgré le fait que ce ne sont que deux équipes de la ligue du UK qui s’affronte en directe sur l’écran. L’ambiance est toujours agréable par contre et nous sirotons donc une bière en faisant nos prédictions (de grandes spécialistes!) sur la partie. Finalement, la partie se termine et aussitôt la musique change tout à fait l’ambiance du bar. On reste donc un peu downstairs le temps de bien évaluer la population du bar, puis finalement nous décidons d’aller en haut afin de voir s’il y a une table de billard libre. On a une technique de pro pour ça. Comme on ne veut pas perdre notre petit coin de table sur lequel on peut déposer nos consommations et s’accoter un peu quand on est en bas, une d’entre nous part en exploration en haut pour voir s’il y a une table de vide alors que l’autre compte sagement les secondes dans sa tête. À 15, c’est un départ vers les escaliers si l’autre n’est toujours pas revenue! Bref, finalement il n’y a pas une ni deux, mais bien trois tables de libre en haut! Un record! Au fond, on s’en fout un peu puisqu’une seule suffit… C’est juste pour vous mettre en situation! Donc, on joue une petite partie amicale Cath vs Cath avant qu’un nowhere vienne déranger notre confort. Il offre de jouer contre le gagnant, mais finalement on deal ça pour une partie lui contre nous. Le gars s’appelle Deen et n’a pas grand chose d’intéressant à dire… Il nous apprend qu’il vient des «States», mais ne comprend pas trop quand on lui demande «Which State?»… Il commence à nous expliquer où sont les USA comme si les Québécois étaient aussi centrés sur eux-mêmes que les Américains ;). Finalement, il vient de la Pensylvanie. Bref, nous finissons la partie et refusons poliment une revanche. En fait, nous cherchons toujours Rhys et Rick qui devraient être au Buffalo à cette heure. Lui aussi cherche ses amis du Texas justement, c’est donc une bonne occasion pour séparer nos chemins!
 
On redescend donc et se trouve une petite table-banquette pour une deuxième et dernière bière au Buffalo. On aperçoit bientôt Rhys dehors qui parle au téléphone. On se dit qu’il doit fumer une cigarette et qu’il viendra rejoindre son ami Chris (le half-french guy) qu’on voit au bar. Jase jase, parle parle, on perd de vue Rhys et il ne nous semble pas qu’il soit dans le Buffalo. On décide donc d’aller explorer les autres bars. On va d’abord au Winnies où on parle à Chris, qui arrive au même moment. La discussion est brève. Il y a beaucoup de gens encore ce soir ici, mais aucune trace de nos amis du Royaume-Uni. Ensuite, on jette un coup d’œil au Barmuda, au Chicos, au Surreal, au Barup et retournons même un moment au Buffalo. On décide de terminer la soirée au Winnies, au moins, ils ne pourront pas dire que nous ne les avons pas cherchés! On revoit d’abord l’américain Deen, puis ensuite Chris là-bas. Nous rencontrons deux de ses amis, parlons une bière à la main et quittons vers 2h15 avec lui. La soirée est plutôt fraîche et nos chemins se séparent en haut des escaliers rue Man. Nous arrivons au Lakeview à 2h30 et nous préparons dans la salle de bain pour dormir. Théoriquement, nous aurions dû être perdues dans nos rêves à 3h00, mais à cause un accident de parcours, une erreur d’inattention irrémédiable, un mauvais geste au mauvais moment, nous ne sommes dans notre Ô combien cher lit qu’aux alentours de 4h30. Quel soulagement! Que nous sommes bien au chaud! MY GOD! C’est avec des pensées d’incrédulité en tête et le sourire aux lèvres que nous nous endormons.
 
5 juillet 2007
 
IMGP1232-copie-1.JPG Nous nous réveillons vers 11h30 ce matin, fraîches et disposes! Encore une fois, nous avons beaucoup de plans pour la journée. Nous commençons donc par notre routine habituelle du matin, déjeunons, puis allons downtown pour une petite séance Internet au même endroit toujours. Ensuite, nous nous dirigeons vers notre seconde destination qui se trouve tout juste à côté de notre camping. Il s’agit du Kiwi Birdlife Park, «A sanctuary offering something for everyone, nature, traditional culture, great food, native bird, tuatara and real conservation in action». On s’y rend donc vers 14h30 et débutons la visite libre que le musée propose. En fait, la préposée au comptoir (une dame très souriante et très gentille qui a bien du mal à se faire écouter par son animal de compagnie, un canard qui se promène un peu partout dans le gift shop) nous remet un appareil audio qui nous servira, lors de la visite, à sélectionner l’extrait comportant les informations selon le site où nous nous trouverons. Il y a en tout 24 extraits, il faut donc prévoir environ 1h00 pour la visite dans la forêt. N’ayant qu’environ 25 minutes avant le spectacle de Maoris qui est inclus à la visite et qui aura lieu à 15h00, nous ne nous aventurons que dans la Kiwi House pour l’instant. Rappelons que le Kiwi est l’oiseau emblème de la Nouvelle-Zélande. IMGP1208.JPG Ils en sont très fiers et le protègent maintenant très sévèrement, puisqu’il est malheureusement en voie de disparition. Le Kiwi, selon ses caractéristiques physiologiques, ressemble plutôt à un mammifère qu’à un oiseau. Il est, disons, un peu plus gros qu’une poule et très poilu! Par contre, son poil ressemble plus à celui d’un animal (comme un chien) plutôt qu’à des plumes d’oiseau. Il est très sensible à la lumière, c’est pourquoi la Kiwi House est très sombre et qu’elle est seulement éclairée par quelques lumières infrarouges. Il faut également garder le silence dans cette pièce afin de ne pas effrayer le pauvre kiwi qui, malgré qu’il soit presque aveugle, a les sens extrêmement développés. On y reste donc environ 10 minutes, mais n’apercevons qu’une ombre de kiwi au fond de son habitacle. Nous quittons donc pour le coffee shop où se déroulera le spectacle, en espérant être plus chanceuses au retour! 
 
 Le spectacle est d’abord introduit pas un jeune représentant de la conservation de la vie sauvage qui nous présente plusieurs de ses amis. IMGP1229.JPG Des oiseaux des plus étonnants au Tuatara, le spectacle est vraiment divertissant. Les oiseaux nous frôlent la tête à maintes reprises et les plus cheeky font des tours qui nous démontrent leur intelligence. On apprend aussi que le Tuatara, un reptile d’un pied de long, peut vivre au moins 200 ans et descend directement de la famille des dinosaures puisqu’il a survécu à l’aire glaciale! Wow! C’est ensuite au tour des Maoris de nous faire grâce de leur représentation artistique :P. Encore une fois, le spectacle est rempli de danses, de grimaces, de déguisement légers, de chants puissants et de mimiques qui nous empêchent parfois de garder notre sérieux. :P
 
Le spectacle terminé, on poursuit notre visite guidée par l’appareil audio. C’est par un petit sentier que nous nous enfonçons lentement dans la forêt à la découverte de plusieurs espèces d’oiseaux qui sont protégés et gardés dans des grandes cages. On voit des faucons, des canards de toutes les couleurs, des Tuis (d’où le nom de la bière homonyme), des perroquets... bref, des dizaines d’espèces représentant la Nouvelle-Zélande et qui sont souvent introuvables ailleurs sur le globe. La visite est très enrichissante et les extraits audios sont, un peu à notre surprise avouons-le, très intéressants. On prend donc le temps de s’arrêter à chaque endroit et d’écouter toutes les informations disponibles sur chaque espèce d’oiseaux ainsi que toutes les installations Maoris qui ont été reproduites un peu partout dans la forêt. Après la visite, nous allons dans la 2e Kiwi House, où cette fois nous apercevons, à quelques centimètres de la vitre, un kiwi!! Wow! Sincèrement, il serait honteux d’aller en Nouvelle-Zélande sans pouvoir dire qu’on a vu un de ces si fameux oiseaux!! Nous l’observons alors un petit moment puis allons faire un tour au Gift Shop où on s’achète un petit souvenir ultra quétaine mais très mignon avec une belle signification du voyage! Puis, finalement, nous quittons le Kiwi Birdlife Park vers 17h00 et marchons le 3 minutes qui nous sépare d’EZY. Nous essayons ensuite d’espionner nos nouveaux voisins, 3 jeunes hommes semblant voyager par eux-même, mais finalement nous nous désintéressons rapidement d’eux pour se laisser tenter par une petite séance de lecture avant le souper. Finalement, après un petit chilling de 2h dans le campercar, nous quittons pour la cuisine à 19h00. IMGP1230.JPG Comme nous ne sortons pas en ville ce soir, nous avons un bon plan de soirée et nous avons bien hâte. Ce soir, on se fait une petite soirée film avec, comme accompagnement, un autre gâteau au chocolat, le mélange ayant été acheté il y a déjà quelques jours à l’épicerie. On se fait même un petit horaire afin de tout concorder dans le temps. Vers 21h30, on se rend à la cuisine pour préchauffer le four… Comble de malheur, il ne fonctionne pas !! Quoi??? Encore?? Eh oui… Curieusement toujours, le micro-onde, lui, semble fonctionner! Bref, nous retournons au camper, malheureuses et déprimées. La soirée tomberait à l’eau sans notre petite sucrerie attendue depuis si longtemps! Pourquoi se priver? On marche les 7 minutes qui nous séparent du dépanneur et s’achetons notre dessert… et par la même occasion, notre déjeuner du lendemain. Retour au campercar et séance sucrée de cinéma. Au programme : Arthur et les minimoys. Et oui, notre répertoire de film sur l’ordinateur devient de plus en plus restreint. Mais étonnement, ce petit film s’avère très mignon J. Nous en sommes agréablement surprises. C’est à 12 :30 que ce soir, on s’endort.
Par CathS
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Dimanche 1 juillet 2007 7 01 /07 /Juil /2007 07:35
Et oui! C’est encore nous! Deux petites poussières dans l’univers, mais desquelles vous êtes plusieurs à suivre religieusement les aventures! Un grand merci pour vos commentaires! Alors voilà! C’est la belle vie à Queenstown encore cette semaine! On rencontre beaucoup de gens, vivons au jour le jour, et essayons de ne pas trop penser que récemment, nous avons atteint le déchirant JOUR DE LA DEMIE. En effet, en date du 26 juin, nous étions en Nouvelle-Zélande depuis 34 jours. Il nous en restait donc le même nombre avant qu’on quitte le territoire Néo-Zélandais pour de bon en destination des Iles Fidji! C’est à la fois triste et existant comme constatation. Malgré tout, nous croyions que nous profitons amplement de notre temps ici! Les souvenirs se forment et resteront gravés dans notre mémoire indéfiniment. Trouvez, en ces quelques lignes, une partie de ces moments qui nous manqueront incontestablement dans un avenir pas si lointain.
 
25 juin 2007
 
Encore une fois, on se lève tard ce matin. On finit par aller en ville vers 14 :00 pour publier notre blogue sur Internet, ce qui nous prend en tout autour d’une heure et demie. (oui d’accord, on n’a pas seulement posté l’article… nos habitudes urbaines nous rattrapent peut-être!) 
              IMGP1180.JPG On se dirige par la suite à l’épicerie qui est à deux coins de rues de là… et c’est trois sacs dans chaque main que nous sommes, 20 minutes plus tard, entrain de remonter la côte apique menant au Lakeview Holiday Park, où est EZY. Ouf, elle est beaucoup plus agréable à descendre qu’à remonter! Cependant, nous apprécions la magnifique vue plongeante sur la ville de Queenstown lorsque nous atteignons enfin son sommet! Ensuite, on soupe assez tôt, car on a une grosse activité de la soirée… En effet, aujourd’hui, on a aperçu un réparateur d’électroménagers dans la cuisine du camping, ce qui veut dire que ce soir, on pourra finalement faire notre super gâteau au chocolat!!! Miam !! On s’y met donc vers 9h00… Pendant la cuisson, on retourne chiller dans le campervan et c’est alors qu’on entend cogner à la porte. «Cath, qu’est-ce qu’on fait, on ouvre???» Évidemment qu’on ouvre! Deux jeunes hommes se tiennent devant notre campervan et nous demande d’un accent qu’on croît très bien reconnaître : «Do you have some salt and pepper??». On leur demande donc d’où est-ce qu’ils viennent, pour se rendre finalement compte qu’on est en présence de deux Français! Youpi, on va pouvoir parler notre langue! Alors nous prêtons du sel et du poivre à Xavier et Cyril (qu’on appelle aussi Brach), deux étudiants qui viennent de passer 10 mois en Australie pour un échange scolaire et qui sont depuis aujourd’hui à Queenstown pour profiter de la saison de ski. Ils resteront quelques jours au camping avec quatre de leurs amis. Ils sont quatre à quitter mercredi, tandis que les deux autres partiront quelques jours plus tard. C’est l’anniversaire de Cyril demain, ils sortiront donc ce soir. Ils nous laissent savoir qu’ils ont amplement profité du Duty Free à l’aéroport et, malgré notre refus de les accompagner en ville ce soir, ils nous quittent en disant : «- Bon alors d’accord, on vous rapporte votre sel et poivre dans quelques minutes et… on vous apporte aussi un verre par la même occasion! Qu’est-ce qui vous plairait? Une bière? Vodka? Whisky?» haha. Si seulement ils savaient à quel point nous n’avons pas en tête de boire ce soir, avec nos gros chandails, notre maquillage de la veille et notre gâteau qui nous attend dans le four :P! Ils nous quittent donc et reviennent (ils sont maintenant trois!) avec notre sel&poivre et, bien entendu, «Tel que promis! Vous avez tout ce qu’il vous faut pour boire un canon!», dit Xavier en nous offrant une bouteille de Vodka dans laquelle il reste le ¼ et une petite boîte de jus apples&peers. Généreux ces Français! :P Nous mangeons finalement notre gâteau devant un petit film (assez bon, mais rien de fou… et nous en avons pour une semaine de dessert lol) et s’endormons assez tôt.
IMGP1155.JPG
 
26 juin 2007
 
Réveil assez tôt, on fait une journée de filles aujourd’hui! On s’en va en ville vers 13h00 pour aller magasiner un peu. En fait, ce qu’on ne dit pas toujours sur le blogue mais qui est un facteur très important ici, c’est qu’il fait pas mal froid et qu’on se les gèle depuis une semaine!! Sincèrement, c’est l’hiver ici et ça paraît! On ne se plaint pas parce que c’est pour la saison hivernale qu’il y a autant de voyageurs et qu’on rencontre autant de gens, mais reste que c’est très frisquet, surtout le soir. Alors aujourd’hui, on a décidé de remédier à la situation et de se trouver un manteau d’hiver! On fait donc pas mal tous les magasins du centre-ville de Queenstown dans l’après-midi. On repart les mains vides, mais avec tout de même quelques choix en tête. En tant que magasineuses avertie, on prend notre temps pour faire le meilleur choix! Sur le chemin du retour, un clown de rue attire notre attention. Une soixantaine de personnes sont réunies pour assister à son spectacle. Il est d’abord plutôt humoristique mais devient rapidement plutôt acrobatique! IMGP1158.JPG Du jonglage avec des bâtons de feu jusqu’au sabre enfoncé dans la gorge en passant par l’insertion d’une corde par le nez pour ensuite la sortir par sa bouche, ce clown nous a bien diverti! En plus, il a choisi parmi la foule le meilleur assistant qu’il puisse y avoir.. et nous nommons CRAIG du Surreal! Haha! Wow! IMGP1160.JPG C’est donc un peu traumatisées que nous retournons au campground pour se préparer à souper puis ensuite sortir en ville. On veut essayer ce soir de sortir assez tôt, car on a remarqué que les soirées au Buffalo semblent commencer un peu plus tôt que ce à quoi on est habituées à Montréal. Donc, vers 22h00, après avoir soupé et s’être préparées à sortir, on se prépare des canons avec la vodka que les Français nous ont offert hier et on se dirige vers leur terrain pour les boire avec eux (on est tout de même polies!!). Ils n’y sont pas, alors on va faire un check-up à la cuisine. Ils sont tous là, bien installés à une table avec leurs quelques bouteilles d’alcool et leur souper (du moins ce qu’il en reste!). On se joint à eux, en profitons pour souhaiter bonne fête à Cyril, bien contentes de se faire comprendre en français!
 
Notre plan de sortir tôt tombe lentement à l’eau. Il est bientôt 23h00 et nous avalons rapidement les dernières gorgées d’un Rhum&Coke préparé par Yoann avant de quitter la cuisine qui ferme pour la nuit. Nous passons donc au camper des gars, question de visiter leur roulotte encore une fois plus spacieuse que la nôtre :P. C’est la dernière soirée à Queenstown pour quatre membres du groupe. Nous discutons tous un bon moment et s’entendons pour aller ensemble au Buffalo. Ce soir, c’est les Québécoises qui sont les guides, elles qui connaissent bien le Nightlife de Queenstown.;) Quinze minutes plus tard, c’est dans un Buffalo rempli comme on l’aime que nous faisons notre entrée avec nos six nouveaux amis. Les francophones sont dans la place! :P Rapidement, nos breuvages nous sont servis sans même que nous ayons à lever le petit doigt. On croise alors notre ami Rhys de vendredi dernier qui est venu avec le gars d’Hong Kong, Friedrich. On leur parle un peu, mais la conversation est brève vue la présence de nos nouveaux amis français. Retour aux Français, on parle tranquillement et ne perdons pas de temps avant de vanter nos talents au billard (derrière lesquels se cachent des heures de pratique en territoire Néo-Zélandais!). Il n’en faut pas plus pour qu’une partie France vs Québec soit prévue! Les Caths mènent de loin la partie, mais à cause d’une malheureuse erreur de fin de parcours, Yoann et Brach, fiers représentant de la France, s’en sorte gagnants. La revanche est déjà prévue… pour dans quelques années… à Montréal, Québec! hihi!
 
La soirée se passe bien, on apprécie la compagnie de nos nouveaux amis. On rencontre même un ami de Rhys qui se prénomme Chris et qui parle français, sa mère étant Française. Nous nous amusons bien en entamant des conversations bilingues (c’est même parfois pas évident de s’adresser à la bonne personne en la bonne langue!) C’est alors que nous voyons un peu plus loin, à une autre table de billard, les Écossais Chris et Owen qui jouent au pool. My god!! On est contentes, on s’ennuyait d’eux justement! Ils semblent aussi enchantés et surpris de nous voir! Nous qui devions quitter Queenstown lundi dernier, selon nos premiers plans. :P Malheureusement, on n’avait jamais réussi à les rejoindre et on ne les avait pas recroisés depuis la soirée qu’on les avait rencontrés. On ne pensait même plus les revoir! Alors, après leur avoir montré toutes les tentatives de messages textes qu’on a faites pour les rejoindre, on joue une partie de pool avec eux selon les Scotland Rules. C’est Cath L et Owen qui l’emporte, Cath D n’étant pas trop trop concentrée sur la partie cette fois-ci! Finalement, ils nous disent au revoir puisqu’ils quittent Queenstown demain en après-midi pour aller visiter la West Coast. On leur propose alors d’aller dîner en ville avec eux demain, question de rattraper le temps perdu de la dernière semaine! À voir leur réaction, c’était la meilleure proposition au monde qu’on venait de faire! Il faut dire qu’à ce niveau avancé de la soirée, les réactions sont habituellement plutôt exagérées, mais tout de même! Donc, à demain Scotland guys! Entre temps, on croise aussi la bande de onze Australiens de la dernière fois! Il faut croire que ce soir, tous les gens que nous connaissons ce sont passés le mots pour venir nous saluer au Buff! Résultat, nous avons l’air très populaire au yeux de nos amis Français . :P
 
Encore une fois, on ferme le bar et conclue la soirée du Buff avec une tournée offerte par Rhys. Tout le monde dehors! 2h30 le Buffalo Club ferme ses portes! Dans la cohue de la fermeture, nous en perdons quelques de vue et que nous nous retrouvons avec 1 ½ français Chris et Yoann. C’est Mardi Gras ce soir et nous avons entendu qu’il y avait une grosse soirée au Winnies. Le temps de s’y rentre (5 minutes de marche), le bar est fermé. On se dirige donc au bar de la porte d’à côté : le Barup. Nous rejoignons, après visite de la salle de bain, les garçons à une table sur la terrasse intérieure sur laquelle quatre bières sont déjà bien installées. Il ne faut pas plus de 20 minutes pour que Chris nous fausse compagnie… la raison mystérieuse de son départ semble avoir rapport avec sa grande consommation d’alcool de ce soir ainsi que son teint plutôt verdâtre. Pauvre petit, see ya!;) Alors, nous continuons la discussion à trois, apprenant entre autres la différence entre des moufles et des mitaines selon les français! Puis, à la fermeture de ce bar, nous nous dirigeons vers le bon vieux Monty’s qui reste ouvert très tard... On est tannées de se faire sortir des bars! On va prendre un autre verre là-bas, puis on revient au camping vers 5h30 du matin.
 
27 juin 2007
 
Dur réveil vers 10h45 ce matin! La soirée n’est pas si loin et le sommeil n’a pas été aussi réparateur que nous l’aurions souhaité! Tranquillement, nous nous préparons à quitter le camping pour aller dîner en ville. N’oublions pas que nous avons rendez-vous ce midi! De plus, nous quittons en auto, car nous avons prévu rouler un peu aujourd’hui. Évidemment, entre le moment où l’on prévoit de partir et le moment que nous nous mettons réellement en route, il y a un certain écart considérable… Donc, on arrive environ 30 minutes en retard pour dîner. On croise alors les Écossais sur la terrasse d’un petit resto de déjeuners. On jase un peu avec eux, mais comme on avait prévu aller manger nos super hyper bons hamburgers au Fergburger, on leur fait nos adieux à ce moment. On va se souvenir longtemps de nos petits Écossais! J Après le dîner, on retourne à EZY afin de prendre la route pour Wanaka. C’est, semble-t-il, la ville la plus près où nous pourrions magasiner notre manteau d’hiver qui nous tiendra au chaud! Nous arrivons là vers 15 :00.
 
Wanaka est toujours une ville aussi adorable! Mais c’est pour dénicher un manteau et non pour visiter que nous faisons l’allée retour Queenstown-Wanaka aujourd’hui. Et c’est parti, on fait la tournée de boutiques de sports d’hiver. Et Dieu sait qu’il y en a! Pour une ville d’un peu moins de 7 000 habitants, c’est impressionnant. Le Base, le Quest, le Central Board Supplies (CBS), le Good Sports, nommez-en, ils y sont tous! On fait donc une dizaine de magasin… Le temps de réfléchir un peu, on arrête dans un café Internet wireless et on en profite pour downloader une des nombreuses chansons que nous entendons souvent ici et qui sont maintenant associées au voyage en NZ. Après mure réflexion, CathD a trouvé un gagnant J. CathL, de son côté, à confirmer son choix sur un Rip Curl essayé la veille au centre-ville. Il est maintenant 17 :30 quand nous remontons a bord d’EZY et faisons la route back to Queenstown! On a relevé le défi qu’on s’était lancé la veille, soit de se trouver un manteau aujourd’hui même! Ça mérite même une poignée de main secrète, mais ça, c’est une autre histoire!
 
Donc, retour à Queenstown vers 19h00. N’oublions pas que nous sommes sorties très tard la veille, on est donc dans une de ces journées où la santé physique pourrait être mieux (en d’autres mots, on est en lendemain de veille!!). On rentre donc souper au camping, puis on soupe vers 20h30. Finalement, on chill au camping durant la soirée et on se couche, bien relaxe et détendues vers minuit. Il nous faut bien se faire des forces pour le lendemain!
 
28 juin 2007
 
On se lève vers 11h00 ce matin, c’est une belle journée à Queenstown qui s’annonce. On se prépare tranquillement pour la journée, puis on va manger des bons sandwichs au thon à la cuisine pour dîner (c’est tellement rare qu’on a la chance de dîner, habituellement on déjeune à midi!). Ensuite, on décide de se préparer une liste de lecture sur l’ordi avec toutes les chansons du voyage… Non seulement on découvre de nouveaux artistes et de nouveaux styles, mais aussi on en profite pour trouver des chansons qui sont réellement associées à certains moments ou certaines personnes. Donc, pendant qu’on est sur l’ordi, on découvre qu’on peut pirater un réseau Internet wireless qui vient d’on ne sait où! Le réseau est très lent, ce ne sont pas tous les sites qui fonctionnent, mais tout de même! On peut donc downloader nos nouvelles chansons et naviguer un peu (et très lentement!) sur Internet. Ça occupe donc une bonne partie de notre après-midi. Finalement, on se fait à souper assez tôt, vers 18h00, car ce soir, on a prévu pour vrai de sortir tôt. On vise 21h30 au Buffalo… Y arriverons-nous?? Presque !!! Eh oui!! Après s’être préparées encore dans les toilettes et avoir encore une fois passé pour des poupounes au sein de la communauté du camping, on quitte vers 21h30 pour se rendre en ville. On descend donc les escaliers qui nous menent en plein coeur du centre-ville et entrons au Buffalo qui est déjà assez plein pour un jeudi soir. IMGP1172.JPG On ne se fait pas carter ce soir, serions-nous rendues dans la catégories des «habituées»?? :P On apprend que c’est la soirée Ladies Night à partir de 22h00… ce qui veut dire : «Free bows ties for the lads, free tiaras 4 the girls, male pole dancing contest». C’est ce qui est écrit sur le petit flyer qui traîne sur le bar… Justement, cette affiche nous intriguait depuis quelques jours… L’affaire, c’est que c’est comme une couverture d’une revue et qu’il y a une grosse photo de Katie Holmes avec un tatou du Buffalo Club sur le bras… IMGP1188.JPG On se demande s’ils ont eu sa permission pour faire ça ou si alors ils se sont dit que personne d’Hollywood n’actionnerait un bar d’une ville de l’autre bout du monde comme Queenstown... Bref, n’étant pas certaines de ce que tout ce que le Ladies Night implique, on se dit qu’on le découvrira bien au courant de la soirée!
On se trouve donc un endroit pour s’asseoir malgré que le Buff soit encore une fois bien peuplé ce soir. Étonnamment, nos bancs sont bien chauds et deux gars nous regarde et se chuchote à l’oreille au comptoir du bar un peu plus loin l’air de dire «fuck man , these girlz are sitting on our seats.» Et à nous de simplement éviter leurs regards et de faire semblant d’être en grande discussion pour qu’ils ne pensent même pas oser venir nous déloger lol. Et, il faut croire que la technique a fonctionné. :P On déguste donc une Monteith’s Rädler (la bière préférée que nous a fait découvrir Chris Scotland) et portons fièrement une magnifique couronne qu’un staff member nous a distribuée un peu plus tôt. Ce soir, nous sommes Princess Catherine J. En fait, plus la soirée avance, plus ces couronnes nous permettre de rencontrer de gens. D’abord Blair, un gars de la Nouvelle-Zélande lui aussi ici pour le ski, puis Guillaume (ça doit être plutôt William) qui nous parle d’un bon français limité à quelques reprises. Le Buffalo Club accueille de plus en plus de monde quand nous pensons apercevoir un visage familier, mais que nous sommes incapables de replacer malgré les nombreux «eyes contact» que nous échangeons avec l’individu en question. «Ok Cath, c’est plus que sûr qu’on le connaît!... c’est qui? Il ressemble à un des Français! Sont pas supposés d’être parti eux? … Hey! Hello!»… Finalement, c’est un gars plus tard connu sous le nom de Taylor qui s’approche avec, le suivant non loin derrière, deux autres dudes de la gang d’Australiens. Ça nous revient maintenant! On a jouer une partie de pool contre Taylor et un de ses amis il y a quatre jours! Nous discutons donc tous ensemble : nous, Taylor, Tristan et Robert. Nous avions constaté dimanche soir dernier que Robert parle également un peu français. Il a appris au highschool nous dit-il. Les Australiens nous informent que huit d’entre eux ont prévu faire le grand saut (le Nevis) demain midi! WoW! Ils sont épatés quand nous leur disons que nous avons sauté dimanche dernier! Ils sont extrêmement nerveux et écoutent attentive le récit de notre expérience! Bien entendu, nous ne lésinons pas sur les détails qui pourraient les stresser encore plus :P! hihi Ensuite, après avoir passé un bon bout de temps autour du foyer, on monte en haut pour une petite partie de pool défi Quebec-Australie cette fois-ci. L’enjeu : l’équipe perdante doit un verre à chacun des membres de l’équipe gagnante. Évidemment, comme il y a de l’alcool en jeu, nous nous surpassons et gagnons haut la main la partie! Oh yeah! On a même eu droit à quelques applaudissements de spectateurs inconnus qui observaient notre partie! Notre nouveau verre à la main, nous ne pouvons malheureusement pas leur offrir une revanche puisque deux autres jeunes hommes (faisant justement partie des spectateurs) ont shotgunné la table pour la partie suivante. Ils nous offrent alors de jouer en double avec eux, semble-t-il pas si terrorisés par notre victoire précédente. Bref, nous entamons la partie et malheureusement, n’arrivons pas à sauvegarder notre titre de championnes. Autrement dit, on perd. Merde! Ensuite, un peu plus tard dans la soirée, Jack (un des Australiens contre qui on vient de jouer) veut finalement sa revanche… et il réussit finalement à nous battre. Ce qui veut dire qu’on lui doit maintenant une bière, mais ce sera dans un autre bar puisqu’il est déjà 2h30 (eh que ça passe vite !!!) et que le Buffalo ferme ses portes.
On a donc en tête de rejoindre, nous et Jack, les autres Australiens qui ont pris de l’avance et qui nous attendent au Winnies. Malheureusement, il est maintenant trop tard pour le Winnies et s’arrêtons finalement au World. C’est encore une fois un Rädler à la main que nous discutons tous les trois dans les divans de la chilling room. Jack nous avoue qu’il nous trouve très douées en anglais, lui qui ne sait aucune seconde langue. On lui parle de poutine, lui montrons quelques jeux qui nous divertissent au Québec. Eh oui! cet Australien a aujourd’hui ajouté «la guerre des pouces» et le «Je te tiens par la barbichette» à son répertoire! Après le World, tout est fermé. On décide donc d’aller a leur backpacker qui est sur le chemin de notre retour au Camping. Là-bas, Robert, Teddy et deux autres gars nous rejoignent. On écoute de la musique, sirotons un verre et jasons environ une heure. Retour au campervan à 5 :30. Ouf, en deux secondes et quart, on dort. IMGP1171.JPG
 
29 juin 2007
            My god, c’est une de ces journées où on se dit qu’il est dur de rester en vie. Genre de journée qui est un éternel matin. Et il pleut en plus. En effet, réveil à 12h30 et mal de tête qui ne tarde pas d’apparaître dans les prochaines minutes. «Pourquoi on boit autant donc??? –Je ne sais pas trop… mais c’était la dernière fois de ma vie. –yes sure… ». La journée sera bien simple à raconter : on est restées couchées dans le lit jusqu’à 18h00, à essayer de se remettre de la soirée de la veille. On a tout de même dîné vers 14h00 (pire repas du voyage après le riz à la sauce aux fruits!). Vers 15h00, voyant que le trop plein d’alcool de la veille ne passe pas par lui-même, on s’en est remis aux comprimés d’ébuprophène, qui ont prouvé encore une fois leur efficacité. Bref, vers 18h00, on descend en ville pour quelques petites commissions, dont s’acheter une pie (tourtière plutôt) au dépanneur, puisque semble-t-il selon Rick, elles sont excellentes là-bas. Finalement, revenues au camping, on se dirige directement à la cuisine pour partir notre souper qui prend assez longtemps à cuire. On opte pour l’option combo de cuisson, ce qui veut dire qu’on doit chauffer 15 minutes la tourtière au micro-onde avant de la laisser 45 minutes au four. On va donc la réchauffer au micro-onde du camper (puisque celui de la cuisine ne fonctionne plus… curieusement, depuis que le four conventionnel fonctionne! C’est à croire que c’est trop demander d’avoir deux fours!!). On laisse ensuite notre pie au four et retournons attendre au camping. Mentionnons ici qu’il y a particulièrement beaucoup de gens dans la cuisine ce soir. Après environ 35 minutes, on retourne à la cuisine pour préparer notre accompagnement. C’est alors qu’un monsieur vient nous trouver en nous disant : «Hey girls, you know, your pie… 
-What?? (kessé qu’il veut lui encore!!)
-Your P-I-E in the oven (en mimant bien la forme d’une tourtière)
-Oh yeah, our pie… what’s about it?
-It burned!»
Merde! Eh voilà, encore une fois, on est la risée de la cuisine! Ils ont pris soin de fermer notre four car ça sentait trop le brûlé… Un peu gênant comme situation. Finalement, on la sort du four et on gratte un peu la couche de brûlé du dessus. Il faut considérer qu’on a pas mal faim et que faire un autre souper serait long… On décide donc de la manger quand même, notre pie brûlée! On se garde tout de même une petite gêne et on va manger dans le campercar. C’est pas à tout casser, on en convient, mais c’est pas si mauvais non plus! Semble-t-il que le four cuit plus le dessus que le dessous. L’important c’est que c’est que c’est mangeable! Vous voyez, on est rendues des vraies filles de camping!
 
            Ce soir, on écrit notre blogue, écoutons notre musique adorée de chanteurs découverts ici et s’endormons vers 23 : 30. C’est tout. C’était officiellement la journée la plus vedge du voyage… et peut-être même de notre vie.
 
30 juin 2007
 
            La nuit a été revigorante! On se lève tard, vers 11 :30, et c’est une autre charmante journée qui commence à Queenstown. Aujourd’hui, on fait un petit tour sur le net, question de prendre des nouvelles du Québec! On croise de loin les Australiens, qu’on évite en fait. On n’a pas le goût de jaser aujourd’hui;). Après notre heure passée au kioske Internet du centre-ville, on aperçoit un caméraman et un animateur qui se promène dans la rue. «ah non Cath, jpense que les dudes la-bas nous on spotté…!» On tente la technique du «je-fuis-leur-regard-et-peut-être-ne-viendront-il-pas-me-parler» mais… sans succès! Cinq secondes plus tard, nous sommes, deux jeunes québécoises à l’anglais imparfait, entrain de donner une entrevue sur «what do you like about Queenstown?» et «discribe Queenstown in three world» blablabla… On a même réussi à placer un peu de français la dedans :P. Bref, il fallait bien que ça soit à nous que ça arrive ce genre de truc!  IMGP1169.JPG J
 
On revient finalement au camping où notre lavage nous attend. On fait des pieds et des mains pour dénicher une laveuse puis une sécheuse et écrivons notre blogue en attendant. Ensuite, on se prépare des bonnes côtelettes de porc pour souper (question de se racheter au yeux des habitués de la cuisine pour notre souper brûlé de la veille) puis revenons au campercar et se préparons pour la Xieme soirée Buffalo Club qui nous attend! Nous sortirons avec les deux Français qui sont encore ici ce soir. On les a croisés au camping et ils sont d’accord pour nous accompagner en ville vers 22 :30-23 :00. On entend cogner à 22 : 45 à la porte de notre camper. C’est une fois notre porte arrière ouverte qu’on salue Xavier et Nicolas.  Justement, nous sommes prêtes! On se dirige donc les quatre vers le centre-ville, à cinq minutes de marche, où ce soir, nous avons prévu passé une soirée TRANQUILLE au Buffalo Club. Nous avons eu une bonne leçon avec la longue journée traversée hier. Le Buff est plein à craquer ce soir! Et pourquoi donc? En plus d’être samedi soir, les écrans géants du bar présentent le match de rugby Australie vs Nouvelle-Zélande! Toute une rivalité! Surtout qu’ici, l’Australie a de nombreux partisans!
 
Les garçons nos paient d’abord une bière, puis, on se dirige vers la mezzanine pour jouer au billard. Cette fois, le hasard choisit les équipes. Ce sera CathD et Xavier contre CathL et Nicolas. Entre temps, à deux pas de notre table de billard, Nicolas rencontre un groupe formé majoritairement de Français. Il nous présente même un ancien Montréalais qui a habité l’ouest de l’île pendant huit ans. On échange brièvement avec eux et sommes drôlement surprises lorsque le Montréalais nous dit «Happy Canada Day!» haha! What!? On avait complètement oublié! Mais effectivement, depuis une dizaine de minutes, nous somme maintenant le 1e juillet, jour national du Canada. Peut-être est-ce parce qu’avant tout, nous sommes Québécoises! :D Bref, on parle entre nous longuement. Des conversations France/Québec des plus intéressantes qui éveillent la curiosité de chacun des partis. Il ne sont pas si chiants ces Français finalement! :P On les aime bien même! On croise également Friedrich un moment! «You again! You always follow us, don’t you?!» Il est toujours aussi comique cependant! Mais c’est vrai qu’on le croise souvent, de jour comme de nuit. Finalement, la soirée du Buffalo se termine avec une victoire déchirante du Québec sur la France au pool… et on jouait selon les règles françaises! Ouch!;) Xavier de Nicolas sont certains que nous cachions notre talent pour les faire sentir plus à l’aise, mais réellement, on a vraiment bien joué :P. On descend donc vers la sortie et semble-t-il que le dance floor du rez-de-chaussée est encore très occupé! Sûrement y a-t-il un lien a faire avec la victoire inattendue de l’Australie sur les All Blacks, mais nous apercevons nos amis Australiens entrain de donner littéralement un spectacle sur la piste de danse. En cette heure tardive, la soirée ne fait que commencer pour eux! Finalement, un peu passé 2h30, nous sortons du Buffalo et restons un peu dehors (à la pluie! Une chance qu’on a nos nouveaux manteaux!!). Nous reparlons un peu aux Australiens qui ont vraiment beaucoup fêté pour leur dernière soirée en sol Néo-Zélandais… Ils sont bien comiques quand ils sont aussi saouls!! Tristan porte même une perruque grise qu’on n’a formellement pas le droit de toucher… Ils veulent savoir où nous allons pour nous accompagner mais, puisqu’il ne semble pas prêts a passer une soirée «tranquille» comme nous avons prévu le faire, nous ne tenons pas à ce qu’il nous accompagne et restons vague sur notre destination. Finalement, après un petit bout, nous leur faisons finalement officiellement nos adieux (l’alcool aide sûrement, mais tout de même, leurs adieux sont presque émouvants lol! On s’est bien amusés avec ces Australiens, ils vont peut-être même nous manquer!) et partons (avec les Français toujours) pour un dernier verre. Après quelques hésitations sur l’endroit où nous irons, nous nous dirigeons au Chico’s, un bar qui reste ouvert jusqu’à 4h00 du matin. Nous nous installons donc sur une banquette de la terrasse intérieure au fond du bar. Le bar est en effet lui aussi plein à craquer et le dance floor est littéralement en furie. Nous buvons donc une dernière bière puis, commençant à être fatigués (et aussi parce que le Chico’s fermait ses portes!) nous quittons pour le camping. Heure du coucher pour notre soirée tranquille : 4h30! Bien jouées les Caths! C’est relativement tôt par rapport aux précédentes! Au moins, on s’est modérées sur l’alcool et on sait que demain ne sera pas une journée souffrante côté santé physique! Finalement, on a réussi à la faire, notre soirée tranquille! C’est juste qu’elle a duré un peu plus longtemps que prévu! On souhaite bonne nuit à Nicolas et Xavier. Nous les reverrons demain. Ils ont loué plein de film eux! Peut-être pourrons-nous enfin renouveler notre répertoire! :P On verra bien!

Par CathS
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Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /Juin /2007 07:20

Chers amis! Tout d’abord, BONNE SAINT-JEAN A TOUS! Bien sur, on a pense a notre petit quebec meme ici! Alors voila! Queenstown nous y sommes! Et quelle ville! Cette semaine, nous avons literalement passe par toutes les emotions! Certains ont peut-etre meme entendu quelques echos ou meme des rumeurs concernant cette derniere semaine tres occupee, mais voici l’officielle version de nos aventures!  Nous ne vous retiendrons pas plus longuement, simplement vous dire que davantage d’images seront disponibles bientôt! Apparemment, nous n’avons pas beaucoup traine notre appareil photo dans les derniers jours. Desolees! Mais c’est ce qu’il arrive quand on ne se sent plus touristes! So... here we are.

 

19 juin 2007

 

            Nous arrivons vers 12 :30 à Queenstown. On s’installe dans un joli camping à 5 minutes de marche du centre-ville.  Les installations, qui sont à deux pas de notre site, sont modernes et confortables. Son seul défaut est que le four de la cuisine, dans lequel nous prévoyions faire le mélange à brownies qui est depuis deux semaines dans notre garde-manger, est défectueux. Sinon, on pourrait difficilement demander mieux. Après s’être enregistrées pour les deux premières nuits au camping (et s’être fait complimenter par les préposées qui trouvaient notre accent si charmant!), on se rend à notre terrain et l’on met un peu d’ordre dans Ezy en se préparant, pimpantes, à une grosse activité : la fameuse laundry! On la repousse souvent, le plus possible même, mais parfois, on n’a pas le choix! Alors nous sommes assises bien sagement dans le Campervan, la porte de la valise ouverte pour profiter de l’air frais que nous offre Queenstown, quand tout à coup Cath D qui regardait par la porte arrière un campervan qui se préparait à se stationner au site voisin du nôtre, fige et s’exclame : «non, non, non, non!!! » et puis… BANG!! Oh my god! @#$%?!@#$%

 

Le coin externe de notre porte arrière vient tout juste de fracasser la fenêtre latérale du toit de l’autre campervan. La vitre est maintenant en mille morceaux à nos pieds. On avance EZY de quelques pieds, la porte étant coincée dans la fenêtre du véhicule de nos nouveaux voisins. On peut enfin refermer notre porte et croiser les doigts pour que EZY ne soit pas blessé. Nous devons croire que quelqu’un là-haut a écouté nos prières car il n’a rien. Plus de peur que de mal finalement… et bien entendu, la HONTE pour la jeune fille qui conduisait l’autre campervan. Disons que l’incident a attiré bien des regards dans le campground. Bref, on ne lui en veut pas, pauvre petite. On a tout de même pris son numéro de plaque en précaution, et devons faire un léger détour en sortant de notre site…. Car s’il advenait que nous fassions une crevaison, peut-être en voudrions-nous beaucoup plus à notre voisine. Le résumé de nos pensées par rapport à cette expérience et également la réaction de Cath L au moment de l’incident : «Mais quel mauvais move !!».

 

Après cette brève distraction, retour pour nous aux tâches ménagères. Encore là, comme chaque activité ici est une aventure, rien ne pouvait se passer simplement… Nous préparons les brassées de lavage avec soin, ajoutons le savon, puis nous apprêtons à mettre l’argent dans la laveuse pour l’activer… On essaie de mettre un 2$, ça ne fonctionne pas. Peut-être est-ce que ça ne coûte que 1$ ici faire la lessive? On essaie, toujours rien… ensuite le 50¢, puis le 20¢… . On se doute qu’il y a une solution bien simple à notre problème… Après tout, faire le lavage est censé être une activité accessible à tous, deux jeunes Québécoises comme nous devraient bien s’en tirer comme tout le monde, non? C’est dans ces moments-là qu’on sent qu’on est nounounes l’espace d’un instant… Encore plus quand, en levant les yeux, on voit une giga affiche disant que les «tokens» sont disponibles à la réception… Il suffisait donc de lire la pancarte en face de nous alors! Au moins, ça nous permet de rire un peu de nous-même!

 

C’est donc vers 17 :30 qu’on part explorer la ville. WOW! Déjà, on adore ça. Ça nous fait penser au vieux Montréal, avec tous ces restaurants, cafés, bars et  boutiques de tous genres. Ce n’est pas si grand, mais c’est complet! Et avec ces magnifiques montagnes qui semblent si proches et qui tapissent l’horizon, on tombe vraiment sous le charme. Ici, les jeunes ont, jusqu’à maintenant l’air normaux! Et il y a beaucoup de jeunes! En fait, il nous semble de plus en plus que Queenstown soit la capitale nationale des skieurs et des planchistes!

 

            Après un tour sur Internet qui dure près de deux heures (et oui chers amis, c’est souvent très long transférer notre blogue et télécharger nos photos, we hope you apreciate!!) on se dirige, affamées (!!) à l’épicerie du centre-ville…qu’on dévalise. J

 

La fin de la journée est tranquille. Souper vers 20h30 suivi d’un petit film pour conclure la soirée.

 

20 juin 2007

 

            Brrrr! Il fait froid ici à Queenstown! Aujourd’hui, on complètera donc notre garde-robe en vêtement plus chaud! On roule vingt minutes jusqu’à Arrowton qui est une joli vill PICT0359-copie-1.JPG e miniature peuplée d’artisans qui ne nous aideront pas à s’habiller convenablement pour supporter les températures hivernales du sud de la Nouvelle-Zélande. Nous revenons donc à Frankton, qui est situé à une dizaine de kilomètres du camping. On trouve là le Remarkables Park Shoping Center, un complexe de style «Outlets» qui réunit une vingtaine de magasins. C’est dans un magasin à rayons qu’on fait notre réserve de bas chaud! Enfin! :D On revient downtown Queenstown, où nous explorons les boutiques. Au Glassons, on trouve des chandails deux pour un… impossible de résister! Les vêtements chauds nous appellent! La gentille vendeuse qui nous a servi nous demande ensuite si «we girls are going out tonight», et elle nous donne quelques bons endroits pour sortir : Le Buffalo Club qui semble pas mal cool, le Altitude qui est aussi une bonne alternative, et le Wendy ou quelque chose du genre, qu’on n’a jamais vu finalement! Alors, bien satisfaites de nos achats, nous retournons au camping afin de se préparer pour une grosse soirée! Après tout, on l’a dit, les jeunes semblent normaux ici… C’est le temps des rencontres alors! On avait préalablement étudié un peu les bars de la ville dans un de nos guides… finalement, notre choix s’arrête sur le Buffalo Club, qui semble être assez grand, très proche du camping, avec tables de pool (toujours gagnant!) et «with the best fire in town»!! Wow! Que demander de plus! On s’y rend donc vers 10h30. Dans l’auto (qui est stationnée à environ 12 secondes de marches du club), on parle un peu et on se rend compte que sortir dans un bar en NZ, ça nous stresse toujours un peu… Il ne faut pas oublier qu’on ne connaît jamais rien de l’endroit ni des habitudes locales, qu’il est à 99,999% impossible qu’on rencontre quelqu’un qu’on connaît (excepté peut-être la vendeuse du Glassons, mais bon!) et surtout qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre comme clientèle! Alors, mettant notre petit stress de début de soirée de côté, on entre dans le club. L’endroit est charmant…et plein! Beaucoup de gens, bien habillés (un bon mixte de winter&fashion outfits), moyenne d’âge 22 ans… les éléments sont gagnants pour une belle soirée en perspective.

 

Une bière à la main, on se dirige au deuxième étage où l’on découvre nos éternelles compagnes de bars : des tables de pool! :P  On joue deux parties avant qu’un jeune homme vienne déposer une pièce de $2 sur la table (signe qu’il réserve la table pour la prochaine partie). Il se sent un peu mal devant nos visages surpris de nous voler notre table de billard de cette façon. Il dit qu’il attend son ami qui est allé au bar et nous demande si, à son retour, «you guys would like to play doubles?». Pourquoi pas! Chris et Owen sont deux Écossais de 19 ans, en Nouvelle-Zélande depuis 3 semaines et à Queenstown depuis 10 jours. Leur aventure ressemble en certains points à la nôtre en fait. Ils voyagent également en campervan autour de la Nouvelle-Zélande pour revenir dans leur coin pour le mois de septembre. Cependant, leur campervan est présentement au garage et ils sont donc obligés de loger dans un hôtel backpacker. Leur séjour à Queenstown s’est donc vu prolongé de quelques jours. Gageons que c’est le beau côté de leur malheur! Bref, nous jouons en double et apprenons de nouvelles règles de pool (quelques unes étant assez étranges) puis, monopolisons deux tables et jouons en simple, leur apprenant nos «French Canadians Rules»!:P De bons adversaires que ces Écossais! On rit beaucoup, découvrons leur bière favorite, et sommes mises au courant des gros partys qui se tiendront dans les prochains jours. On enchaîne les parties jusqu’à la fermeture du bar… En fait, ici, on se fait gentiment diriger vers la sortie aux alentours de   2 :30. On vous rappelle que ce soir, c’est notre première vraie sortie depuis Nelson (en excluant la partie de rugby qu’on a écoutée autour de quelques pichets, mais ce n’était pas un vrai bar…). 2h30, c’est donc tôt pour conclure la soirée, non? D’autant plus que notre conductrice désignée a pris quelques consommations et après la leçon de Nelson, on ne veut plus jouer avec le feu comme ça!! On décide donc de prolonger la soirée et on accompagne les Scotland guys pour écouter un film à leur backpacker, qui offre soit disant une panoplie de bons films dans la TV room pour bien finir la soirée. Finalement, après quelques hésitations et surtout quelques délégations, c’est sur Chris que repose le choix du film. Il insère donc la cassette VHS qu’il a sélectionnée dans le magnétoscope (déjà, ça promet!!). Ce soir, on se cultive et on écoute un classique : «Back to the Future»!  Au moins, on se dit qu’on ne sera pas trop déçues de manquer le film si on s’endort! Finalement, le film nous a tenu réveillées jusqu’à 4h30. C’était même assez bon en y repensant! Cheezy, mais divertissant. J

 

21 juin 2007

 

            Dur réveil à une heure aussi hâtive que 10 :00. Après l’énervement du matin, on va vite en ville. C’est quelques mètres après avoir descendu les longs escaliers qui nous mènent en plein cœur de la ville que nous croisons Owen et Chris qui jouent dans la neige (oui oui..!!! Il fait croire qu’il a neigé cette nuit. De la neige en plein mois de juin!! On a peine à y croire aussi!). On leur parle un peu, confirmons le numéro de leur cellulaire et du notre pour peut-être aller à un party sur Lake St. chez un de leur ami Suisse auquel on a parlé la veille (en français! J). Bref, on se sépare et on s’enverra des messages textes pour peut-être organiser la soirée. Nous allons ensuite passer deux petites heures sur Internet (on a vite compris que vers 13 :00 ici, nos amis montréalais sont populaires sur msn! J). Starving à 15 :30, on va au Starbuck’s du coin ou on déguste un bon morceau de gâteau accompagné d’une tasse de café. Miam! Ça bouche un trou! Rassasiées, on retourne au campground. Quelques parties de cartes nous distraient ensuite pour le reste de l’après-midi, puis on se prépare à souper assez tôt. Il y a une bonne raison pour ça : on s’est réservé un autre souper d’agneau ce soir! C’est si bon qu’on ne peut pas résister! On reçoit entre temps des nouvelles pour le party de la soirée qui aura bien lieu comme prévu sur Lake St, mais on ne sait pas où exactement. On tente de répondre, mais sans vraiment avoir confiance qu’ils recevront le message sur leur cellulaire écossais, puisque la messagerie textuelle internationale est une notion que nous ne maîtrisons pas encore parfaitement… On avait tenté justement, la veille, de leur écrire, mais sans succès. Étant un peu en lendemain de veille nous-mêmes (avouons-le!) nous leur donnons un dead-line de 21h30 avant lequel nous devons avoir eu une réponse, sinon tant pis, un film nous attend (et nous appelle!). Finalement, le film a gagné. On a écouté Troy, qui s’est avéré un excellent choix pour une bonne soirée cinéma!

 

22 juin 2007

 

            9 :00. On commence lentement à se réveiller. Comme tous les matins, le soleil illumine peu à peu l’intérieur du campervan, on entend les bruits à peine audibles (masqués par le son de notre chaufferette à pleine puissance) qui nous viennent de l’extérieur. Ce matin comme la veille, la neige tombe et recouvre le sol d’une fine toile blanche. «Comme nous sommes bien, au chaud dans le camper…»…  Il suffisait d’y penser, pour qu’au moment où nous réalisons à quel point notre chaufferette nous est utile, «paff», plus rien. Nous n’entendons plus la douce mélodie si essentielle à notre confort… la chaufferette est morte!... Et bientôt, on se les gèle! On téléphone à Ezy Inc. Pour savoir ce qui en est. IL nous rembourserons une chaufferette d’une valeur égale ou inférieure à $20. C’est bien, mais…On vous donne un aperçu de la situation dans laquelle nous sommes : Comme les petites rues qui nous séparent du centre-ville sont très glacées et qu’il y a quelques grosses pentes, on nous a fortement déconseillé de conduire dans ces conditions si on n’a pas de «snow chains» (remplacement des pneus d’hiver ici pour les quelques journées glacées de l’année). Déjà qu’on n’avait plus de lumière depuis 2 jours, là, c’est le comble. Donc, on ne veut pas prendre de risques ; Ezy reste au camping. On se prépare donc pour aller downtown à la recherche d’une chaufferette... après environ 30 minutes de recherche, on va au Information Center pour se faire dire qu’il n’y a aucun magasin dans les rues avoisinantes qui en vendent. Surprises et déçues, nous décidons tout de même de marcher jusqu’à un autre endroit dans la ville où on nous dit qu’il pourrait y en avoir, sur Gorge St., à environ 30 minutes de marche. 30 minutes, ça semble peut-être peu, mais vu les conditions de la journée, c’est toute une épreuve qui nous attend. Il neige et il vente, mais ce qui est souffrant, c’est qu’on n’a que des chaussures et non des bottes Sorel pour affronter la slush qui borde les rues (donc recouvre les trottoirs!).  Nos pieds sont déjà tout trempés… et il fait froid, c’est désagréable. Alors imaginez notre réaction lorsqu’on apprend qu’on ne trouvera malheureusement pas la solution à notre problème ici. La seule possibilité reste donc la pire : Frankton.

  IMGP1152-copie-1.JPG

            Nous y sommes allées il y a deux jours, et selon nos souvenirs, la marche sera longue, mais faisable. On se prépare donc rapidement mentalement à affronter le froid, la neige, la pluie et le vent qui sont sur notre chemin jusqu’au Remarkables Park de Frankton. Il nous semble que la marche ne finira jamais! Les voitures, question de nous encourager, nous klaxonnent souvent, la charrue qui déblaie la rue lève sa pelle à notre rencontre, les rares piétons rencontrés sont silencieux et certains abrègent même leur souffrance en tentant de faire du pouce. C’est finalement les cheveux mouillés et dans le visage, les pieds complètement mouillés et baignant dans le bon litre d’eau glaciale qui remplie maintenant nos chaussures et l’esprit épuisé qu’on arrive trois heures plus tard au Shopping Center. Un mot : Enfin! On achète une nouvelle chaufferette et va ensuite se faire appeler un taxi. Oh non! Pas question de faire le chemin du retour et encore moins de remonter toutes les pentes qu’on a descendues! On a bien assez donné pour aujourd’hui! On raconte notre histoire au gentil Keith, chauffeur de taxi, qui est impresionné (lui aussi!) par notre périple. Pour $30 de taxi, on rentre enfin à la maison. Home Sweet Home! Seul petit oubli qui devra attendre : on n’a pas acheté de lumière! Ce sera une autre soirée dans la noirceur, mais au moins, au chaud!

 

            Arrivées au camping, on a dû prendre une bonne demi-heure silencieuse à se dégeler les pieds et à se remettre du gros moment de découragement qui a occupé notre après-midi. Maintenant, on est affamées! Après une journée aussi demandante (tant physiquement que mentalement!) on trouve qu’on mérite bien un bon souper. On prévoit donc aller au restaurant le Fatz Cat (juste pour le nom!!), un resto italien entre le camping et le Buffalo Club (il faut bien aller fêter quelque part notre exploit de la journée, non?). Donc, on décide de prendre une collation pour aller souper tard et ensuite se rendre directement au club, question de ménager nos pauvres pieds qui ont assez marché pour la journée. Évidemment, le plan parfait ne se réalise jamais totalement… En effet, on a perdu pas mal de temps à regarder nos photos de voyage et à écouter à peu près toutes les chansons de la bibliothèque de l’ordi. Finalement, on quitte pour la ville vers 9h45… trop tard pour le bon resto qui ferme ses portes à 10h00. Mais comme nous l’avons remarqué au cours de notre voyage, la vie est souvent bien faite… Alors, nous ne nous inquiétons pas trop et décidons d’aller manger des burgers au Fergburger, un restaurant branché du coin qui est ouvert «till late» et qui nous avait été vanté par nos amis Écossais. Mais quelle excellente décision que nous avons faite!! C’est sans contredits dans les meilleurs hamburgers qu’on a mangés de notre vie. Délicieux, voir exquis, mais bourrant! C’est le ventre plein (trop plein!) qu’on se dirige vers le Buffalo Club, beaucoup plus en confiance que la première fois! 

 

            C’est vendredi soir, et ça paraît! C’était plein mercredi, mais aujourd’hui, ça déborde presque! :P On prend une bière, se faisons prendre en photo par le photographe de la place pour les archives du Buffalo club (peut-être seront nous sur Internet, qui sait :P) rencontrons une néo-zélandaise qui n’aime pas mais LOVE Montréal aux toilettes et rencontrons Tim et Jeff. On parle surtout à Tim en fait. La conversation est brève mais en discutant, on apprend que Tim travaille au AJ Hackett Bungy. Nous qui avons réservé notre saut pour le 24! Eh oui! Plusieurs ne le savent peut-être pas encore, mais l’on s’apprête, dans moins de 36 heures, à faire un saut de 134 mètres au-dessus de la rivière Nevis… Bref on en reparlera plus longuement, mais une chose est sûre, on a trop hâte! Retournons donc à Tim. Il nous dit qu’il sera probablement là pour notre saut de dimanche. S’il dit vrai, quelle coïncidence quand même! Un peu avant minuit, on décide d’aller explorer un autre bar des alentours. Pourquoi pas? On marche quelques coins de rues et se laissons tenter par le Surreal, où il semble, de l’extérieur, y avoir de l’action (à voir deux filles se crier des insultes «fuck you Kirsten! Fuck you! »..«that guy is mine… blablabla».. vous voyez le genre !?..ahah :P!  Fouillez nous pourquoi, mais oui, même ce genre d’action nous a attiré au Surreal. Mais attention, comme on le dit, ne jamais se fier aux apparences! Oh boy… Deux pas dans le bar, et notre opinion était bien faite. «Cath, je crois qu’on a trouvé le ¨spot¨ où se rassemble les gens bizarres…» . Voici un bref aperçu du bar : très sombre et emboucané, avec quelques tables banquettes à la gauche et un semblant de  piste de danse à la droite, qui aurait dû rester vide à voir le talent de danseurs de ceux qui s’y aventuraient, mais bon, ça c’est une autre histoire. Nous nous dirigeons donc au bar, décidées à tout de même prendre une consommation ici avant de quitter. Le Happy Hour finissant à minuit, nous nous dépêchons de commander. On est prêtes à prendre une bière ici, mais tout de même il ne faudrait pas la payer trop cher en plus! Petite erreur de la part de celle qui commandait, on se retrouve finalement avec une étrange bière noire à savourer dans l’endroit le plus weird où l’on est allées depuis le début de notre voyage. Vous admettrez sûrement que la bière noire, c’est pas que c’est si mauvais, mais mon dieu que ça ne se boit pas rapidement… On est donc ici pour un petit bout! Alors, pourquoi pas s’adonner à une de nos activités préférées à toutes les deux, c’est-à-dire analyser la population qui nous entoure? En bref, nous avons parmi nous : une wannabe-hookie qui distrait l’attention de sur son laid visage en portant un chandail beaucoup trop court qui flirte avec un gars qui s’habille deux tailles trop petite et qui trouve ça beau et sexy (sans oublier collet lacé et les colliers de métal), une Inuit qui fait de l’embonpoint donnant son numéro de téléphone à un si chanceux jeune homme, un kinda-mafioso avec un long manteau et une gang de geeks qui se distinguent bien parmi les gars d’apparence normale qui font comme des chorégraphies tribales sur le danse floor. Bon, maintenant que vous êtes au Surreal avec nous, imaginez-vous qu’un gars, pas trop beau et avec les cheveux beaucoup trop longs, une barbe et peut-être même une moustache se joint à nous, sans avertir et sans même qu’on l’ait vu venir :

-ah non, va t’en!

-hello girls. Having fun tonight?

-Ouais ouais, et puis, tes amis d’Harmonium vont bien?(et de notre pire Frenchy accent possible) – Yes yes, it is great. We drink a good beer.

-Nice nice, so where are you gils from?

-Tu sais que t’es vraiment laid toi? Pi arrête de me postionner dans face. -Ca-na-da, Québec. We are in Nouvelle-Zélande since about.. hum… how do you say… hum.. thirty days hum.. 4 weeks….?

-Yes a month!! Yes yes i see. I’m from Auckland and… blablabla

-Non mais on s’en fou de toi. Tu sais que tu nous emmerde en ce moment?

-oh, yeah (en acquiescant de la tête quand il ne comprend pas quand on lui parle français… sûrement qu’il se disait que ça devait être gentil…)

… Et la scène a continué comme ça même quand son ami roux s’est joint a nous. Ils nous parlaient comme des retardées mentales en mimant tout ce qu’ils disaient. Haha, c’est très drôle tout ce qu’on peut leur faire accroire à ces Aucklanois. Lol. Enfin, la bière terminée et le prochain verre refusé, on quitte cet endroit en se disant que le Buffalo Club reste et restera un classique!

            On y retourne donc, beaucoup plus épatées par la normalité des personnes qui s’y trouvent et la soudaine beauté impressionnante des gens qui nous entoure. On décide d’aller faire un tour en haut, le premier étage étant encore très achalandé et donc difficile de s’y déplacer. Le deuxième étage est un peu plus calme, mais tout de même bien actif. Nous apercevons alors le photographe de début de soirée qui nous reprend en photo (cette fois-ci, c’est certain qu’on la retrouvera sur Internet, on a tout de même pris soin d’inclure notre bière dans la photo!). On prend aussi une photo avec l’ami du photographe, puis commençons à leur parler. Il s’agit de Rick le photographe et Rhys (qu’on prononce Rees, mais que nous, on aurait plutôt prononcé Rice avec cette écriture! Il trouvait ça pas mal comique d’ailleurs). Rick vient de l’Angleterre et est maintenant en NZ depuis 3 semaines et il pratique son métier de photographe sous contrat. Ce n’est pas si payant pour l’instant, mais il adore ça. Ce soir, par exemple, il ne touchera aucun salaire, mais aura toutes ses consommations payées par la maison. Gageons qu’il se retrouvera gagnant de cette façon! Son ami, Rhys, vient de Wales. C’est où ça? On ne sait pas trop, mais comme on rencontre beaucoup de voyageurs, on s’en fout un peu. Par après, une lumière s’allume dans nos cerveaux quand il nous donne la traduction française de l’endroit d’où il vient. Eh non, il ne s’agit pas d’un pays méconnu portant le nom de Baleine, mais bien le pays de Galles! «Aaaah! Princess Diana’s Country!! Why didn’t you tell us that instead??». Lui c’est un barman voyageur qui pratique sa profession à tous les endroits où il voyage. Il est à Queenstown depuis aujourd’hui. On rencontre brièvement Friedrick, un gars que Rhys a rencontré à Auckland il y a deux jours. Friedrick est ici seul, il vit à Hong Kong avec son père Britannique et sa mère Allemande. C’est le genre de gars qui ne tient pas en place. Il apparaît donc comme un éclair parmi nous et disparaît aussi vite pour réapparaître peut-être encore plus tard. On reste avec Rick et Rhys jusqu’à la fermeture du bar (2h30), puis on dirige ensuite vers un autre club. C’est Rick qui est le guide. Il connaît vraiment les bons endroits où aller et tous les recoins de la ville.

 

Notre premier arrêt est au World. The party’s on! On visite la salle de bain et, à notre sortie, un pichet nous attend dans les mains de Rhys avec quatre grands verres dans celles de Rick. On se fait «accrocher» par des drôles de personnages, parlons et dansons un peu. Bien qu’on aime l’endroit qui présente un dance floor qui mérite de porter un tel nom, les gars nous propose d’aller dans un autre bar. On se dit qu’on aura l’occasion de profiter du World à fond une autre fois et que pour l’instant, il faut plutôt profiter de l’opportunité d’être avec un fin connaisseur du nightlife de Queenstown pour découvrir un autre endroit intéressant à ajouter à notre liste de bars potentiels. On attend Rick quelques instants dehors en jasant avec des monsieurs, puis se dirigeons vers le Monty’s. Notre route est toutefois interrompue quand, à 3h30 du matin, sur le trottoir, un gars dans la vingtaine, accompagné de quelques spectateurs de fin de soirée, joue de la guitare. Le spectacle était assez ordinaire, le joueur de guitare grattant un peu n’importe comment son instrument et les autres autour essayant de chanter un comme ils le pouvaient. C’est alors que Rick l’audacieux emprunte la guitare et se met à jouer une chanson des Red Hot Chili Peppers alors que tous les spectateurs (même nous!) l’accompagnent en chantant. C’était vraiment un instant mémorable, le genre de situation si anodine qui restera un bon souvenir de notre voyage. Ensuite, arrivés au Monty’s, on s’installe à une table dans de très confortables sofas. N’oublions pas notre activité physique de l’après-midi! C’est tout de même là qu’on voit que nous, les Québécois, rien ne nous arrête quand il est question de fêter! Bref, on boit tranquillement un Bombay-Canneberge (curieusement très bon!) et on rit pas mal à écouter nos accompagnateurs faire l’étendue de leurs connaissances en français… On a eu droit à «Jeû m’hhappellll Rhys et jeû vianns dheee Pays de Galles» puis à Rick d’enchaîner «J’adeurr la vachhe, j’adeurr les chattts». On lui a fait comprendre qu’adorer en français, c’est aimer vraiment beaucoup et que ça serait surprenant qu’il adore autant les vaches… Finalement, on a trouvé un terrain d’entente et on lui a appris à dire «Jeu souïs ûn fermier et j’adeur les vaches»! Et voilà! J C’est toujours très drôle d’entendre les gens de d’autres nationalités parler en français… Considérez que nous, on se force toujours à leur parler en anglais alors que c’est toujours plus évident pour eux. Au moins, on peut se venger un peu :P

 

Alors échange d’adresse facebook et peut-être à demain, on les quitte vers 5 :00, refusant l’invitation pour un autre club qui ferme ses portes à 7 :00. (!!!) Nous qui nous pensions des filles de partys, on a peut-être trouvé plus party animal que nous, qui sait. Après une petite marche de santé de dix minutes, on est de retour chez EZY où notre lit nous attend. À 5 :30, on dort enfin. J

 

23 juin 2007

 

            On se lève tard aujourd’hui! Il fait soleil et la neige fond lentement. :D Après une douche rapide (on a 7 minutes tous les matins pour la somme de $1 NZ), on va en ville au Queenstown Bungy Center pour confirmer notre saut de demain. On apprend que, avec les conditions météorologiques récentes, les sauts des deux derniers jours ont été annulés. Si tout va bien, notre saut devrait avoir lieu au moment prévu, soit le dimanche 24 juin (Vive le Québec!) à midi. «I guess you picked the right day guys!» Good for us! Et voilà, on est officiellement très nerveuse en pensant à ce qui nous attend demain. Après cette bonne nouvelle, on retourne à Ezy pour y passer l’après-midi. On lit un peu, on jase, on fait des scénarios pour voir comment on réagirait si l’une d’entre nous mourrait demain, est-ce que le voyage aux Fidji serait remboursé, que ferions nous avec EZY, comment on veut s’habiller, etc! (oui bon, c’est peut-être pas le meilleur moyen pour nous sécuriser!) Puis, finalement, on quitte pour Frankton (en voiture cette fois!!), car on est décidées à ne pas passer une soirée de plus dans le noir avec, comme seul éclairage, une petite lampe de poche habituellement destinée aux allés-retours aux toilettes le soir. En faisant le chemin en voiture, on réalise qu’on a dû marcher près de 15 km la veille! On est tellement fortes!:P Comme on n’arrive pas à trouver des ampoules pour aller dans nos lampes, on en achète une nouvelle au merveilleux coût de 8$ (incluant 2 ampoules!). Fières de notre aubaine, on retourne souper «à la maison». La soirée est ensuite consacrée à l’écriture de ce chef-d’œuvre, puis on se couche vers 11h30 afin d’être en forme pour notre MÉGA-GIGA-événement-pour-lequel-on-ne-peut-plus-attendre du lendemain.

 

24 juin 2007

            C’est le grand jour! On se lève avec notre alarme à 10h00, nous préparons et se arrivons au Queenstown Bungy Center vers 11h45. Première étape, s’enregistrer. Ensuite, une personne nous pèse (déjà, ça nous rassure… On n’aura pas le même élastique que le gros monsieur de 250 livres en arrière de nous, ni le même que la petite chinoise de 90 livre juste devant!). Ensuite, on signe un formulaire de consentement qui est en même temps un certificat qu’ils nous remettront à la fin. On lit vite, mais pas trop, le but n’étant pas de se désister non plus! Entre autres, la première clause va comme suit : «I accept that Bungy Jumping carries vit hit some degree of risk; both to the person, property and emotional trauma of friends and family spectating». Bref, on a signé comme quoi si vous êtes traumatisés par notre mort, c’est entièrement notre faute à nous et que vous n’avez pas le droit d’aller vous plaindre à eux! Même à l’autre bout du monde, on pense encore à vous! Le groupe grossit de plus en plus et la préposée écrit NJ3 (Nevis Jump group 3) au crayon indélébile sur la main de plusieurs braves. Nous sommes une vingtaine quand, vers 12 :30, un jeune homme portant le manteau AJ Hackett Bungy nous fait tous signe de le suivre. On s’assoit dans un petit autobus qui nous mènera, nous dit-il, dans une quarantaine de minutes, au site du Nevis.

 

Le trajet se fait au son d’une grosse musique de style heavy metal (très bon choix pour nous tranquilliser Monsieur Le Chauffeur!). La route asphaltée est rapidement remplacée par le chemin de «garnottes» où les courbes serrées et le ravin ne semble pas ralentir notre chauffeur. C’est à 13 :00 que l’autobus s’immobilise. Le reste de la route devra finalement être fait en  4x4 et deux véhicules de 8 places nous attendent. Nous, deux autres canadiennes (plus tard baptisée le Team Canada!) ainsi qu’une Australienne patientons donc dans l’autobus pour qu’un second voyage vienne nous chercher. On est toutes aussi énervées! :D C’est une quinzaine de minutes plus tard qu’enfin, un 4X4 est aperçu a l’horizon. Après un parcours disons très accidenté de 10 minutes, on arrive au sommet du canyon formé par la fameuse rivière Nevis. On nous met nos harnets de sécurité et l’on rentre ensuite dans une petite centrale d’opération où un homme nous pèse une seconde fois et rectifie, s’il y a lieu le poids mesuré plus tôt. Il inscrit ensuite sur notre main vide le résultat de la pesée officielle au crayon indélébile.  On peut ensuite aller rejoindre les autres membres de notre groupe qui son entrain d’observer la première vague de sauteurs qui est en pleine action. Le premier à sauter, le monsieur de 250 livres, on l’aperçoit même brièvement sur les écrans de télévision à l’intérieur de la centrale et qui représente en directe ce qui se passe dans la cabine de saut. OMG! C’est maintenant qu’on commence à réaliser que c’est vraiment très bientôt! Maintenant que tout le monde est sur le balcon d’observation, notre chauffeur nous explique en gros comment tout va se dérouler. Lui, il saute tous les jours alors, il est plus que calme lorsqu’il parle de Nevis! C’est à notre tour de se rendre à la cabine de saut. On doit mentionner que cette cabine est suspendue en plein au-dessus du canyon. C’est en gondole, nos harnets de sécurité attachés à un fil de fer situé au plafond, qu’on doit s’y rendre en groupe de cinq. C’est déjà toute une étape pour les cœurs sensibles! On se rend tout de même en vie à la cabine de saut… C’est assez grand, peut-être 5m par 5m, et le côté où se trouve la plate-forme de saut est à aire ouverte. Sinon, le reste semble bien solide… Il y a aussi une vitre au plancher pour voir les autres lors de leur saut. Très rassurant !! C’est malade!!! En quelques secondes, la personne en chute libre est rendu si bas, juste avant que l’élastique la retienne à ce qui nous semble, de là-haut, pas plus d’une trentaine de mètres de la rivière! On ne peut simplement pas croire qu’on se prépare à faire cela!  Il y a environ 3 employés du Nevis (identifiés sur leurs vêtements comme les «Crew Membre»!), et tous les autres fous qui ont décidé de sauter 134m aujourd’hui!  On aperçoit notre ami Tim d’il y a deux jours qui s’occupe de l’élastique du Bungy dans la Crew! Il disait donc vrai, il est là pour notre saut! Très occupé par contre, il est responsable de plusieurs vies aujourd’hui! Bref, tour à tour un des membres de la Crew nous attache des chevillières à chaque jambe. C’est donc en partie à ça que tient notre vie… On s’assure tout de même qu’il sait ce qu’il fait (on ne prend pas de chance!). Il nous informe donc que c’est son premier jour et qu’il est encore en training… Lui, il se trouvait bien comique de nous faire croire ça… C’est pas le temps de blaguer petit gars! On stresse, nous! Ensuite, après que la moitié du groupe environ, c’est Cath Daigle qui se fait appeler au siège de préparation pour le saut. Ensuite, deux personnes saute et c’est au tour de Cath Lam.

 

Sauter le plus haut bungy de l’hémisphère Sud, c’est : 

 

                L’opérateur du saut attache l’élastique entre mes deux chevilles, prend une jolie photo sans trop avertir, et explique comment il faut tirer sur une ganse pour se faire remonter à la station la tête à l’endroit (étape selon moi très importante pour ne pas avoir l’air trop nounoune…). Une fois bien attachée et certaine que j’ai tout bien compris et qu’il n’y a rien d’autre que j’aurai besoin de faire pour remonter saine et sauve, le monsieur tient l’élastique et me guide sur la minuscule plate-forme de départ. Tout le monde regarde, y compris Cath qui est ultra-énervée et fébrile pour moi. À 200 mètres au-dessus du sol, tout est prêt pour que la courageuse se laisse tomber dans le vide. «Oh my god, c’est maintenant que ça se passe!» Le cœur bat vite, le niveau d’adrénaline monte, les yeux très grands ouverts, le vent souffle, tout devient silencieux…. «Here we go.. three two one ..up!»

 

Wouuuuaaaahhhhhhh!!!!!!!!  …ahhhh..hahhhhhh! Wow! @#$%?&*( #$%?&* C’EST FOU DANS ‘TÊTE! #$%?&* 1….2….3….4…..5…..6….7….8…..* secondes et demie de chute libre! Le moment le plus zen d’une vie! C’est tellement… !! speechless. La deuxième demie seconde est la pire!... ou plutôt la plus cinglée! Celle qui te coupe le souffle. Après trois secondes, tu trippes! C’est beau, tu es libre, tu voles! Ça, on s’en souviendra longtemps.

      
      
      Nevis-BUNGY-pict-3---copie.jpg

Finalement, retour à la centrale par la même gondole qui nous a amenée, mais qui semble cette fois-ci beaucoup moins dangereuse, nous qui venons de sauter dans le vide! Là, on écoute le DVD de notre saut! Waw, on a vraiment fait ça?? Puis, on reçoit notre petit livre souvenir qui contiendra aussi les photos que nous avons commandées. On nous remet finalement notre T-Shirt de vraie «Bungy Jumper» ainsi que notre certificat du départ. On retourne en autobus à Queenstown vers 16 :00, bien plus relaxes qu’au départ! Curieusement, la musique s’est adoucie… il y en a même qui s’endorment sur le chemin du retour! Mais quelle journée!

 

Retour au camping, on regarde une seconde fois les DVD de nos sauts, puis nous installons sagement à l’ordinateur pour l’écriture du blogue. Finalement, on soupe vers 8h30, se préparons encore une fois aux toilettes du camping (on croise toujours la dame du ménage quand on est en train de se poupouner… peut-être est-ce qu’on commence à se faire une drôle de réputation au sein de l’équipe de staff du camping!!) puis quittons vers 11h30 pour le Buffalo Club. Ce soir semble être une soirée plutôt tranquille, quoi qu’il y a tout de même pas mal de monde. On s’installe à une petite table et se commandons un verre, question de souligner l’événement de la journée! On achève notre premier Export Gold quand un gars qui nous semble dans la fin vingtaine-début trentaine nous aborde. Comme c’est maintenant rendu une habitude, c’est le moment du «GÉQARAF» de la soirée…. GÉQARAF pour Gars Étrange Qu’on A Rien À Foutre. Et le voilà, avec un faux chapeau et de faux cheveux (un genre de déguisement peut-être) et vêtu d’un veston en tissus cheap, venant nous murmurer une phrase incompréhensible de son accent typiquement néo-zélandais. Genre de gars qui rie artificiellement après chaque phrase qu’il prononce. Bref, notre bière étant (malheureusement! ;) ) terminée. On doit se déplacer pour aller en chercher une autre. Ciao buddy. Il refait par contre des brèves apparition dans l’heure qui suit, mais rejetant ses propositions de «I think you could use a danse…? …AH AH…», il a finalement trouver d’autres «targets». Après quelque temps en bas, on se dirige vers l’étage supérieur et à notre grand plaisir, il y a une table de billard de libre. On joue quelques parties, tout se déroule bien. Par contre, la soirée avance rapidement et on n’a toujours pas fait de nouvelles rencontres (ou plutôt, de rencontres d’intéressantes…). Alors, vous demandez-vous, serait-ce la première sortie du voyage entier où le charme irrésistible, indescriptible et indéniable des Caths ne fera aucun effet en sol Néo-Zélandais? Mais bien sûr que non, pour qui nous prenez-vous! C’est justement quand cette pensée nous trottait dans la tête que 2 Australiens viennent assister la fin de notre partie de pool. Ensuite, on accepte de jouer contre eux, mais seulement à la condition de jouer selon NOS règles. Défi accepté, la partie commence… on se fait planter .. fuck!! Puis, sans vraiment qu’on ne s’en soit rendu compte, ils n’étaient plus seulement 2, ni 3 ou 4, mais bien 11 Australiens autour de la table! En gros, ils sont là pour 10 jours pour la saison de ski. Ça a bien fini la soirée, on a eu la chance de prendre notre revanche au pool et aussi de fermer le bar. (quand on dit fermer, c’est fermer! On était vraiment les derniers et le bouncer faisait même un décompte avant de nous «kicker» gentiment dehors :P Retour au campervan vers 3h00, on va bien dormir ce soir, maintenant qu’on sait qu’on ne risquera pas notre vie dans les prochains jours! Fiou! Because… We have just taken our Bungy experience to the next level, maximising the adrenalin rush by leaping from the Nevis Highwire, the highest Bungy in Australasia. Takin on 134m plunge towards the ground, we, brave beings, can no longer be mere mortals.

 

 

 

 

Par CathS
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 07:46
Encore une fois, vous l’attendiez! Vous comptiez les jours qui, selon vos prédictions et vos probabilités scientifiquement calculées, vous séparaient de la parution d’un autre article des Caths! Rassurez-vous, c’est aujourd’hui que vous pouvez tracer la croix significative sur votre calendrier et enfin, oui enfin!, dégustez les lignes de votre quasi-journal-quasi-roman favori! Sans plus attendre… Un… deux… trois… GO!
 
13 juin 2007
           
            La journée d’aujourd’hui a été presque entièrement consacrée à faire plaisir à notre fan-club. En effet, on a passé environ deux heures et demie à transférer nos photos et texte sur l’ordinateur Dell 1985 mis à notre disposition ici au camping. Nous partons tôt demain pour Hokitika, ville de la côte ouest qui s’annonce plus active que Greymouth (selon notre vieil informateur-conteur-sans-relâche-de-sa-vie.. il nous a au moins appris ça :P).
 
14 juin 2007
            C’est aujourd’hui qu’on quitte la «grande» ville de Greymouth (oui oui, elle est évaluée comme étant la plus grande ville de la côte ouest… même nous, on ne pouvait pas le croire :P). On doit rouler 45 minutes avant d’atteindre Hokitika. Comme on nous l’a conseillé, nous allons dans une des nombreuses boutiques où, ici, le jade est épuré, sculpté, taillé, puis transformé en bijoux et accessoires de toutes sortes. Évidemment, quelques petits achats sont faits ici J. Comme la principale et unique attraction de la ville d’Hokitika est liée à l’industrie de la Greenstone, on quitte après un bref arrêt vers les gigantesques glaciers qu’on aperçoit déjà et qui nous attendent à environ 200 kilomètres.
 
            La ville du Franz Josef Glacier est visiblement une des plus touristiques visitées jusqu’à maintenant. Des voyageurs de partout dans le monde s’y arrêtent, et pour la peine! L’imposant glacier est vraiment impressionnant. On explore un peu la ville (qui n’a plus de secrets pour nous après 5 minutes J) et se dirige vers le musée Hukawai, qui présente par des courts films et dans un parcours rempli d’information, la formation et l’évolution des glaciers et de l’environnement de la côte ouest au cours des siècles derniers. IMGP1132.JPG Maintenant plus cultivées, on se retire dans un camping aux portes de la ville. Très belles installations qui nous permettent, entre autres, de nous préparer notre deuxième succulent repas d’agneau . PICT0313.JPG Nous concluons la soirée par un petit film tranquillisant et qui nous aidera plus tard à bien dormir : Silence of the lambs. En fait, ce n’est peut-être pas dans notre top 10 des meilleures idées que nous avons eues jusqu’à maintenant :P. Un film qui présente à la fois un tueur en série qui kidnappe des jeunes filles et un fou-canibal qui réussit à s’échapper d’une prison à haut niveau de sécurité, ce n’est rien de rassurant pour deux peureuses dans un campervan :P. Bonne nuit. PICT0326.JPG
 
15 juin 2007
 
            Ouf, nous nous sommes réveillées! Vivantes! Et pas de membres manquants en plus! C’est aujourd’hui qu’on fait du plein air!  :P youhouu. Arrivées au stationnement du glacier vers 13 :00, on voit que la «trail» que nous voulions faire est temporairement fermée dû au niveau de la rivière. PICT0317.JPG Bref, nos plans changent. Nous faisons plutôt deux petites randonnées qui nous mènent à des «scenic lookout points» très impressionnants. Les athlètes se dirigent ensuite vers le centre-ville, où elles remplient encore une fois leur réfrigérateur. Quelques heures tranquilles sont alors passées au camping, soit à lire ou à écouter la finale AVP de volley-ball de plage. PICT0322.JPG
 
            C’est dans la cuisine commune qu’un autre miracle se produit. En effet, on croit entendre du français québécois! Confirmation faite, nous sommes bien en présence de trois sherbrookois, deux gars et une fille, qui sont en Nouvelle-Zélande jusqu’au 24 juin. On discute brièvement avec eux en préparant le souper. Leur périple a commencé en même temps que le nôtre soit le 24 mai. Ils voyagent en camper, mais leur itinéraire semble beaucoup plus rapide que le nôtre puisqu’ils n’ont qu’un mois pour faire ce que nous faisons en deux fois plus de temps. Ils nous informent qu’ils viennent tout juste d’arriver à Franz Josef et qu’ils iront voir le glacier demain. Puisque nous quittons demain à la première heure, on leur souhaite donc une bonne fin de voyage, comprenant que nos chemins ne se recroiseront sûrement pas.
 
            On part toutes les deux explorer le centre-ville de Franz Josef. Notre choix s’arrête sur le Blue Ice Café, petit bar qui, semble-t-il, rassemble de nombreux backpackers tous les soirs. Nous rejoignons donc une trentaine de personnes, dégustant bières et pizzas et partageant UNE seule table de billard, dans une pièce du genre vieux bar country mais dont le style est raffiné par un plafond en simili-glacier. Quand même… l’effort y était! Sirotant une petite bière, on se dit qu’il est probable que l’achalandage du Blue Ice Café pour ce soir est à son maximum. On ne croit pas que plusieurs autres viendront s’ajouter aux 4-5 groupes de personnes qui semblent être parties pour passer une soirée très tranquille.
 
            Once again : «Fuck this place, we’re out of here!». On est maintenant donc à la recherche de la place de party pour ce soir à Franz Josef. Pour un vendredi soir, on peut quand même faire nos difficiles et s’attendre à un peu plus d’action! On fait lentement le tour des quatre rues du centre-ville. Bien que l’idée de retourner jouer aux cartes au camping était tentante, nous décidons de justesse de donner une autre chance au nightlife et allons dans un resto-bar qui nous semble assez peuplé et invitant. On déguste une autre bière là, rions de la barmaid, volons du sel et du sucre, et quittons satisfaites mais pas impressionnées par la vie nocturne qui entoure les glaciers. Mais où étaient donc nos backpackers!!?? :P De toute façon, peut-être est-ce mieux ainsi. Le check-out du camping est à 10 :00 demain matin et une bonne heure et demie de route nous attend. Sur ce, vers minuit, on se couche.
 
 
16 juin 2007
 
            Bon matin! Il est maintenant 10 :15 et nous nous préparons à quitter le Franz Josef Glacier pour dormir ce soir à Haast. Après rouler 150 km qui nous prend 2.5 heures à franchir, «Welcome to Haast». Le trajet a passé vite, avec toutes ces courbes qui nous gardent éveillées et le «salut!» officiel que nous nous devons de faire à tous les campervans que l’on croise! (lorsque c’est un autre Ezy, la salutation est d’autant plus essentielle et dynamique! Parfois ont-ils même droit à un agréable son de klaxon J ). Bref, à Haast, on déniche un petit camping aux frontières de la ville. En nous y enregistrant, nous rencontrons notre sixième Québécoise en Nouvelle-Zélande! En effet, la dame au comptoir est originaire du Québec, malgré ce qu’on pourrait croire à l’entendre parler. Son français en a pris un coup! :S Elle nous donne malgré tout un bon aperçu de ce qu’il y a à faire dans le coin… c’est-à-dire, pas tant de chose que ça. La dame nous parle par contre de Haast Beach. PICT0333.JPG Ce dernier mot n’est que trop attirant! Beach. Traduction : plage!! Plage = Soleil+chaleur!:P Nos cerveaux font des liens ici! Ce sera donc «THE BEACH!» qui sera notre destination pour l’après-midi. La journée est un peu venteuse, mais la Québécoise du camping nous a dit qu’il ventait habituellement peu sur cette plage... et elle disait vrai! Avec le soleil, le sable et les vagues, on se serait presque cru en été!! Bon, on exagère peut-être, en fin de printemps disons, mais on était tout de même bien! Et que dire du paysage qui s’offre à nous! PICT0337.JPG Encore une fois, on n’en revient pas comme c’est joli. D’un côté une plage qui donne sur l’infinie mer Tasman, et de l’autre de grandes forêts desquelles immergent des dizaines de montagnes au sommet enneigé. On en a profité pour prendre quelques photos avant de regagner notre camping. On a décidé que ce soir, on se laisse aller et on va souper au resto pour manger des Fish & Chip, un plat qui semble être une des spécialités de la place. Alors, on essaie de tuer le temps qui nous sépare de notre alléchant souper en continuant notre interminable tournoi de trou-de-cul à deux (avec une version secrète et améliorée tout de même!!). Vers 18h30, on met fin au supplice et on part à la recherche d’un restaurant qui reste ouvert assez tard (mine de rien, ce n’est pas toujours évident dans une aussi petite ville!). Premier arrêt dans notre quête d’un repas : le Fantail Café! On croise un autre Ezy, version améliorée «big Mama», qui sort du stationnement. Ses occupants, que trop motivés, nous saluent énergiquement (comme le veut la tradition, bien sûr!) La place semble sympathique, mais vide. Le menu, ne présentant aucun Fish&Chips sur l’heure du souper, les deux pauvres fillettes entrain de mourir de faim font demi-tour. Deuxième essai : selon le guide de la ville de Haast, le Mcguire’s semble offrir un menu varié et de qualité… peut-être est-ce vrai, mais on ne dirait pas qu’ils ouvrent leurs portes le samedi soir… rien de rassurant! Un peu déçues, on s’aventure ensuite un peu plus loin dans la ville jusqu’à un restaurant où il semble y avoir assez de clients. On aperçoit même, reposant dans le stationnement, le Ezy qu’on vient de croiser quelques minutes plus tôt… On se stationne juste à côté, il y a quand même un sentiment d’appartenance qui se crée quand on vit dans un campervan depuis plus de trois semaines!
Le restaurant est joli et assez grand, il y a même un foyer central et une grande télévision et pour une des premières fois en NZ, on n’est pas à peu près les seules clientes d’un resto! On se dirige donc vers le bar, car on comprend après quelques minutes d’observation que c’est un de ces endroits où l’on commande nous-même notre repas au comptoir, ils nous donnent alors un panneau avec un numéro à mettre sur notre table, pour qu’ensuite la serveuse cherche un peu partout sur les tables le numéro correspondant au plat qui est prêt. Drôle de système, mais ils doivent y trouver leur compte, car ça fait quelques fois qu’on voit ça. N’oublions pas non plus qu’ici, le tip est déjà inclus dans le prix du repas (ainsi que la taxe! Tellement pratique!), alors le service n’est pas exactement la préoccupation numéro 1 du personnel! Par contre, on n’attend jamais très longtemps avant de recevoir notre repas… un mal pour un bien! C’est donc au comptoir qu’on se présente après n’avoir que brièvement regarder le menu (juste assez longuement pour apercevoir qu’on y servait du Fish&Chips :P). Vous ne croirez pas qui se trouvaient au même endroit, au même moment, entrain de commander eux aussi leur repas! Les Québécois-amis-l’espace-d’une-préparation-de-souper de la veille! WoW! Nous sommes autant les uns que les autres surpris de la coïncidence! Vive le destin, non!? J C’est ce même destin qui a également voulu qu’on se retrouve ce soir, soir où s’oppose le Canada et la Nouvelle-Zélande au Rugby, dans un resto avec écran géant et avec des Québécois par dessus le marché!
 
On partage donc le repas avec eux. On apprend qu’ils se sont tous les trois rencontrés à l’université alors qu’ils étudiaient en physiothérapie, et qu’ils travaillent tous maintenant dans la ville de Sherbrooke. Le couple, Annie et Jean-François, est parti du Québec un peu après Noël et a passé 4 jours aux îles Fidji (même genre de voyage qu’on fait au mois d’août!! Ça semble magnifique… on a hâte!!) puis ils ont passé 5 mois en Australie où ils ont eu la chance de voyager et de travailler pendant 3 mois comme physiothérapeutes. Leur autre ami, Gabriel, est venu les rejoindre pour leurs deux dernières semaines en Australie pour ensuite visiter la Nouvelle-Zélande avec eux dans leur campervan Ezy Big Mama! Encore une fois, drôle de hasard!! C’est donc autour de nos giga, plus que délicieux et tant désirés Fish&Chips qu’on attend avec anxiété le début de notre première partie de Rugby. Go Canada Go! Vers 7h30, le repas principal terminé, la première demie commence, la conversation va bon train et les juggs s’enchaînent (raisonnablement!) En discutant avec eux, qui en sont aux derniers jours de leur voyage, on a encore plus d’idées d’activité à faire et d’endroits à découvrir! Par chance, il nous reste encore un mois et demi en NZ! La soirée est très agréable, malgré le massacre du Canada par la très talentueuse équipe de la Nouvelle-Zélande, les All Blacks (64-13… c’est déjà mieux que ce que la France avait fait quelques jours plus tôt!).
 
On quitte ensuite l’endroit vers 11h00, puisque le resto ferme malheureusement ses portes (quand même, pour la ville de Haast, c’est pas si mal!!). Les Québécois, qui n’avaient pas prévu où ils allaient dormir, nous suivent à notre camping où nous allons prendre une autre bière et quelques petits biscuits salés (genre biscuits ritz) au poulet, une saveur assez populaire ici (surtout pour les chips!). On fait chacun la visite guidée de notre Ezy… Le leur est assez gagnant sur tous les points! Beaucoup plus spacieux et plus d’aires de rangement… faut dire qu’ils sont trois, mais on les envie tout de même! Nos discussions se poursuivent encore une bonne heure. On prend ensuite le temps de regarder les étoiles qui sont toujours aussi impressionnantes avant de regagner notre campervan pour la nuit. Finalement, comme on était loin de s’y attendre, la soirée à Haast s’est avérée des plus agréables et se hisse même facilement dans notre Top 3 actuel des «Soirées-très-chills-dont-on-se-souviendra-longtemps».
 
17 juin 2007
 
            Le check-out, étant comme toujours à 10 :00, on se lève tôt pour prendre notre douche, déjeuner et se préparer à rouler encore aujourd’hui vers une ville autre ville à découvrir. Gab, Annie et Jay quitte une trentaine de minutes avant nous. Ils se dirigent directement vers Queenstown, quand de notre côté, nous arrêterons une centaine de kilomètres plus tôt, à Wanaka. Alors «adieu»… ou plutôt «aurevoir!»… Quand on est assez chanceux pour se rencontrer à l’autre bout de la planète, ce n’est pas être trop naïves que de croire qu’on se reverra bien un jour aux alentours de Sherbrooke! Bref, la route vers Wanaka est encore une fois grandiose. Rouler, c’est faire défiler un film devant nos yeux avares de cette beauté. PICT0342.JPG On arrive donc dans cette très jolie ville vers 13 :00. On va alors s’enregister au camping pour les deux prochaines nuits. On retourne en ville pour aller prendre un café au Cheeky Monkey Café, un endroit où il vaut la peine d’arrêter! L’ambiance y est très agréable et le café, toujours aussi bon. Ensuite, on arrête dans un kiosque Internet un peu plus loin. On y reste quelque temps, où on prend également le temps de faire la connaissance du préposé qui y travaille : un Argentin qui est en NZ seul depuis environ 1 an et demi. Il nous apprend qu’il est resté environ 5 mois à Queenstown avant de venir s’installer à Wanaka, qu’il préfère de loin. Il nous confirme que si on veut plus d’action, Queenstown sera sûrement un excellent endroit où passer environ une semaine. Par contre, le calme et l’ambiance chaleureuse de Wanaka devrait également nous plaire. On regagne par la suite notre camping, où nous y passerons la soirée. Comme on a eu droit à un souper de roi la veille, on se concocte ce soir un riz au poulet home made (sans poulet finalement… petite erreur de lecture sur la canne de conserve qu’on a achetée lors de notre toute première épicerie de l’île du Sud à Picton!). On vous épargne les détails, mais on s’entend toutes les deux pour dire qu’il s’agit sans doute du pire souper du voyage… Pour des filles en camping, on s’en est tout de même bien tirées à date avec seulement deux soupers particulièrement mauvais qui resteront dans nos souvenirs!!... où peut-être devrions-nous dire… que nous tenterons d’oublier! Les soirées sont de plus en plus fraîches ici. En fait, c’est de moins en moins rare de voir un peu de givre dans les endroits ombragés. La chaufferette fonctionne donc à plein régime toute la nuit! 
 
18 juin 2007
 
            On s’est étonnement levé tard ce matin! La douche matinale a amplement suffi pour nous réveiller! Quelle mauvaise idée de ne pas chauffer les installations publiques! Bbrrrrr! Si on pouvait prendre notre douche toutes habillées, croyez-le, on le ferait!
 
            C’est vers 13 :00 qu’on arrive au Puzzling World! L’attraction dite «world famous» qui présente des casse-têtes, illusions d’optique, labyrinthe, etc. C’était… déstabilisant et vraiment très amusant! If it’s not world famous yet, it should! On était comme des enfants au milieu de ces étonnants effets visuels qui nous faisaient même perdre l’équilibre par moment. Après la «Illusion Room», on arrête au café de musée où on peut s’amuser à résoudre des nombreux casse-têtes, certains faciles, d’autres qui nécessite l’intervention d’un préposé pour nous aider :P. PICT0348.JPG Bref, des heures de plaisir! Finalement, on affronte les 7 ˚C extérieur pour aller se mesurer au labyrinthe géant! L’objectif : atteindre une par une les quatre tours situées à chaque coin du labyrinthe pour ensuite retrouver la porte de sortie. Le labyrinthe est formé de 1.5 km de chemin qui s’entrecroisent. La moyenne des gens en parcouront 3 à 5 km. Honnêtement, nous avons dû en marcher 7! PICT0355.JPG Trouver les quatre tours, pas de problème. Mais c’est quand il fallut retrouver la sortie à travers ces cul-de-sacs, ces escaliers et ces ponts que ça se corse! Et il fait froid en plus!!! Avec notre petite veste, avouons que sauter par-dessus une clôture et tricher comme on a pu voir certains autres le faire était très tentant. Mais, pour qui aurions nous passé?! Pour des tricheuses? PICT0344.JPG Où encore pire, pour des lâches?! JAMAIS! On met donc nos mains à l’abri dans nos poches, relevons un peu nos collets pour tenter de couvrir nos oreilles gelées et fonçons à la recherche de l’unique, la désirée, celle qui nous fait rêver : la SORTIE.
 
            Finalement, on n’a pas eu besoin de passer la nuit dans le labyrinthe. On a trouvé la sortie comme des grandes. Avant de quitter le Puzzling World, on est allé faire un tour aux toilettes, qui, à ce que tous les dépliants et même les guides là-bas nous ont dit, sont très remarquables… En effet !! Premièrement, on a droit à une peinture géante sur le plancher et le mur du fond représentant les toilettes de la Grèce antique. PICT0352.JPG Très comique, photo à l’appui! Puis, les décorations dans la toilette des filles (désolées pour la gente masculine, on n’a pas osé aller explorer votre côté!) étaient elles aussi assez spéciales, chaque cuvette étant décorée de façon particulière. Bref, le détour en a encore une fois valu le coup. Nous retournons souper au camping, puis nous dirigeons pour notre activité de la soirée : le cinéma Paradiso, qui est lui aussi réputé et conseillé dans les guides de touristes. On décide d’aller voir Pan’s Labyrinth (tien, on n’a pas eu assez de labyrinthe aujourd’hui il faut croire!). L’endroit est petit mais très chaleureux. On y sert même de gastronomiques repas avant et après les films. PICT0354.JPG Détail qui nous surprend par contre, il ne semble y avoir qu’un seul écran de cinéma! On attend donc que le film précédent finisse avant de gagner la salle… mais quelle salle! Plutôt que des bancs traditionnels, c’est dans des sofas de tout genre que l’on écoute notre film. Pour les chialeux, il y a même une grosse pile de coussins supplémentaires à l’avant où l’on peut aller se servir ! Confort assuré! Ce film espagnol qui a gagné plusieurs prix dont un au prestigieux Festival de Cannes, nous a vraiment emporté. Nous y avons adoré la fantaisie, apprécié le réalisme et avons été littéralement transporté dans la charmante histoire qui témoigne du pouvoir de l’imaginaire. En résumé, over all, une expérience cinématographique très agréable J. Nous quittons Wanaka pour faire demain nos premiers pas dans l’active ville de Queenstown. Il est maintenant très tard et le check-out étan encore (malheureusement) à 10 :00 demain matin, nous allons dormir! Alors bonne nuit! Faites de beaux rêves.
 

  


 
Par CathS
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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 03:02
Séchez vos pleurs et retenez vos lamentations jeunes curieux! Et oui! Aujourd’hui, en cette heure, en cette minute et en cette seconde, après avoir cliqué sur le signet du caths.over-blog.com enregistré sans doute dans vos favoris sur votre ordinateur, vous découvrez un nouvel article écrit par vos Québécoises-en-Nouvelle-Zélande préférées! Non que rien ne nous soit arrivé, ni même que trop d’aventures nous empêchent de penser à vous, mais peut-être simplement un accès Internet limité et le goût de se laisser désirer un peu ont quelque peu retarder la publication de cet article. ;) Alors voilà! Gâtez-vous! Enjoy!

4 juin 2007
                                                         Pict0216.jpg
Après notre soirée de festivité intense d’hier, quoi de mieux qu’une activité culturelle pour assoupir notre soif de connaissances! Nous nous dirigeons donc vers le Te Papa Museum, le musée national de la NZ, qui nous ouvre gratuitement ses portes. Objets sacrés, histoire complète de l’immigration, culture des Maoris, spéléologie, section volcans-plaques tectoniques de la Terre (où nous avons la chance de rencontrer 7 jeunes hommes espagnols de 17 ans qui nous ont pris pour une attraction du musée !!! Ça nous prend quelques instants pour comprendre ce qu’ils veulent… «take a picture contigo contigo!!». Si jamais vous voyez un jour une photo de nous sur un blog d’un espagnol ou encore pire, une photo indécente de deux jeunes canadiennes qui nous ressemblent étrangement, soyez assurés que la photo originale a été prise avec notre quasi-total consentement, et était donc très décente !! ;) Bref, le Te Papa museum est divertissant et rempli d’informations intéressantes qui nous a fait passer un agréable après-midi.
                                                         Imgp1063.jpg
Retour ensuite au Backpacker, où entre deux bouchées de crème glacée italienne (on a dû en goûter 10 chacune avant de faire notre choix!), on réalise que notre clé USB, qui nous permet de vous transmettre nos merveilleuses photos, a été abandonnée au kiosque Internet que nous avions utilisé quelques heures plus tôt. Un autre défi nous attend donc : déclarer la disparition de notre disque amovible aux autorités de l’hôtel… Nous nous adressons donc timidement à la jeune fille à la réception, sans trop savoir quels mots utiliser en anglais…. Il ne nous fallut pas plus qu’une ou deux phrases malhabilement prononcées pour que la préposée nous interrompt : «Where are ou from, by the way ??» On se regarde… dammit!! On est démasquées !! «Hummmm…. We’re from… Canada» et à elle de rétorquer «AAAAH!!! DU QUÉBEC !!!» Petit malaise suivi rapidement d’un soulagement d’enfin pouvoir se faire comprendre. Trente secondes plus tard, la clé USB nous était remise en main propre et cinq minutes plus tard, on était en train de bouquer notre transport en traversier au meilleur tarif en ville.            
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Souper pour petits budgets home made dans le campervan puis soirée relaxe à écouter quelques épisodes des twenty-four (We love Tony!!!!) tout en essayant de pas trop gâcher l’intimité du couple Britannique qui partage notre chambre. On se couche tôt car la garderie de notre petit EZY est payante demain à partir de 8 : 00 AM. Bonne nuit.
5 juin 2007
Levé vers 8 : 00 après quelques «snooze». 8 :25, on règle nos comptes au parcomètre. (pour ceux qui n’avaient pas compris, EZY c’est notre campervan, et non le nom de notre enfant adoptif) Retour au backpacker après cette marche revigorante matinale pour profiter du déjeuner ALL YOU CAN EAT à $7 J . (ce n’était pas fou, mais ça remplie un trou disons). Départ pour le Capital Gateway Motor Lodge («closest campervan park to city and ferry!»). À vrai dire, c’était un parking modeste, avec un accès au brand new facilies block contenant toilettes, douches, cuisine. Après les perpétuelles aventures des derniers jours, c’est au Capital Gateway Motor Lodge que nous passons la journée la plus reposante… (pour ne pas dire «vedge») de notre voyage. Au menu : lecture, cartes, lecture, sieste, lecture, bouffe. Magnifique journée :P Après tout demain est un grand jour! Ce seront nos premiers pas sur l’île du Sud! À $200 pour nous trois (Cath, Cath et EZY), nous devons être au maximum de notre forme!  :P
6 juin 2007
Grand jour de traversée! Final check-in étant à 7 : 25, nous nous présentons aux gates du traversier à 7 : 40. Ils disaient 5 minutes du ferry sur l’annonce, ça nous en a pris 20 :P. À peine notre Chocolate Danish terminée (en l’honneur de nos amis du Danemark, bien-sûr), un jeune homme se poste à nos côtés et prononce LE mot, simple mot de deux syllabes, si doux à entendre, surtout à l’autre bout de cette grande planète : «Québec ??». Godd! Deux Québécois en trois jours! On croit rêver! Le gars vient de Laval et restera à Nelson un mois pour explorer les nombreux parcs nationaux du coin. Il est seul et semble avoir 16 ans. Sympathique, mais notre conversation ne dure que 15 minutes. Le trajet de 2h30 est agréable, quoique parfois inconfortable (avis aux cœurs sensibles!) et passe assez vite grâce à notre jeu de carte, malgré la présence d’un groupe d’étudiants ados qui nous rendait parfois irritables avec leurs chants et leurs cris (c’est là qu’on se sent vieilles).     
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11 : 30 le traversier accoste à Picton. WoW! C’est tellement beau! Un avant-goût sans doute de ce qui nous attend sur l’île du Sud!
Pict0241.jpg   Pict0246.jpg

Après avoir profité du soleil et du paysage, et, avec toutes les misères que peut nous procurer une si petite ville, dénicher une wanna-be-épicerie, on a une excellente idée : aller visiter le Seahorse World Aquarium.          
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Résumé de la visite : 25 minutes dans une pièce, ressemblant à s’y méprendre à un sous-sol, qui nous présente une dizaine de seahorses, des requins si petits qu’il nous serait possible de tenir dans un aquarium de salon, et surtout, leur fameuse GEANT SQUID… morte lol. Quelle attraction! On en a appris beaucoup. Un peu sur les poissons et la vie marine, mais beaucoup sur les attrapes touristes (ne pas se fier aux luxueux dépliants!).
On séjourne ensuite au Alexanders Holiday Park.
7 juin 2007
Belle journée passée en compagnie des chats du camping et à découvrir qu’on ne sait pas comment faire cuire du riz au chaudron. Haha.
Nous constatons une certaine crainte de la noirceur qui commence ici à 18 : 00. Les allées retours vers la toilette et la cuisine se faisant le plus rare possible passé cette heure, notre peur ne nous empêche toutefois pas d’être hypnotisées par la beauté de l’univers étoilé et des constellations qui se donne en spectacle dans le ciel néo-zélandais. Nous en oublions même la basse température extérieure, couchées sur une étroite, mais confortable table de pique-nique.
8 juin 2007
Vers midi, on se prépare à rouler une centaine de kilomètres pour arriver en début d’après-midi à Nelson. La route, à travers des paysages grandioses qui sont de vrais aimants à photographies, se prête facilement à l’idée d’un trajet facile et relaxant. Il ne suffit que de parcourir une dizaine de kilomètres pour que les courbes, virages, pentes et bosses fassent rapidement lever le cœur de notre passagère. :P Enfin, les souliers dans les pieds et la porte débarrée, prête à toutes urgences, il n’en aurait pas fallu beaucoup plus pour que l’estomac s’emballe.
                                                                    Imgp1106.jpg
Nous arrivons à Nelson après un trajet silencieux (pour le bien de tous les occupants du campervan). En fin d’après-midi, on visite cette pas si charmante ville du nord de l’île (toujours entourée d’un Ô combien joli paysage, mais ressemblant un peu trop à une ancienne ville minière.) On trouve finalement un camping reculé dans les bois (à 5 minutes du Town Center :P) et on campe là ce soir.
 
 
9 juin 2007
Grosse journée aujourd’hui! Comme tous les samedis jusqu’à 13 : 00, le centre-ville de Nelson se transforme en grand marché où l’on peut retrouver de tout! Des poissons aux décorations à base de canisses de bière, en passant par une grande variété de fruits et légumes, on y passe une petite demi-heure. En peu de temps, on remplie de bons produits locaux notre garde-manger. Enfin des légumes! Vers 14 : 00, on commence une marche que nous proposait un des guides d’informations. En fait, c’est une des seules randonnées que nous permet l’équipement plutôt urbain que nous possédons. On suit la rivière Matai pendant environ deux heures (allée retour quand même!).
                                                            Pict0295.jpg
Ensuite, c’est l’heure de l’activité toujours aussi passionnante mais Ô combien utile et attendue : faire notre laundry. On était quand même surprises que, dans un coin aussi reculé de la Nouvelle-Zélande, ce petit laundrymate mette à la disposition de ses clients de beaux gros paniers à linges! Faisons comme chez nous! On n'en remplie pas juste un mais bien deux! :P… Petit malaise lorsqu’un couple, qui vient de rentrer dans la buanderie, nous regarde d’un drôle d’air voulant dire «Mais qu’est-ce que vous faites avec nos paniers?!?» «oups, sorry….» encore une autre petite gaffe de touristes.
C’est avec du linge finalement propre et presque sec (ok, oui, on est cheap et il fallait payer au 15 minutes le séchage lol) qu’on se prépare, dans notre campervan, pour un autre soir de tournée des bars. On en a spotté deux en ville : le SHARK club (for cool pool : gratuit de 17 : 00 à 19 : 00) et le PHAT club (où la musique live et la danse sont au rendez-vous selon nos infos. Avec un nom comme celui-la, on ne peut pas se tromper hein!)
On arrive donc au Shark à 19 : 30. On réalise qu’il n’y a pas trop d’action au centre-ville de Nelson un samedi soir. (leur samedi soir est plus tranquille qu’un dimanche très matinal de McMasterville;)) Bref, on ne se laisse pas décourager par les apparences! Après quelques games de pool en sirotant une Export Gold, une gang de huit Nelsonnois de 24 à 48 ans (qu’on avait tellllllement vu venir) nous aborde de la façon traditionnelle néo-zélandaise : «Dyou wannâ playi daouble???» … Et nous voilà donc entrain de jouer, CathD avec un individu plus tard connu sous le nom de Brant qui abordait fièrement la pire coupe simili-mohak en ville (au pays même!) et CathL avec un quasi-nain de 4pi3’que la vie a privé de toute once de charisme et par la même occasion, de son incisive latérale droite. Bref, au moins, ils nous ont offert un verre. On fini notre deuxième Gold et quitte nos nouveaux «amis» avec comme motif d’aller souper («âht niîne au’cklôok?» oui, malgré les apparences, c’était vrai :P) Soupons donc rapidement et petite séance de lecture avec EZY. On attend que la soirée se réchauffe. S’il n’y a personne dehors à 21 :00, c’est sans doute qu’ils attendent tous quelques heures pour faire le party!!! On se dirige vers 23 : 00 vers un club conseillé par Brant (qui nous a appris la triste nouvelle que le PHAT CLUB était un club-underground-heavy-metal-de-emos. Dammit! Nous voyez-vous dans un club-underground-heavy-metal-de-emos?? Dans tous les cas, on n’a pas essayé.) Dix pas après le PHAT Club, donc 25 pas en diagonal du Shark Club, on présente nos passeports (seule pièce d’identité acceptée pour les touristes) au doorman. (wowww cath!! C’est fou! Ya même pas de line up! :P). Le bar sent le bois de chalet et est peuplé d’une centaine de personnes étranges et pas très jolies (vous savez, les gènes et l’hérédité… il paraît que ça à quelque chose à voir avec ça…) Avec «joie», on aperçoit nos amis (ce sont plutôt eux qui nous aperçoivent). On ne leur laisse pas l’opportunité de vraiment discuter avant de partir avec une petite Tui (une autre de nos bières préférées) vers une table de billard libre. On joue quelques parties, rejetons un pré-pubert-imberbe, apercevons des pathétiques «hookies» néo-zélandaises, acceptons un autre «double» qui n’a finalement jamais eu lieu (nous croyons qu’ils se sont dégonflés en voyant notre immense talent) tout en écoutant nous jaser Brant (qui parle un peu trop à notre goût.. et qui trouve ce club un peu trop cool pour les Montréalaises que nous sommes). Malgré la chorégraphie endiablée que nous présente le pas très jeune ami de Brant, la piste de danse ne nous attire pas du tout. Notre table de pool nous étant volée par les hookies, c’est donc vers 12h30 qu’on se dit «Fuck this place. We’re out of here!». On dit à Brant qu’on retourne en face au Shark où les tables des pool libres sont beaucoup moins rares.
En moins d’une minute, on se retrouve bien confortablement au Shark, baguette de pool dans la main droite et bière dans la gauche J . On fait la connaissance de la gente néo-zélandaise qui n’est pas celle que nous présenterait le typique «Néo-Zélandais-et-fier-de-l’être». Tous bizarres. Un imbécile qui ne fait «qu’observer notre game et qui est «terrible» au pool», un dude qu’on appelle affectueusement le «Criss-de-fou qui cligne des yeux de façon abusive» (lui, ouff… vraiment traumatisant. Par chance, il y avait son ami Chris, à qui l’on devait supposément souhaiter bonne fête et à qui le fou voulait tant qu’on aille parler, malgré que le Chris en question niait tout cela, et de façon beaucoup plus crédible avouons-le.), et pour finir la gang de snowboarders pour lesquels le Canada est une ville à Whisler, et qui jouent au pool comme des débutants. Entre cinq jeunots et une face-de-cul à l’accent incompréhensible, on a quand même fait une rencontre intéressante. En fait, le grand frère de la face-de-cul précédente s’avère bien gentil, s’appelle Nigel et sait dire «jytimy» (finalement traduit par Je t’aime) en français. Vers 1h45, on quitte le bar, en même temps que la plupart de ses nombreux autres clients.
On rejoint EZY qui nous attend gentiment dans un parking. Notre plan est de se rendre à Richmond, à 20 minutes de là, pour y passer gratuitement la nuit. Nous ne savions pas que l’événement le plus stressant et malgré tout, traumatisant de notre aventure allait bientôt se présenter. On prend donc le volant et 10 minutes plus tard, à la sortie de la ville de Nelson un homme, vêtu d’une veste fluorescente, un bâton lumineux à la main, fait signe à EZY de ralentir, indication à laquelle il s’empresse bien sûr d’obéir. C’est un barrage. Oh oh. CathD ne ressent présentement aucun effet dû à l’alcool mais, si nous faisons un calcul rapide des consommations prises ce soir, et tenant en compte de la gravité des choses si jamais notre conductrice fait éclater la «baloune», il y a de quoi se sentir très très nerveuse quand, à l’autre bout de la planète, à 2h du matin, un policier vous dit «count ‘till five» et vous présente un épeurant gadget sous la bouche. «One two three four five». …. ….. …. ….. …. …. …. …. …. …. …. … …. …. …. …. …. …. …. …. ….. ….. ….. …. ….. …. …. …. …. …. … … … …. … 

Il regarde son écran et nous lance «ok. Have a good night.» … ULTRA-MÉGA-GIGA-IMMENSE-OOOOOUUUUUUFFFFFFFF!
10 juin 2007 
Après un lever beaucoup trop matinal dans la froideur du campervan (on a passé la nuit sans chaufferette) On roule environ une heure vers Murchison et passe la journée au Riverview Holiday Park. Ce soir, on mange nos bons filets de saumon achetés au marché de Nelson ; repas luxueux tant attendu (photo à l’appui) miam. On écoute un bon petit film de fin de soirée et s’endormons. (certaines pendant, d’autres à la fin…) ;)     
                                                      Imgp1093.jpg      
11 juin 2007
La distance qui nous sépare de la côte Ouest est de plus en plus petite! On roule jusqu’à la jolie ville de Westport où nous trouvons (enfin) une vraie épicerie et profitons de l’accès Internet d’un sympathique café du centre-ville. Au Westport Holiday Park, nous nous concoctons un délicieux souper (deux en deux!) et apprécions notre première côtelette d’agneau en Nouvelle-Zélande. On comprend maintenant pourquoi les moutons sont si nombreux ici!
12 juin 2007
On quitte Westport vers 12 :30PM. Il nous faudra un peu plus de deux heures de route pour atteindre Greymouth. Encore une fois, nous sommes épatées par la vue splendide qui se présente à la sortie de chaque tournant. C’est si beau qu’à la première occasion, nous arrêtons EZY sur le bord de la route et allons explorer de plus près les plages désertes formées par la mer Tasman. Les yeux comblés par ces magnifiques paysages et l’appareil photo bien rempli, on reprend la route.
   Imgp1111.jpg   Imgp1120.jpg
C’est à 15 : 00 qu’on s’enregistre au camping. À peine stationnées, un vieillard s’approche d’EZY. Nous croyons d’abord qu’il vient nous féliciter pour notre stationnement 90 degrés par l’arrière parfait, quand il se met à nous parler de toutes les aventures de voyage qu’il a pu faire au cours de sa vie. (le bonhomme doit avoir 90 ans alors, dieu sait qu’il en a à compter!) On ne comprend pas tout, bien entendu. On l’écoute, sans plus. Il réussi à nous faire un quasi-monologue de 15 minutes sans jamais se laisser interrompre, malgré nos nombreux fous rire que nous sommes incapables de retenir. À plusieurs reprises, on commente même notre interlocuteur en français, sans que ce dernier ne semble le remarquer. Bref, on se demande bien quand l’histoire de sa vie va se terminer! Et à nous d’essayer de retenir encore et encore les rires que nous inspirent l’accent habitant, les trop apparents poils de nez et les doigts manquants du vieil homme. Il nous quitte finalement aussi subitement qu’il était arrivé.
On va en ville souper vers 18 : 00, la principale attraction de la ville de Greymouth étant la Bonzai Pizzeria, toujours selon nos guides d’information.
  Imgp1121.jpg         Imgp1116.jpg
On écrit notre blog ce soir, qui a été, avouons-le, quelque peu délaissé au cours des derniers jours :S. Nous nous excusons à vous, nombreux fidèles et peut-être futurs visiteurs de la Nouvelle-Zélande! Aussi, bien que les gens rencontrés et décrits dans les articles précédents semblent souvent étranges et peu intéressants, ils occupent une place importante dans nos aventures et les rendent malgré tout toujours aussi dépaysantes et amusantes.
Pour conclure, un simple mot de remerciement à tous ceux, qui que vous soyez, qui nous écrivent des commentaires! Nous apprécions vous lire et avoir quelques signes de vie d’oversea! Continuez! Commencez! mais surtout, écrivez!
Par CathS
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